DU GÉNÉRAL MORIN
muni latéralement d'une double paire d'oreilles, h travers lesquelles passent deux tringles verticales destinées à le guider dans son mouvement.
A l'état de repos, il est retenu en E par une pince, qu'on peut ouvrir en lirant le cordon F. Le corps pesant porte un pinceau chargé de matière colorante, de telle sorte qu'en tombant, il laisse une trace bien visible sur une feuille de papier enroulée sur le cylindre vertical A A.
Le cylindre est mobile autour de son axe, et reçoit d'une horloge une vitesse de rotation uniforme. Il résulte du mouvement vertical du poids et du mouvement propre du cylindre, que le pinceau trace sur le papier, non pas une droite parallèle à sa trajectoire, mais une certaine courbe dont on pourra facilement étudier la forme après avoir déroulé le papier pour l'appliquer sur une table plane. Celte courbe est représentée sur l'épure GG'II de la figure ; c'est une parabole, tangente à l'horizontale au point 6. Chaque point M de la courbe correspond à un espace parcouru égal à GP, et à un intervalle de temps proportionnel à PM, quantité dont s'est déplacée en tournant la surface du cylindre. Soient donc w la vitesse angulaire du cylindre, l'espace parcouru GP, et t la durée du parcours : on aura, en appelant r le rayon du cylindre,
PM = wr x t9 GP = «;
il sera par suite facile de démontrer la relation s = ^r/f*; il
suffira de former pour un grand nombre de points le rapport
j|. et de vérifier qu'il est constant. Sa valeur sera la moitié du
nombre g. On peut aussi reconnaître que la courbe est une parabole, en remarquant que les perpendiculaires *F, TF..., élevées sur des tangentes à la courbe mf, MT..., aux points où ces tangentes rencontrent l'horizontale GT, vont concourir en un même point F, situé sur la verticale GG'; ce point est le foyer de la parabole.
PLH1AB TOUMMf M FOSOEUX.
510. L'appareil à plateau tournant, im et appliqué par H. Morin dans ses recherches sur le tirage des voilures , sert. à étudier le mouvement de rotation antaor d'unaxe. .
Soit 0 l'arbre tournant, auquel on fixe invariablement le plateau. Un crayon A, disposé de manière à loucher constamment b plateau, est porté par une tige (Y \ mobile autour d'un axe 0*, parallèle à l'axe 0 et animée d'une vitesse angulaire uniforme.
Si le plateau était fixe, le crayon y tracerait h drcoiifirence ABC ; mais comme il est mobile, la ligne tracée par le crayon est une certaine courbe AA'A", trajectoire relative du crayon par rapport au plateau.
Pour trouver la position vraie du crayon au moment où il occupait lu position A' sur sa trajectoire relative, il suffit de décrire du point 0 comme centre avecOA' pour ra von, un arc de cercle AV; l'intersection a' de cet arc avec le cercle ABC sera la position demandée. Joignons 0A et OV. L'angle A0V est la mesure du temps qu'a mis le crayon à décrire l'arc de trajectoire relative, AA', et pendant ce temps l'arbre 0 a tourné de l'anglea'OA'.
On pourra donc, au moyen delà trajectoire relative AA'A", retrouver l'heure du passage du crayon aux différents points de celle trajectoire, et les valeurs des angles au centre décrits par le plateau ; ce qui revient à définir la loi du mouvement angulaire.
Fig. HT.