o8 de celle qui a lieu à l’instant où le
; mouvement commence.
Idem.
Idem.
DEUXIÈME TABLEAU. Frottement des surfaces planes en mouvement les unes sur les autres .
D ! C AH i ) \ DES SERTACES EN CONTACT.
Chêne sur chêne, les fibres parallèles
» la surface réduite a des aretes arrondies
» les fibres croisées
» la surface réduite à des arêtes arrondies
» les fibres parallèles etles surfaces
enduites de suif ou de vieux oing , renouvelé à chaque essai
» la surface réduite à des arêtes arrondies avec enduit, ou l'enduit essuyé etles surfaces étantonc-
tueuses. . ■
Chêne sur sapin , les fibres parallèles
Sapin sur sapin
Orme sur orme
Chêne sur fer, les fibres étant parallèles , et la vitesse très-petite
la vitesse étant de 0 m ,3 par seconde, les surfaces étant très-petites, sans enduit , mais restant onctueuses
OBSERVATIONS
L'adhérence des surfaces occasionne une résistance d’environ 3 kilogr. par mètre carré.
Fer sur fer.
Cuivre sur fer
Fer surfer , avec un enduit de suif renouvelé. . .
Cuivre sur f ® r ’ ave{ , de p hu ; le sur un ancien enduit
de suif - •
„ » la surface réduite à des pointes
émoussées, restant onctueuses, ou enduites de suif ou d’huile. .
Cuirsurmarbrepoli,à sec,lecuir nonusé. . . •
„ » poli, le cuir poli pour 1 user. . ■ •
„ » le cuir légèrement huilé ou onctueux
Cuir sur fonte non polie, à sec
b » non polie , huilé
ou fer poli à sec , après user.
„ » ou fer poli , les surfaces étant hui-
„ » ouferpoli,lessurfacesfrottéesavec
de la plombagine oudel'huile. .
Cuir sur chêne, à sec non poli.
„ » après user et pou
b » légèrement humecté d’eau. . .
8 » complètement mouillé. . . .
0 „ légèrementhuilé ou onctueux. .
b » fortement huilé. . . - • • •
Chêne sur marbre poli à sec
» » huilé ou onctueux. . . ■ ■ •
Corde glissant sur du bois ou sur une surface quel
conque - • . •
La filasse,dansles mêmes circonstances que le cuir, produit le même frottement.
Le frottement augmente avec lia vitesse, à moins que les sur- } faces n’aient été usées pendant f longtemps.
( Le rapport du frottement à la g | pression est constant.
’ l Le frottement diminue quand 0,28 n les surfaces ont été usées pendant ( longtemps.
„ $ Le frottement après un long
/ user se réduit à 0,17.
L'adhérence produit une résis- 0.10 tance d’environ 14 kilogr. par mètre carré.
0,10 Idem.
o;is
Si le mouvement est lent.
Si le mouvement est rapide ou de l m pari 1 .
107. Observations sur les tableaux du frottement de deux surfaces. ~ Les tableaux précédents ont pour but de donner les rapports du frottement aux pressions correspondantes , et ceia quelle que soit la grandeur des surfaces frottantes. Il n’y a que la nature de leurs substances qui puisse influer sur ces rapports, et l’on se tromperait en croyant que le frottement augmente avec l’étendue des surfaces. Cela n’a lieu qu’à l'égard de l’adhérence qui retient deux surfaces comme collées entre elles; encore arrive-t-il souvent quelle soit négligeable, attendu la petitesse des surfaces en contact, ou le peu de ténacité des matières molles dont on a coutume de les enduire. \u reste, les tableaux donnent la valeur de l’adhérence dans toutes les circonstances où il faut en tenir compte. Puisque pour des substances données, le frottement est une fraction constante de la pression, ii en résulte qu’un même corps traîné sur un plan donne lieu à la même résistance sous quelque face qu’il soit posé.
Passons à quelques applications pour faire apprécier l’importance des tableaux que nous avons relatés. On y voit, par exemple, que, pour du bois de chêne sur du bois de chêne en mouvement les fibres parallèles, le rapport du frottement à la pression est environ ^ quand le mouvement est acquis, et qu ainsi la résistance est de 100 kilogr. pour une charge de 1000 kilogr. Quant les surfaces en contact de ces morceaux de bois sont enduites de suif, le frottement est réduit à 0,035. Le frottement du fer à plat sur d’autre fer est plus fort lorsque ces fers sortent de la main de l’ouvrier que quand ils ont été usés par le mouvement. Dans le premier cas , il est entre * et ï, et d se réduit à f quand les surfaces sont parfaitement polies. Un enduit d huile ne diminue pas sensiblement la résistance de leur frottement, mais elle est réduite au en enduisant les surfaces soit avec du vieux
oing, soit avec du suif; cette dernière substance est la plus avantageuse.
En morceau de fer contre du cuivre produit un frottement de ^ avec un enduit de suif, et de f avec de l’huile. En général, le frottement est moindre a pression égale pour des substances hétérogènes que pour des substances de meme nature; il est également moindre pour des corps durs que pour des corps mous. Voilà pourquoi de l’acier sur du métal de cloche , quand ces corps sont bien polis , frotte moins que du fer'sur du cuivre. La raison en est que plus les corps sont durs , moins ils s’usent, et que la quantité de travail absorbée parle frottement est proportionnelle à la quantité de maère enlevée. Enfin , quand du suif est interposé entre deux surfaces , celles-ci ne sont plus immédiatement en contact , il ne reste que le suif ont il faut vaincre la ténacité, et cette résistance est peu de chose. Nous
esignerons désormais par la lettre f le rapport constant du frottement à la pression.
103. Frottement du flan. — Considérons d’abord un plan horizontal et
2 m * PARTIE. .
indéfini MX (fig. 157 ), sur lequel est posé, parUune de ses faces , un corps du poids P tiré par une force quelconque F dirigée de bas en haut, et dont ab représente l’intensité en kilogrammes. Décomposons cette force en deux autres, l’une horizontale ac , qui produit le mouvement ; et l’autre perpendiculaire bc, ou verticale , qui tend à soulever le corps et par conséquent a diminuer sa pression sur le plan. Si cette composante verticale n existait pas, le corps presserait de tout son poids sur le plan , et la résistance quil opposerait au mouvement , ou son frottement , qui est toujours proportionnel à la pression, serait/ X?- Appelons p la composante horizontale de F , et 9 sa composante verticale. P — 9 sera la pression réelle du corps contre le plan ;/ (P -9) ou /X? -7X2 sera le Sottement véritable. Donc ici la composante verticale tend à diminuer le frottement du corps de /X 9, ou à favoriser d’autant la composante horizontale qui le fait mouvoir. On aura ainsi , pour l’équilibre ,
P -\~fi — /X È.
Remarquons que l’on a les proportions
ac
p : F : : ac: ab, ou p = F X ~ h '
Bt „ . bc