ET MANIVELLES LÉGALES
que quand le point b passe au point E de la ligne des centres, la bielle soit au plus égale à ED, et que quand le point b passe au point F, à l'autre extrémité du diamètre, la bielle soit au moins égale à GF. Car GF est la plus courte droite qu'on'puisse mener du point F à la circonférence B, de même que ED est la plus longue droite qu'on puisse mener à cette circonférence à partir du point E. Appelons a la distance AB des centres, R le rayon Afr, r le rayon Ba, et enfin / la longueur de la bielle; supposons R> r, ou au moins R=r, et admettons d'abord que le centre du petit cercle soit extérieur au grand. Il faudra qu'on ait à la fois, pour assurer la continuité de la rotation,
/=ou<(a + r— II)
et
/=ou>(a+R— r).
Ces conditions sont incompatibles avec la condition R>r; mais on y satisfait en supposant R=r et /= a
Il peut en être autrement lorsque le petit cercle est intérieur au grand (fig. 298). En effet, au moment où le point b passe au point E, la longueur / de la bielle doit être comprise entre ED et EG, puisqu'elle aboutit en un point de la circonférence GD; et quand le point b passe en F, elle doit être comprise entre FG et FD; c'est-à-dire que la longueur / doit satisfaire à la fois aux quatre inégalités
Fig. 298.
et
Pour que ces conditions soit compatibles, il faut et il suffit que r>a\ car alors la seconde limite inférieure, R -+■ a — r, est au-dessous de la première limite supérieure, R — a 4- r, et on peut trouver entre ces deux limites des valeurs de / satisfaisant à la fois aux quatre inégalités.
4SI IAMVELLB INEGALES.
En définitive, il y a deux cas seulement dans, lesquels h mouvement des deux arbres tournants peut être indéfininuBt prolongé dans le même sens :
2* R>r>a, et a< R — r; cette dernière cooditiea montre que le pelit cercle est à l'intérieur du grand; l'inégalité r > a indique de plus que le centre du grand cercle est à l'intérieur du petit. Alors la longueur I de la bielle doit être comprise entre les deux limites R H- (r — a) et R — (r— a):
Si R=r, et l=a> et qvf on fesse tourner les deux manivelles dans le même sens, la droite àb (fig. 135) reste constamment parallèle & la ligne AB des centres, et par suite la point e est infiniment éloigné. La formule du rapport des vitesses donne alors
égalité qu'il est facile d'établir directement. On a ainsi la transmission par bielle d'accouplement, que Ton emploie pour relier l'une à l'autre les roues motrices d'une locomotive.
On pourrait aussi avec celte liaison faire tourner Tune des roues en sens contraire de l'autre; mais le rapport des vitesses serait alors variable.
TRANSMISSIONS DU BALANCŒIl,
275. On appelle balancier, dans les machines à vapeur à cylindre vertical, une pièce AD (fig. 299), oscillante, ou ani-' mée d'un mouvement circulaire alternatif; ce mouvement lui est communiqué à une extrémité par le piston de la machine, et elle le transmet par l'autre extrémité à un arbre tournant, auquel on doit communiquer un mouvement circulaire continu. ■
Les transmissions du balancier comprennent donc une transformation du mouvement rectiligne alternatif en circulaire alternatif, et une transformation du mouvement circu-
—itr*
Fig. »9.
C, ee, axe de rotation du balJncier. B, 66, et A, aa, axes auxquels s'articulent les licites et les tiges mises en mouvement par le balancier.