DYNAMOMÈTRE DE TRACTION A COMPTEUR
372. Au lieu de faire tracer au crayon du dynamomètre une courbe, dont il faut ensuite évaluer la surface, on peut employer un compteur qui totalise le travail produit.
Pour cela, on attache à la lame mobile une boite B, portant un galet G; dans l'état naturel du dynamomètre, c'est-àdire quand il n'y a aucune force appliquée , la boite est en un point B ; une traction produi- sant dans les lames un surcroît ^' d'écart CC% amène la. boite en B' et le galet en G'. Au-dessous du galet est disposé un plateau AA\ mobile autour d*un axe 00'; cet axe est situé audessous du centre du galet, dans la position 6 qui correspond à Tétat naturel du dynamomètre. On communique à Taxe 00\ et par suite au plateau AA\ un mouvement de rotation proportionnel au mouvement des roues.
Le galet engrène par adhérence avec le plateau, qui lui communique autour de son axe mm' un mouvement angulaire proportionnel à la distance G'O, ou à Pécart des lames» ou enfin à la force développée par le moteur.
Si Ton appelle a> la vitesse angulaire du plateau autour de 00' à un moment donné, y l'écart G'O acquis par le dynamomètre au même instant, r le rayon du galet, la vitesse angulaire Q du galet autour de son axe mm' sera donnée par l'équation
rQ = y».
Or (o est proportionnel à la vitesse angulaire des roues de
CJ
Fig. 355.
UANIVELLE DYMAMOMÉTRIQUE. 597
la toiture, et, X désignant un coefficient constanf, la vitesse co correspond à la vitesse angulaire Xa> de l'une des roues; soit R le rayon de cette roue : cette vitesse angulaire correspondra à une vitesse linéaire du véhicule égale à XRco.
D'ailleurs la force développée par le moteur peut être représentée par [ty ; donc le travail développé dans l'unité de temps est mesuré par le produit
/*y X iR» = aUR X y» s= /aRr X Û.
Le tiavail étant proportionnel à la rotation û du galet, il suffit de compter le nombre de tours, pour avoir le travail effectué dans un parcours donné. Un compteur placé dans la boite B et engrenant avec le galet G, donne le résultat au moyen d'une simple lecture.
UAT^IVELLB DYIVAHOMÉTItlQUE.
375. Cet appareil sert à évaluer le travail moteur communiqué à un arbre à Taide d'une manivelle.
On fixe à l'arbre tournant une pièce A, portant en B un petit cylindre, autour duquel la manivelle MN peut tourner sans rencontrer de résistance. Le cercle H représente le bouton de cette manivelle. Pour transmettre à l'arbre l'effort appliqué au bouton, on se sert d'une lame flexible CD, qui s'engage dans le système AB, lequel fait corps avec l'arbre, et qui, par l'autre bout, vient passer entre deux couteaux E et F, fixés au dedans de la manivelle évidée. L'application d'une force motrice au point H fait fléchir la lame CD, et l'arbre est entraîné seulement quand cette flexion a atteint une certaine valeur. La force réellement appliquée à Tarbre est proportionnelle à la flèche prise par un point déterminé de la lame élastique. On attache un crayon en ce