‹ Traité de mécanique générale, comprenant les lecons professées à l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 6 sur 98 · III · texte numérisé non relu

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l8 QUATRIÈME PARTIE. ~ CHAPITRE III.

profils des poulies {fig. 21 ); dans le cas contraire, la courroie

Fig. ai.

est dirigée suivant les tangentes intérieures {fig. 22). Dans l'un et l'autre cas, Tune des poulies en tournant entratne la

Fig. aa.

courroie qui, à son tour, met en mouvement l'autre poulie. En admettant qu'il n'y ait pas glissement de la courroie sur chacune des poulies, ce qui n'est pas tout à fait exact, comme nous le ferons voir plus loin, les vitesses des deux poulies à leurs circonférences sont égales, et, par suite, les vitesses angulaires sont en raison inverse des rayons.

Lorsque, par l'usage, une courroie s'est trop allongée pour qu'à l'état de repos elle n'ait plus la tension voulue, le plus ordinairement on remplace la couture par une autre après avoir raccourci la courroie en conséquence, afin que pendant le mouvement elle puisse transmettre l'effort de Tune à l'autre poulie. Dans d'autres cas, on exerce sur l'un des brins une compression par un rouleau tournant autour d'un axe faisant corps avec un levier mobile autour d'un axe fixe, ces deux axes étant parallèles à ceux des poulies; un poids, auquel on peut faire occuper différentes positions enlre l'axe fixe

TRANSFORVATION DU HOUYEMENT CIRCULAIRE CONTINU^ ETC. I9

et le rouleau> permet de produire l'effort voulu de compression. Cette disposition, qui a reçu le nom de rouleau tenseur, est représentée par la^g*. aS.

Fig. a3.

9. Chatnes et câbles. — Quelquefois, dans le cas de \difig. 21 ,• on remplace la courroie par une chaîne; si l'adhérence de la chaîne sur les poulies n'est pas suffisante, en raison de l'effort que l'on a à transmettre, on arme leurs jantes de saillies qui servent de points d'appui aux maillons.

On emploie avec succès, dans certaines circonstances, pour transmettre le mouvement à de grandes dislances, des câbles en fil de fer passant sur des poulies à gorge. On a reconnu par çxpérience que, pour se trouver dans de bonnes conditions, on doit donner au câble une vitesse de aS à 3o mètres par seconde et prendre le diamètre des poulies égal à 200 fois environ celui du câble.

10. Courroies d'embrayage, — On peut transporter le mouvement d'une poulie sur une autre de même axe, à l'aide d'une fourche d'embrayage, entre les branches de laquelle s'engage

Fig. 24.

le brin arrivant de la courroie, et que l'on peut à volonté déplacer aulour d'un axe fixe {Jig. 24).

11. Transformation de mouvements de rotation par le con-tact. -> Lorsque reffort à transmettre est faible, on peut employer, comme dans les tire-sacs de quelques moulins, deux plateaux ou poulies sans gorge, à axes parallèles, dont les plans moyens coïncident et dont les jantes sont recouvertes de buffle. Les garnitures de buffle sont en contact et exercent Tune sur l'autre une pression qu'on règle en conséquence et d'où résulte une adhérence qui permet de réaliser la transformation.

• Lorsque l'effort à transmettre est supérieur au maximum de l'adhérence que l'on peut produire, on a recours aux engrenages, dont l'étude exige la connaissance de quelques pror priétés des enveloppes des courbes planes, et que nous établirons préalablement.

12. Digression sur les enveloppes des courbes planes. — Soient, à un instant donné,

AB l'élément commun à deux courbes (S'), (S), comprises

dans un même plan, la seconde roulant sur la première

supposée fixe; BC',BC les éléments de (S'), (S), qui doivent venir en contact

au bout du temps dt; Q, la vitesse angulaire instantanée de rotation de (S); R, R' les rayons de courbure des courbes mobile et fixe; ds la longueur commune des éléments BG, B'C; dt le temps employé pour que ces deux éléments viennent

en contact.

Il est clair que Hdt est égal à l'angle CBC, ou à la somme, ou à la différence des angles de contingence des deux courbes au point de contact, selon qu'elles opposent ou non leurs convexités. Si nous convenons de considérer R comme positif avec R'<CR, dans le premier cas, et comme négatif dans le second, nous pourrons écrire d'une manière générale

(0 aat = {l^l.)ds.

Supposons que la courbe mobile (S), en contact en A {Jig. aS ) avec la courbe fixe (S'}, entraîne, dans son roulement sur cette

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