‹ Traité de mécanique (volume 4)Chapitre 137 sur 364 · DYNAMOMÈTRE · texte numérisé non relu

DYNAMOMÈTRE

fléchissent toutes deux de quantités égales, et prennent la forme A^mB^, A\nfi\ (fig. J34) ; la distance mn est devenue, par suite de la flexion, égalé à mn^; et comme les brides AA', BB' sont très-courtes et Irès-peu déformables, l'accroissement

mij de la distance des milieux est la somme des flèches prises par les deux ressorts, ou le double de la flèche

^'^ ^^' AA^ ,. prise par Pun

d'eux. La longueur nn^ est donc proportionnelle à la force appliquée au point D, et il suffit d'évaluer cette longueur sur une échelle, E, convenablement graduée, et ayant son zéro en face du point n, pour avoir* la mesure demandée.

On attachera successivement au point D des poids de i, 2, 3, ... ?i kilogrammes, et l'on notera sur l'échelle les positions correspondanles prises par le point mobile n^ dans chaque expérience. La graduation sera ainsi faite empiriquement. Supposons qu'on l'ait opérée à Paris, et au niveau dé la mer. Chaque division de l'échelle correspondra à une force d'un kilogramme (valeur de Paris) ; transporté ailleurs, le dynamomètre donnera des évaluations de force dans cette même unité. Ainsi, le poids coté 1 kilogramme courbera un peu plus le dynamomètre à Pétersbourg qu'à Paris, et marquera à l'échelle une déviai ion nn^ plus considérable, parce que Pétersbourg est plus voisin du pôle que Paris; le même poids, porté sur une haute montagne, produira une déviation moindre, parce que la pesanteur décroît à mesure qu'on s'éloigne de la terre ; et l'échelle fera connaître exactement les forces appliquées à ce même poids dans ses diverses positions, en les évaluant toutes .en kilogramme, valeur du lieu où s'est opérée la graduation. Le dynamomètre permet donc d'étudier les variations de la pesanteur.

La forme parabolique donnée aux lames du dynamomètre, et l'assemblage des deux lames, ont pour objet d'augmenter la sensibilité de l'appareil, el d'accroître la longueur dont on

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