‹ Traité de mécanique générale, comprenant les lecons professées à l'Ecole polytechnique (volume 2)Chapitre 66 sur 86 · DU MOTEUR · texte numérisé non relu

DU MOTEUR

égale à — ; l'angle au centre non utilisé -^ correspond à un

appendice convexe de forme symétrique à l'extrémité duquel est flxée une vis saillante. Le disque défini plus haut porte, dans un plan supérieur, un appendice dont le milieu correspond à celui du doigt et qui» agissant sur la vis, après les six tours, détermine l'arrêt. Cette disposition a, sur la précédente, l'avantage de produire une butée normale au contact des surfaces qui déterminent l'arrêt, d'où résulte une pression sur l'axe de la croix, ce qui donne une grande invariabilité à Tarrêtage. Mais elle ne peut s'employer pour les montres, en raison du surcroît d'épaisseur qu'on serait obligé de leur donner.

1^3. De la fusée, — Dans les montres dites à roue de rencontre, dont la fabrication est maintenant très-limitée,] il est indispensable, pour obtenir une marche régulière, que la force motrice exerce une action bien uniforme sur le corps de rouages. Pour atteindre ce but on a imaginé la disposition suivante : sur le barillet dépourvu de denture et dont l'arbre ne sert plus au remontage, s'enroule une chaîne de Vaucanson en acier, qui passe d'autre part sur des retraites hélicoïdales tnénagées dans une pièce appelée /ii^^e (y?^. 187). La forme générale de la fusée est celle d'une surface de révolution ne différant d'un cône que parce que les génératrices rectillgnes sont remplacées par une courbe un peu convexe vers l'axe. La fusée, en un point de la base de laquelle est fixée l'autre extrémité de la chaîne, fait corps avec Tarbre qui sert au remontage. Lorsque le ressort est armé, la chaîne est enroulée suivant les spires successives de la fusée; à mesure que le barillet tourne, la chaîne s'enroule sur sa surface en se dégageant successivement des spires à partir de celle du plus petit rayon. Le bras de levier de la tension de la chaîne exercée sur la fusée va ainsi en augmentant à mesure que l'intensité de cette force décroît avec l'énergie du ressort. Les spires sont tracées de manière que le moment moteur de la fusée reste constant. Une roue dentée est établie à frottement doux sur la grande base de la fusée, au moyen d'une virole

S^tt qoâtbiSmi PAITIB. — GBàPITHB II.

faisant corps avec celle roue el pénétrani dans une cavité cylindrique centrale pratiquée dans la Tusée. Cette roue, qui doit commander la roue du centre, porte le cliquet d'un rocfaet dont la roue est noyée dans la base de la fusée, et cet organe

joue, pour le remontage, le même rôle que son similaire du barillet dans les montres. A la iln du remontage, lorsque la chaîne atteint les spires supérieures de la fusée, sa partie rectilîgne soulève graduellement un levier appelé garde-ckafne, maintenu incliné vers la grande platine par une lame de ressort jusqu'au moment où, l'enroulement étant sur le point d'être complet, le levier arrive au niveau de la petite base de la fusée et vient buter contre un appendice dont elle est munie el qui produit l'arrêt.

DU HOTBUR. 3gg

L'emploi de la fusée rend superflue Taddition d'un arrêt de remontoir pour limiter le nombre de tours utiles du ressort; en effet» d'une pan, le garde-chaîne empêche la fusée de remonter le barillet au delà du point voulu ; de Tautre, la ten* sion du ressort est limitée à son minimum par la chaîne qui reste tendue sur la goupille de la fusée où elle s'accroche.

Les inconvénients résultant de l'emploi de la fusée sont les suivants : i'^ les frottements sont augmentés par l'introduction d'un mobile de plus, ce qui nécessite l'emploi d'un ressort plus fort; :t? il faut rectifier le tracé des spires chaque fois qu'on change le ressort; 3"^ la fusée occupe un grand espace qu'on pourrait employer plus utilement; 4"^ le mouvement du mécanisme est suspendu pendant le remontage.

1U« Remontoir. — On a cru pendant longtemps qu'il était indispensable d'adapter une fusée aux montres marines et ce n'est que dans ces dernières années que l'on a reconnu qu'elle pouvait être supprimée sans inconvénient; mais, en adoptant la fusée, il était surtout nécessaire de parer au dernier des inconvénients signalés ci-dessus, et l'on y est arrivé au moyen d'une disposition particulière à laquelle on a donné le nom de remontoir. A cet effet {fig. 187), on place entre la roue dentée et la fusée une roue à rochet dont le cliquet adapté à la grande platine empêche toute participation au mouvement du remontage. La roue à rochet est reliée à la roue dentée par un ressort presque cii^ulaire dont les extrémités sont respectivement fixées à ces deux pièces. La chaîne, en agissant sur la fusée, a pour effet de bander le ressort; pendant le remontage il réagit sur la roue en se détendant et il entretient par suite le mouvement de la montre.

H5. Recherches sur la loi de la détente d'un ressort. — Soient {Jig. 188)

O le centre du barillet;

A l'encastrement intérieur de la lame ; nous prendrons la direction de OA pour axe des x et sa perpendiculaire en 0 pour axeiles/;

R« la distance OA ;

4oO QUàTBIÈMB partie. — GHàPITRB II.

X, Y les résultantes élastiques parallèles à Ox^ Oy dans la section normale faite en un point M de la flbre moyenne dont les coordonnées sont x' eiy ;

U le moment du couple élastique développé dans la même section ;

Xf y les coordonnées d*un point quelconque m de Tare AM ;

z la longueur de Tare A m;

p., p le rayon de courbure en m du ressort à l'état naturel et dans rétat actuel;

d Tangle que forme la direction de p avec Qx\

fx le moment d'élasticité de la lame, c'est4«dire le produit du moment d'inertie de sa section pa^r son coefficient d'élasticité.

Fig. 188.

Nous supposerons qu'entre A et M la lame n'offre aucun point d'inflexion, de manière à éviter toutes difficultés relatives aux signes k donner à p eid, variables que nous supposerons toujours positives.

Nous aurons

^=-sme, ^ = «89, ^ = -,

(a) |*(i-i)=-X(/-r)-t-Y{*'-x)-4-U = 3lt-f.Xr-Yx,

en appelant

art = D - x/ + Y*'

i)U HOTBUR. ^Ot

le moment des forces par rapport à Torigine des coordonnées.

Connattrions-nous la fonction de s qui représente p» que

la question n'en serait pas plus avancée, attendu que l'équation (a) ne peut s'intégrer que dans les cas où po est constant

p et infini. Mais, comme le rapport — est petit pour la plus

grande partie de l'étendue du ressort, nous pourrons, sans grande erreur, remplacer po par sa valeur moyenne p'o déduite de l'empreinte du ressort, avant son introduction ({ans le barillet, sur une feuille de papier noirci.

Nous substituerons ainsi à l'équation (2) la suivante :

(2') ^=^g = Jll' + Xj-Yx,

en posant

(3') jn.'=aïL-^-!^.

Si l'on différentie l'équation (2') par rapporta j, en ayani

égard aux deux premières des relations, puis que l'on intègre

do après avoir multiplié par ^9 on trouve successivement

(4) f* -^ = Xco8Ô-hYsin0,

(5) - ^!= -^ = XsinÔ-Yc<)sGH-D,

D étant une constante que l'on déterminera en exprimant que l'on obtient la même valeur de p pour :i? = Bo, ^ == o au moyen de l'équation (2') et pour d==o, en se servant de l'équation (5), ce qui donne

vf^

(6) .lZ(Xi-\)=.^!^^^'

Posons maintenant

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