OU TRANSMIS AUX MACHINES
135. D'après ce qui précède, on comprend tout rintérét que l'on doit avoir de pouvoir déterminer expérimentalement dans Tunité de temps ou la seconde: i** le travail produit par un moteur; 2^ je travail transmis à une machine par un mo* leur qui dessert h la fois plusieurs machines.
On se sert à cet effet d'instruments auxquels on a donné à juste titr^ le nom de dynamomètre et dont nous allons donner les types principaux.
126. Frein dynamométrique de Prony.— Cet appareil, qui a pour objet de permettre d'obtenir expérimentalement le travail produit par un moteur et transmis par un arbre, se compose en principe de deux mâchoires en bois enveloppant chacune un peu moins de la demi-circonférence d'une poulie montée sur l'arbre moteur débravé de toutes les machines qu'il doit desservir.
L'une des mâchoires fait corps avec un levier dont l'extrémité libre est munie d'un crochet où Ton adapte un plateau destiné à recevoir des poids*
Deux boulons traversant les mâchoires se terminent à la partie supérieure par deux filets de vis qui reçoivent des écrous.
On remplace souvent la mâchoire indépendante du levier par une bande d'acier dont une extrémité est fixée à ce levier. L'autre extrémité se termine par un écrou; cette bande maintient des voussoirs en bois serrés contre l'arbre.
On a toujours quelques données sur la force de la machine
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et la vitesse qu'elle doit avoir; on calcule dès lors, comme on le verra ci-après, le poids approximatif que l'on doïl metlre daos le plateau, puis on serre les boulons jusqu'à ce que le frottement des mâchoires contre la poulie fasse équilibre à ce poids; au mojen d'un compteur, on détermine le nombre de tours exécutés par l'arbre et enfin le travail exact correspondant à la charge ci-dessus.
Pour éviter réchauffement et les grippements, on lubréOe les surfaces frotunles avec de l'eau de savon ou du suif.
FiB. 167.
iAjig. 167 représente le frein tel que Prony l'a installé. La fig. 168 représente la disposition adoptée par M. Kretz, qui
sera justifiée dans ce qui suit, et dans laquelle le frein est équilibré autour de l'axe.
MESURE DU TRAVAIL BÉVBLOPPfi PAR LES MOTBCRS, ETC. 87 1
Soient (^g*- 169)
O Taxe de rotation;
Q le poids de la charge et du plateau, et A son point d'application ; Q' le poids du frein dont le centre de gravité est en A' ; «, a! les longueurs OA, O'A';
a, a' les inclinaisons de ces droites sur l'horizontale Qx\ L, = a cosûc le bras de levier du frein ; L' = a'cosa' celui de Q' ; A, A' les hauteurs de A et A' au-dessus de Ox; ^XR/ le moment du frottement sur la poulie.
Fîg. 169.
On a pour l'équilibre
(i) Q cosa -F Q'cosa'— DTL = o
ou
QL'hQ'V=3n,
Si n est le nombre de tours de Tarbre par minute constaté par
Tobservation, la vitesse angulaire est w
5 et comme le
travail absorbé en une seconde par le frottement, égal à celui S que développe le moteur, est DlLo, on a, en exprimant le travail en chevaux-vapeur.
S = (QL-hQ'L)-