‹ Traité de mécanique industrielle (volume 2)Chapitre 108 sur 132 · CV · texte numérisé non relu

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Il ne faut pas croire que la vitesse soit cependant arbitraire. On connaît évidemment le volume d’eau que ce canal doit conduire par seconde , et si on l’appelle Q , on aura Q= aV. De plus, cette vitesse ne saurait dépasser trente centimètres sans corroder le fond et les berges du canal ; si , d’ailleurs , elle est réduite à 0 m ,20 , l’eau ne serait plus susceptible d'emporter les limons qui surviennent dans les temps de crues, et le canal finirait par s’engorger. La vitesse doit donc être comprise entre 20 et 30 centimètres.

Enfin , une autre raison s’oppose à ce que la vitesse V soit rendue trop grande , c’est que la hauteur H croit avec la vitesse, et comme celle-ci demeure la même en aval comme en amont , la hauteur de chute H , due à la pente du canal, est perdue pour l’usine où les eaux sont amenées. V étant

donc ainsi déterminé , on conclut a = Q-, et, par suite, C; donc, enfin,

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la pente — est également arrêtée. Quoiqu’on vienne de dire que , con- JL

naissant a, le contour mouillé soit déterminé, cela suppose qu’on se soit donné la largeur du fond et les talus des bennes. Or, le calcul apprend que le rapport le plus favorable est celui pour lequel la largeur moyenne de la section mouillée est double de la profondeur d’eau; cependant, pour ne pas trop approfondir le canal, la largeur s’étend jusqu’à quatre fois.

124. Moyen de mesurer la vitesse moyenne dans un canal. Jaugeage des eaux courantes. — Pour mesurer la vitesse moyenne dans un canal, on se sert d’un flotteur ou d’un moulinet. Le flotteur n’est employé que quand la section et la largeur du canal sont constantes sur une grande longueur. Les flotteurs sont des disques de chêne d’un pouce environ , et dont la densité , très-approchante de celle de l’eau, ne les met point en prise aux courants d’air. Après avoir jeté à la surface de l’eau un de ces flotteurs , un peu en amont du point de départ, pour que l’uniformité de sa marche s’établisse , on compte, avec un pendule ou avec une montre à secondes, le temps qu’il emploie à parcourir une longueur déterminée, et on divise cette dernière par le nombre de secondes qu’a duré l’observation.

Si la vitesse n’est pas la même dans tous les points de la longueur du canal, on se sert du moulinet ou d’une roue très-légère en fer-blanc dont les palettes trempent faiblement dans l’eau. En multipliant le nombre des tours par la circonférence qui correspond au milieu de la partie plongée des palettes , et en divisant ce résultat par le nombre des secondes contenues dans le temps de l’observation , on obtient une vitesse un peu plu»

DES MACHINES ET DES MOTEURS. [g 5

faible que celle de la surface de l’eau, mais qui en différé d’une quantité à peine appréciable.

Mais une telle vitesse n’est que celle qui a lieu à la surface de l’eau et doit être distinguée de la vitesse moyenne du canal ou de celle qui mul tipliée par l’aire du profd , donne la dépense. D’après Dubuat, si on nomme V cette vitesse moyenne, V' ] a vitesse à la surface de l’eau d’un canal et V" celle qui a lieu au fond , on a

Dans les cas ordinaires où la vitesse est comprise entre 0-, 30 et 1”, 30, U -g-Y'. M. de Prony a donné cette autre règle

où la vitesse moyenne Y et la vitesse à la surface V' sont exprimées en métrés . et de laquelle résulte le tableau suivant»

TABLEAU pour mesurer la vitesse -moyenne de l’eau dans un canal par la, règle de M t de Prony »

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