‹ Traité de mécanique industrielleChapitre 34 sur 89 · ALLONGEMENT · texte numérisé non relu

ALLONGEMENT

relatif à la limite

d’élasticité naturel 6 .

CEARG.

par

œil. car. correspondant à cette limite.

VALEUR

de E J par J milli.

carré.!

Bhêne, . .

Sapin jaune ou blanc.

Sapin rouge ou pin. .

Hêleze ou larix. . . .

Hêtre rouge

Frêne

Orbe.

km.

km.

êh = 0,00167 2,00 sh = 0,00117 2,17 ïk — 0,00210 3,15 -k = 0,00192 1,73 ïfo = 0.00175 1.63 “h- = 0,00113 1.27 = 0,00242 2,33

En se servant des nombres de ce tableau, on n’oubliera pas que la limite d’extension à faire supporter aux fibres des différentes espèces de bois dans les constructions durables , doit, tout au plus (272 et 275), égaler le i de celle qu’indique la 4 e colonne , dont les nombres sont d’ailleurs déduits d’expériences trop incertaines pour servir de base au calcul de la charge permanente. Cette charge devra toujours être déterminée , dans Chaque cas , par la règle pratique du N°. 269.

Résistance des cordes et des courroies.

276. Résultats des anciennes expériences sur les cordages. Suivant Coulomb , les cordes blanches , d’ancienne fabrication portent jusqu’à 50 et 60k par fil de caret , mais on ne doit jamais les charger au delà de 40k. Les cordes goudronnées ne portent que les § ou les f des cordes blanches, pour le même nombre de fils de caret.

D’après les expériences de Duhamel, le poids capable de rompre une corde de chanvre , est moyennement égal à

400 d- ou 40,o c- kilogrammes

det c exprimant le diamètre et la circonférence de la corde en centimètres; ce qui revient à environ 3k, 1 par millimètre carré de section.

Les cordages goudronnés durent moins et résistent moins que les cordes blanches; le goudron y entre pour f environ du poids total. La résistance des cordes mouillées n’est que le tiers environ de celle des cordes sèches. Le graissage avec du savon , des huiles, etc. , est plus nuisible qu’utile, en ce qu’il tend à faciliter le glissement des fils et torons.

Suivant le même auteur , la force des cordages augmenterait un peu plus rapidement que leur poids (1) ou que le nombre des fils de caret dont elles se composent; mais on est conduit à des conséquences, tout opposées, par le résultat des expériences qui seront rapportées ci-dessous (278) , et de celles qui ont été faites, en 1829 et 1830, aux forges de la marine royale à Guérigny, au moyen de la presse hydraulique, sur les câbles fabriqués à|l’arsenal de Rochefort , d’après les procédés de M. Hubert.

277. Résistance des câbles de la marine , de nouvelle fabrication. D’après les expériences faites à Guérigny, on aurait , pour calculer la plus faible résistance des câbles de marine , en grelins de 58 à 70 centimètres de circonférence , la formule empirique .-

33,53 c 9 — 0,00264 c4 = (33,35 — 0,00264 c 5 ) c 2 kilogr. , dans laquelle e est toujours la circonférence en centimètres ; ou bien celle-ci qui est un peu moins exacte :

53,53 n — 0,00000061 « 3 = (33,33 — 0,00000061 tt 2 ) n kilogr., et dans laquelle n exprime le nombre des fils de caret dont la corde se compose.

(i) Voici une règle pratique fort simple pour calculer le poids des cordages fabriqués à l’ancienne manière : « prenez le 1/5 du carré de la circonférence de la corde , exprimée en » pouces et mesurée directement par l’enroulement d’un fil délié, le résultat sera , en livres, vie poids d’une brassée de 5 pieds de longueur de cette corde, » Cela donne, pour le poids, en kilog, du mètre courant de cordage ,

0,00823 c 2 kilogrammes ,

c étant toujours la circonférence en centimètres. Les cordages fabriqués par la nouvelle méthode de M. Hubert , pèsent 1/9 en sus. Le fil de caret est une ficelle de 8 millimètres de tour environ, obtenue directement par l’opération du filage ; le toron ou touron est formé par le commettage (tordage) d’un certain nombre de fils de caret; Vaussière résulte du commettage de trois ou quatre torons; enfin le grelin est formé par le commettage de trois aussiéres à trois torons.

DES RÉSISTANCES

tes avantages des cordes fabriquées d’après Ja nouvel!- néfhnrl? p, , fistent principalement dans leur souplesse, et, surtout, d“n fetTdê la tension des fils de caret qui constituent chaque toron d’où résulte une plus grande résistance à la rupture. Nommant F et f les résistances res pectives de deux cordages fabriqués par la nouvelle et par i Sdenne mé thode en les supposant composés des mêmes fils (de 6 à 7 millimètres de en conférence), en même nombre m dans chaque toron et commis avec un égal nombre de torons, on aura, d’après M. Hubert ,’ C

Le eL d d’une frac£n m d n0UYea ’f cordages, l’emporte sur celle des f en r S toron™ a n, q T par - du nombre des fils fini composent

doiU le nombre* dpV Ë P ® ’ P ° Ur l,ne corde de 2P ° de circonférence, de 0,186. d 6 1 dC ° par toron ’ Faugmentation de force serait

Cette formule ne s’applique d’ailleurs qu’aux cordages dont les torons ont plus de 7 fils de caret, ou 1 - f de tour ; on en facilite l’application ea observant que, pour les cordes dont la circonférence est de dppilcalI0n

2 p°, le nombre des fils m=z i3 par toron .

4 P° — — * ot=5i —

consIdéSSfîf e ’ P °a" r r e der - nier cas •• F = 0,143 fi ce qui est

entreprises m, adîeurs Justifié par les moyennes des expériences

5 pu j pai Hubert, sur les anciens et les nouveaux cordages de v ’ f , a f° rc e a ete trouvée de 7588 et -16725 kilogrammes respecti- * ™’ a “ que 4 . la formule donne seulement p0U r le cordage

fnrf i fabrication . Ces épreuves ont été faites, à l’arsenal de ïtoche- ’ a " p°- ven d «ne romaine très-ingénieuse et très-puissante imaginée fFr «T . par ce ceIebre ingénieur, et dont on ne saurait mettre en doute ;nJ-“ ,eUSe , esactitude - Neanmoins on ne remarquera pas, sans quelque

1? t iSr. (TflïP îP ruen ï f n f i- J?îi - t - » 1 K

*PC uonnn ^ r ‘ v, ° ia iiiumc, tciui qui bS UCüüil ücS roriïlll-

a-ip apportées au commencement de cet article; maïs il faut prendre garde LJî 1 fournissent, non pas la moyenne, mais la plus faible résisaouveaux cordages , et que cette dernière a été obtenue par le T»»., • • ne presse hydraulique, dont les indications pouvaient être un

peu intérieures aux véritables efforts de tension.

f.,î. r aPn , on ne doit pas perdre de vue que les cordages de la Marine sont i/m q V es . en chanvre de première qualité, sans étoupe, peigné à 60 pour „ ni ca G r 1 ! e a ,^ P? ur cen * de déchet. Les cordes blanches d’épreuve, eDt a a réception, sont composées de 21 fils en trois torons, ppp , UI i e creonférence de 21 iig; eiles doivent supporter, sans se rom- L pùn IDe teilsion de 1500kl., tandis que les mêmes cordes fabriquées avec les f vre . pr ? venan t des déchets, portent seulement -i-iOOkU, quoiqu’on d’étoiipes 61 ^ 68 de man ‘ ère a en extraire, de nouveau, 28 pour cent

1 , circonstances montrent que la résistance des cordages est suseeptià pa 6 Varier beaucoup avec le mode de fabrication, et eiles nous engagent l)e l ip RS1 ^ iîer - ic *’- dails un article séparé, un extrait des résultats d’une suite d’expériences entreprises , en dernier lieu , par M. le capitaine

du génie Bodson de Noirfontaine , sur les cordages de fabrication ordinaire [Mémorial de V officier du Génie, N" 10, année 1829).

278. Résistance des cordages du commerce fabriqués en chanvre d’Alsace et de Lorraine. D'après les expériences dont il vient d’être parlé, la résistance des cordes ordinaires du commerce, est susceptible de varier, avec leur grosseur et la nature du chanvre ou de la fabrication, ainsi qu’il suit :

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