DES MACHINES SOUFFLANTES
37. Ces machines soufflantes ont pour objet de Jancer de l'air dans les appareils métallurgiques, d'aérer les ateliers insalubres, en aspirant l'air vicié pour le rejeter au dehors en même temps qu'il est remplacé par l'air extérieur, etc. Nous allons en indiquer les principaux types.
38. Soufflets. — Dans les foyers de maréchalerie et les forges catalanes, on emploie des soufflets formés de deux plaques de bois dont Tune est fixe, est munie d'un clapet d'aspiration, et porte un ajutage conique appelé tuyère. L'autre plaque est mobile autour d'une charnière ménagée dans la monture de la tuyère. Les deux plaques sont réunies l'une à l'autre par une pièce de cuir souple qui détermine entre elles un espace fermé. En soulevant et baissant alternativement la plaque supérieure, on aspire l'air dans le soufflet et on l'expulse par la tuyère.
39. Machines soufflantes à cylindre. — Pour les hauts-fourneaux, les feux d'affinerie, etc., on emploie des machines soufflantes qui sont de véritables pompes à double effet. Chacun des fonds du cylindre est muni d'un ou plusieurs clapets d'aspiration (flg* 62) appelant l'air extérieur, et un clapet de refoulement à la naissance d'un tuyau. Les deux tuyaux se réunissent en un seul à quelque distance du cylindre.
Lorsque Ton veut obtenir une grande régularité dans le mouvement de l'air, on accouple sur le même arbre deux machines semblables, de manière que les deux manivelles soient
à angle droit, Quelquefois aussi, en interrompant la conduite, on Tait passer l'air refoulé sous une cloche (régulateur) analogue à celle des gazomètres, équilibrée en conséquence, et d'où l'air repart par un autre tuyau qui le conduite la tuyère.
En général, la condition d'établissement d'une machine à cylindre est que, pour un orifice de tuyère donné, elle débile, ' par seconde, un poids d'air déterminé à une leinpéralure également donnée.
Presque toujours l'excès de la pression dans la tuyère sur la pression atmosphérique est très-faible, et l'on peut alors sans inconvénient faire abstraction de la compressibilité de l'air; par suite la théorie de la machine n'est autre chose que celle des pompes aspirantes et foulantes, dans laquelle on négligera, comme il est presque toujours permis de le faire, l'influence de la pesanteur. Dans le cas dont nous nous occupons, on reconnaît facilement que les travaux nécessaires pour Insuffler un même poids d'air à des températures différentes /, t' se