IV
qui est à irès-pcu près ailcint pour une admission dé — ; à l'inspection de la formule (2), on reconnaît que cette limite serait dépassée si Ton tenait compte des espaces nuisibles; ainsi se trouve justifiée, jusqu'à un certain point, l'opinion émise par beaucoup de praticiens, que l'admission ne doit pas être inférieure à | pour se trouver dans de bonnes conditions économiques.
113. Machines à vapeurs combinées. — Soient Q la quantité de chaleur empruntée à une chaudière à vapeur où la température est /; Q' la proportion de cetle quantité de chaleur reçue par une source /'; si nous nous plaçons dans des conditions théoriques, nous .aurons, d'après la première des formules (a5) du n° 22 de la III e Partie,
Supposons que la quantité de chaleur reçue par la seconde source soit employée à vaporiser yn liquide volatil , tel que l'éther, le chloroforme, l'ammoniaque..., que la vapeur de ce liquide soit employée à produire du travail dans les mêmes conditions que la vapeur d'eau; si <"</' est la température de la seconde source froide que l'on est obligé de créer pour arriver à ce résultai, Q" la quantité de chaleur qu'elle reçoit, on a
pa
r suite
et
pour le
rendement
Le rendement est donc le même que si la source intermédiaire n'existait pas; mais, comme la vapeur du second liquide se condense aune température /" inférieure à la température de condensation de la vapeur d'eau, on voit que l'emploi simultané des deux liquides permet d'augmenter le rendement théorique
de la machine et par suite, selon toute probabilité, le rendement pratique. On peut réaliser une première machine ainsi qu'il suit : la vapeur d'eau détendue est envoyée dans un condenseur à surface, autour des tubes duquel circule de l'çther; Péther se vaporise, agit sur un piston spécial, se rend dans un condenseur à surface et à eau froide, et de là est renvoyé dans le premier condenseur.
L'expérience a bien fait reconnaître qu'il y avait quelque avantage dans l'emploi des machines à vapeurs combinées; néanmoins on y a renoncé, en raison des dangers que présentent les liquides volatils, qui sont tous délétères et inflammables, et dont on ne peut pas supprimer complètement les fuites.
114. Machines à vapeur surchauffée. — On a essayé de faire agir, sur le piston, de la vapeur d'eau surchauffée dans son trajet de la chaudière au cylindre, en la faisant passer dans un tuyau placé dans les carneaux de la chaudière; on a pu ainsi utiliser une partie de la chaleur perdue du foyer et donner," pour produire un travail déterminé, de moindres dimensions à la machine. Mais l'emploi de la vapeur sèche entraîne des grippements de la part des surfaces frottantes, qui s'usent ainsi plus rapidement; de plus, le surchauffeur est exposé à des coups de feu qu'il est difficile d'éviter complètement. C'est pour ces motifs que l'on a renoncé à la surchauffe, qui entraînait plus d'inconvénients que d'avantages.