‹ Traité de mécanique industrielle (volume 2)Chapitre 26 sur 132 · X AB · texte numérisé non relu

X AB

Sans entrer dans le détail des expériences de Coulomb , qui , au lieu de l’un des moyens précédents, s’est servi de traîneaux horizontaux, nous nous bornerons à dire , avec cet habile physicien , que le frottement est généralement proportionnel à la charge du corps qui glisse , ou plutôt à 1 effort perpendiculaire à la surface contre laquelle il frotte. Nous verrons , en effet , que les forces autres que la pesanteur qui solliextent un corps , peuvent avoir des composantes perpendiculaires au plan dont l’effet est d augmenter ou de diminuer la pression du corps contre le plan ; mais c est toujours à la pression résultante de toutes les forces que le frottement est regardé comme proportionnel. Cela posé, lorsque par les règles de sa mécanique , la pression contre la surface en contact a été calculée, on en déduit immédiatement le frottement sur le plan en multipliant la première par son rapport avec cette résistance , et ce rapport , variable selon certaines circonstances, est indiqué sur des tableaux qui résultent des expériences de Coulomb. Remarquons , d’ailleurs, que la règle du frottement proportionnel à la pression n’est point générale, et que, pour des corps de substances différentes , les lois du mouvement ne sont pas toujours indépendantes de la vitesse du corps ni de l’instant où il a lieu. Lorsque du fer a reposé , par exemple , longtemps sur du bois , le frottement augmentera ensuite avec la durée du repos, parce que la compressibilité du bois permet au fer de s’y engrainer davantage ; c’est environ au bout de cinq à six jours que le frottement arrive à sa plus grande limite ; il devient triple ou quadruple de celui qui a lieu quand les corps sont en mouvement continuel.

Les vannes qui sont restées longtemps fermées , et que l’eau a pressées contre leurs feuillures , opposent , quand on les lève , un très-grand frottement qui diminue dès que le mouvement est ctaoli.

Il faut donc distinguer les frottements selon deux circonstances principales. Voilà pourquoi nous présenterons ici deux tableaux différents. Dans le premier , les surfaces planes sont supposées être restées en contact assez longtemps pour que le frottement ait atteint toute sa valeur. Le deuxième est relatif au frottement des surfaces dans la supposition où le mouvement

est établi depuis un certain temps.

PREMIER TABLEAU. Frottement des surfaces planes quand elles auront été longtemps en contact.

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