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APPAREILS

les abscisses représenteront les valeurs du temps, et dont les ordonnées seront les espaces décrits par le mobile sur sa trajectoire. Celte courbe est donc la courbe des espaces.

La première application de celle méthode a été faite par Eytelwein à l'élude du mouvement de la soupape principale dans le bélier hydraulique. Le mouvement de la soupape esl rectiligne alternatif, avec discontinuité. Un crayon, attaché à la soupape, dessinait une ligne sur une feuille de papier animée d'un mouvement uniforme; celte ligne restait droite pendant tout le temps de l'immobilité de la soupape, puis ses ordonnées croissaient tout à coup pendant la période de soulèvement, restaient constantes pendant le repos de la soupape ouverte, et revenaient ensuite à leur valeur première, quand la soupape se refermait en retombant sur son siège.

La feuille de papier mobile reçoit le mouvement d'un cylindre sur lequel elle s'enroule, et qui est en communication avec le mé. anisme d'une horloge. La vitesse angulaire du cylindre doit être telle, que la vitesse linéaire de la feuille de papier soit toujours la même. 11 faut pour cela que la vitesse du cylindre varie à chaque instant , en raison inverse du rayon de la surface sur laquelle se fait l'enroulement du papier; carieras on de cette surface augmente à chaque tour d'une nouvelle épaisseur de papier. Si v est la vitesse constante de la feuille de papier, r le rayon primitif du cylindre, e l'épaisseur de la feuille, li

vitesse angulaire du cylindre doit être au commencement

de l'observation , et doit s'abaisser à après n tours en-

tiers du cylindre, qui ont produit l'enroulement de n épaisseurs successives. On obtient ce résultat en faisant communiquer l'horloge avec le cylindre, au moyen d'un fil qui s'enroule sur un lambourde rayon constant, et se déroule d'une fusée conique montée sur le même axe que le cylindre. C'est la disposition représentée figure 355.

A, cylindre sur lequel s'enroule la feuille F, en se déroulant du cylindre B;

enhegistheurs. «:■

OC, axe du cylindre A;

C, fusée conique montée sur l'axe 00';

D, tambour, sur lequel s'enroule le fil, et qui est mis en mouvement par l'horloge ;

MN, courbe des espaces tracée par le crayon sur la feuille mobile F.

rs, droite tracée en môme temps sur la feuille par un crayon fixe.

Le mouvement de rotation du tambour D étant uniforme, le mouvement de rotation de la fusée C sera varié, et sa vitesse

angulaire sera proportionnelle à -— — , s'il y a à chaque

■ instant égalité entre son rayon pq, à l'endroit où le fil s'en sépare, et le rayon rs du cylindre, y compris le papier qui y est déjà déposé. Or rs=r ■+■ nt. On fera donc en sorte que pq soit aussi égal à r4-ne, n représentant ici le nombre de spires de (il comprises à la surrace de la fusée entre le plan pq et le plan p'tf; ces spires sont équidistantes, et par suite la différence pq — p'q' est proportionnelle à la distance pp'. La génératrice qq" de la fusée est donc une ligne droite.

AIFMtEIL bC GL>É.fUL MOMN.

509. L'appareil iiu général Morin, représenté figure 336, esl destiné ù étudia- expérimentalement les lois de la chute des corps pesants.

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Le corps pesant <i, i eprésenté à pari en D, reçoit une fora* cjlindro-conique, pour réduire la résistance à l'air. Il est

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