DE H. M0RIN
Par les trois points G, D, H faisons passer une parabole GDH, ayant pour axe la droite DU. Répétons ensuite de A en E l'arc de parabole GD, en le traçant symétriquement par rapport au point G. De même répétons de H en C l'arc de parabole DU, en le traçant symétriquement par rapport au point H.
Nous obtenons ainsi une ligne continue AGDIIC, tangente à l'horizontale aux points A, D et C ; nous prendrons cette ligne pour courbe des espaces décrits par la tige de l'excentrique, quand l'excentrique lui-même fait une révolution entière autour de son centre de rotation 0.
Si nous prenons sur la première moitié de la courbe deux points n et n' symétriques par rapport au point G, nous aurons à la fois mn = m'n', km = Dm' = Br, np = n'p', et enfin mn -+- m1 = BD. Et comme Tare DH est symétrique de Tare DG par rapport à la droite DB, nous aurons aussi pour le point n\y symétrique de n' par rapport à cette droite, mn «+- t/in\ = DB, avec Brt = Aro, ou bien mri = AB = x x 0a.
La courbe des espaces va nous servir à tracer le contour de Fexccntrique.
A chaque point m de la droite AC correspond un point y. de la circonférence as??. Il suffit pour l'obtenir de prendre arc ajx= Am. Les deux points m et r19 qui sont distants d'une quantité égale à AB ou à x x Oa, correspondent sur la circonférence à deux points pu et pt diamétralement opposés.
Sur le prolongement de chaque rayon 0^, portons, à partir de la circonférence, une quantité ^v égale à l'ordonnée mn. Nous avons ainsi eY = EG, pv' = r/*', g3 = BD, plvl'=zrin\, ç»=FH, et nous obtiendrons la courbe cherchée en joignant les points a, v, y» S» y]> par une ligne continue.
La distance w't de deux points diamétralement opposés sur l'excentrique est égale au diamètre du cercle primitif, augmenté de |juv H-p^'t ou de L. Cette distance est donc constante, de sorte qu'on pourra embrasser l'excentrique par deux galets posés d'une manière fixe sur la tige, et qui, dans la rotation de l'appareil, resteront toujours tangents à son contour.
Il est facile de voir que la ligne AGDIIC est la courbe des
SXGBSTBIQDI
espacée de la tige conduite par l'excentrique ; comme db ne présente aucun point anguleux, les variations de la viteiae de la tige seront continues; aux points A,B,C, où le mouteant de la tige change de sens, la vitesse dévient nulle par degrés insensibles. La courbe en cœur au contraire maintient 66* stsnte la vitesse de la tige dans toute l'étendue de cbaq» course, et tend à la faire changer brusquement de sens à chaque extrémité, ce qui développe un surcroît de résistance, et ce qui nuit à la conservation des pièces. Tout aie de courbe passant par les trois points A, 6, D, ayant femr centre le point G, et tangente l'horisontale à A et en D, pourrait servir à construire un excentrique possédant les propriétés *•
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BXGEHTB1Q8K UIAHGULâJBI.
261 . L'excentrique triangulaire (fig. 273) a pour objet de transformer un mouvement de rotation continu en un mouvement rectiligne alternatif interrompu par des repos.
Cet appareil est représenté en OAB. Les trois distances OA, OB, AB sont égales, de sorte que le triangle OAB est un triangle équilatéral.Des points 0, A, B, comme centres, on décrit, avec le côté du triangle pour rayon, les arcs de cercle AIB, BKO, OLA. L'excentrique est le solide prismatique droit qui a pour base le contour curviligne OLAIBKO. 11 est mobile autour du point 0, et il est entouré d'un cadre CDEF, assujetti par ses guides, aux points G et H, à se mouvoir dans la direction GB ou dans la direction HG.
1 Comme exemples, on peut prendre une sinusoïde AGDHC, ou encore un arc de la courbe y =A* (a«— x«), rapportée à des axes menés par le point G, cet arc étant répété symétriquement en DUC. La portion utile de la courbe est
prise entre les abscisses — £=et+~ (S 56).
Fiff. «Tî.