TRANSMISSION
de la tangente AA/ ; la longueur de la courroie restant invariable, le point B' se transportera le long de B' B d'une quantité B'B't égale à AAt; la vitesse angulaire de l'arbre OA
AA
est mesurée par le rapport y^» et celle de l'arbre O'A' par
# B^ AAt le rapport ^ ou g^.
O'A' Le rapport des vitesses angulaires est donc égal à 777- ou
à —, ; si le premier arbre reçoit une vitesse angulaire ca, le se-
cond prendra une vitesse angulaire <■>'. Dans cetle transmission, les vitesses linéaires sont égales à la surface des deux tambours.
Si les vitesses angulaires <* et </ étaient en sens contraire Tune de l'autre, la courroie pourrait encore servir à lier les deux axes, mais il faudrait la mener suivant les tangentes intérieures aux deux cercles. Dans ce cas, on a soin de retourner la courroie dans le passage du point A au point A' et du point B' au point B ; de cette manière, la courroie peut èlrc mise en conlact avec les deux tambours par sa face rugueuse, et non par sa face lisse ; et de plus, au point D d'intersection des deux tangentes, les deux brins
A A', BB' sont à moitié retournés, et passent de champ l'un à côté de l'autre, sans se gêner mutuellement, comme cela aurait lieu sien cet endroit ils avaient conservé la position à plat qu'ils ont sur les cylindres.
Pour assurer la stabilité de la courroie sur les tambours, et l'empêcher de se jeter de -côté, on a soin de donner à la surface des tambours un léger bombement (fig. 281); la courroie s'applique sur la partie du cylindre qui a le plus grand diamètre ; elle a, en général, une ton-
Fig. iSl.
dance à gagner les diamètres les plus grands, et par suite, elle reste dans le plan moyen du tambour, de chaque côté duquel les rayons vont en décroissant.
265. Lorsque la tension de la courroie devient trop faible pour développer sur les tambours l'adhérence nécessaire à la transmission, on peut accroître celte tension en faisant peser sur la courroie, en un point quelconque m de la portion libre AB, un rouleau N, mobile autour de son axe, et attaché à un 'levier coudé, qui peut tourner autour du point fixe I, et qui porte à son extrémité un contre-poids Q.
La poignée M sert à déplacer le système autour de son axe.
L'addition du contrepoids ne change rien au rapport des vitesses angulaires des deux arbres tournants ; mais elle accroît l'adhérence, et cela de deux manières : l°en augmentant la tension T de la courroie, par suite de la pression exercée par le rouleau N; 2° en augmentant légèrement les longueurs des arcs embrassés.
Lorsque la courroie est très longue, son poids seul suffit à développer l'adhérence nécessaire, sans même qu'elle soit tendue en ligne droite. On a utilisé cette propriété pour transmettre à grande distance le mouvement de rotation d'un axe à un autre ; la distance des deux arbres 0 et 0' peut être portée à une centaine de mètres et au delà.
Ce genre de transmission 5 grande distance a été appliqué par M. llirn à l'usine du Logelbach. 11 est maintenant fort employé dans l'industrie. Le fil métallique qu'on substitue alors aux courroies plates dessine deux courbes AA', BB', entre les
fl*. 282.
Fig.283.
tie thassmissios
deux poulies. Les tambours à surface légèrement bombée sont remplacés dans ce cas par des gorges de poulie où le fil trouve à s'engager.
206. La transmission par courroie est l'une des plus employées dans les usines pour communiquer aux divers oulîb des ateliers le mouvement emprunté à un arbre tournant fjui recoitraclionduiiioteur.il
r HII1' ''"" i|" "" pu'ssg •• v°i°"^
,^^ — interrompre le mouvement A HBMl^MMi^HHBHfl ' de l'outil, et le Taire nailre de nouveau, pour cela {lig. 284) ™™ on monte à côté du tara-
"* *"* bour V, sur lequel passe la
poulie et qui transmet le mouvement à l'ouiil, un tambour P de ditimélre égal, mais qui n'est pas calé sur l'urbre AA', de telle sorte qu'il puisse tourner autour de cet arbre sans l'entraîner dans son mouvement. Ce second tambour est ce qu'on appelle une poulie folle. Quand l'ouvrier veut faire cesser le mouvement de l'outil, il n'a qu'à pousser Inléijlement un levier (lig. 285), terminé par une fourche embrassant la courroie du côté du brin qui arrive à la poulie, et non du coté du brin qui la quille ; entraînée par Cette fourche, la courroie se déplace laléralement d'une certaine quantité, et quitte le tambour P', pour entourer la poulie folle L'oulil est alors déseiiibrayé. Pour le remettre en mouvement, il suffit de déplacer le levier en sens contraire, ce qui ramène la courroie sur le tambour I".
On se sert aussi du déplacement latéral de la < ourroie pour changer le sens du mouvement de certaines [D8cbinet-oulils.FMI cela, on monte sur un même 0X4 géi trois tambours égaux A, B, C (lig. 286) ; l'un de ces tambour*
est monté sur Y axe matériel 0; le second, B, est monté sur un autre axe matériel 0' ; le tambour intermédiaire C est une poulie folle. Laxe 0 communique à l'outil un mouvement dans un certain sens, et Taxe 0', le mouvement en sens contraire. Supposons qu'il s'agisse du mouvement rectiligne alternatif de la machine à raboter ; on reliera le levier de la courroie à la machine, de manière que, quand le rabol arrive à l'extrémité de sa course, la courroie soit déplacée latéralement dans le sens convenable de la quantité AB. Ace déplacement correspondra le changement de sens dans le mouvement de la machine. La poulie folle C, interposée entre les deux tambours A et B, a pour objet d'éviter les chocs brusques dans le passage de la courroie d'un tambour à l'autre, et de donner lieu à un petit temps perdu, pendant lequel l'outil, cessant d'être sollicité par le tambour, A, que la courroie vient de quitter, perd graduellement sa vitesse, pour en prendre une contraire au moment où la courroie atteint l'autre tambour, B.
Lorsque l'outil mis en mouvement par la courroie doit travailler, suivant les circonstances, à des vitesses très différentes les unes des autres, on remplace les deux tambours sur lesquels passe la courroie, par une série de tambours de différents diamètres, juxtaposés et montés ensemble sur le mûmc arbre. De cette manière, on a par exemple le choix l entre i tambours moteurs, A, B, C, D, qui correspondent respectivement aux tambours a,b,c,d de la machine-outil. On a soin que la somme des rayons des tambours correspondants soit sensiblement constante. De cette manière, la même courroie pourra t servir, sans variation de longueur, à transmettre le mouvement de l'un des arbres à l'autre ; en effet, la longueur d'une courroie est à peu près égale au double de la distance des centres des tambours, augmenté de la somme des deux demi-circonférences embrassées; si R et r sont les rayons
m£c. gouhsqr. 27
Fig. Î87.