GRANDEUR
de la compression.
résistas ce calculée pour
l centimètr.
carré.
Plomb coulé. ...........
de la hauteur. , . .
il ^
Étain coulé
' vj de la hauteur . . .
' 1 Id
Cuivre battu
■ ,V de la hauteur. . . .
! 1 Id .
Cuivre jaune ou laiton. ......
1 To de la hauteur. . . .
! 1 Id- ■ • ■
Les expériences de M. Pictet (1), tendent à prouver que le fer, et même ïa fonte, ne suivent pas exactement, dans les premiers instants de Sa compression, les lois de proportionnalité des forces aux déplacements moléculaires qui s’observent, assez généralement, dans le cas de la traction dont nous nous occuperons bientôt : les accourcissements seraient comparativement un peu plus grands que les allongements , et les plus faibles charges donneraient lieu à des affaissements persistants , mais qui, sans doute, eussent disparu, après un temps suffisant de repos. M. Pictet a trouvé qu’une barre de fer ainsi pressée de bout , sans plier , s’est raccourcie de — 0,0001 de sa longueur primitive, sous une charge de 1k, 5 environ, par millimètre carré: ce qui donnerait pour la valeur du coefficient d’élasticité relatif à la compression et au millimètre carré de section:
E — 15000k seulement
282. Résistance de la fonte à la compression. Nous consignons ici les moyennes des résultats obtenus, par MM. Rondelet, Regnolds , Rennie et Karsten (2) , clans des expériences , sur des cubes de fer et de fonte de 0 à 27 millimètres de côté , où la grandeur de la compression n'a pu être appréciée directement.
RÉSISTANCE
INDICATION DU MÉTAL SOUMIS A L'ÉCRASEMENT. par
mïïiim. carré, k
Fer forgé 49
Fonte grise et douce ob-i r coulée horizontal* . 100
tenue au -*c«ke , tirée de| i r e fusion au haut fourneau , ) tj io 2
l’intérieur d’une barre et J ( coulée horizontal ’ 99
hmee. Cette fonte s’appla-( 2 e iusioii au cubilot, ) , , ,
tit brusquement, sans se ] ^ e ou * ^
réduire en poussière ni enf 2 e fusion au four à réverbère, ( coulée horizontal* . 1 * ^
fragments- \ \ Id . debout. ♦
IVIêaie fonte coulée en petite f masse, devenue Jdure et;
blanche parle refroidis- } ire fu f ion couîée deboilt - * * 5
sement, se réduisant en \ fusion au cubilot . * c 0
poussière avec explosion^ au ^ our à réverbère
et lumière. 1 „
Fonte de fer pour canons 2D °
(i) Bibliothèque universelle de Genève , Tom. i, pag. 17 i à 200.
{‘2) Manuel de la métallurgie du fer « trad. de Fallemand. avec des notes , par M. Culmani , chef d’escadron d’artillerie j 2 e éd. , T. I er , p. 78.
DES RÉSISTANCES. ÿlS
283. Observations relatives aux applications. La fonte de fer blanche et dure résiste, comme on voit, beaucoup mieux à la pression que la fonte grise et douce , mais elle est plus sujette à se briser sous l’influence des chocs et des secousses ; c’est pourquoi on prendra indifféremment pour l’une et l’autre, la résistance, par millimètre carré, égale à 100k, nombre qu’il faudra réduire à 20k, au moins, dans les applications aux blocs cubiques.
Quant aux supports isolés en fonte, et qui sont plus hauts que larges on réduira encore, d’après quelques expériences de M. G. Rennie le résultat qui précède, aux f , à la moitié ou à de sa valeur, selon que la hauteur sera égale à 4 fois 8 fois ou 56 fois l’épaisseur. ' 4
A l’égard du fer forgé, qui d’ailleurs est rarement employé à porter on sait, par les expériences de Rondelet : 1° qu’un prisme de ce fer’ chargé de bout, plie plutôt que de se refouler, quand sa hauteur surpasse le triple de son épaisseur; 2° que la résistance à la compression , indiquée dans le tableau ci-dessus, doit être réduite aux j de sa valeur, quand la longueur du prisme est égale à 12 fois son épaisseur, et à moitié environ quand elle est 24 fois cette même épaisseur.
Enfin, relativement à la désignation de fonte coulée horizontalement ou debout, on remarquera qu’elle se rapporte à des échantillons de fonte extraits de barres prismatiques qui ont été coulées dans la position horizontale ou verticale; ce qui, d’après l’opinion résultante des expériences de M. Rennie, tendrait à donner aux fontes, dans ce dernier cas. un accroissement de résistance d’environ à peu près inverse de celui de« densités. Les résultats moyens insérés au tableau , principalement d’après les expériences de M. Karslen, prouvent que la' différence de ténacité entre ces deux espèces de fontes, si elle existe, doit être fort peu prononcée, et ne mérite pas qu’on y ait égard dans les applications. F 284. Ténacité ou résistance des métaux à la rupture par extension. Oïl doit encore ici établir une distinction entre les métaux très-ductiles et ceux qui sont durs et cassants. Les premiers s’allongent, avant de se rompre d’une manière sensible, quoique très-lente; iis se contractent de plus en plus, puis s’effilent tout à coup vers la section où s’opère la rupture, et qui offre alors une notable élévation de température. Les seconds se contractent et s’allongent, au contraire, très-peu avant cet instant; ils cassent brusquement , avëc bruit et dégagement de lumière sans chaleur sensible en laissant apercevoir une fracture parsemée de grains plus ou moins °ros’ plus ou moins brillants. ‘ ° ’
Les fers, notamment, présentent à la fois l’un et l’autre caractères selon le degré d’affinage qu’ils ont subi , selon leur mode de fabrication ’ leur degré de pureté (253) , et c’est ce qui fait que, dans les nombreuses expériences auxquelles ils ont été soumis, on est arrivé à des résultats si variés et, en apparence, si contradictoires.
Ne pouvant ici rapporter ces différents résultats, nous nous contenterons de citer les moyennes de ceux qui concernent les diverses qualités ou espèces distinctes de fer , en faisant observer, d’après M. Karsten (1). que ! a couleur et la contexture qui se décèlent à la fracture , ne sont pas des indices suffisants et toujours certains de leur force de ténacité absolue, quoique généralement on puisse admettre que, parmi les fers fibreux.’ celui qui présente , à la cassure , du nerf, des pointes crochues et déliées, est le plus tenace , et que, parmi les fers qui offrent des indices de cristallisation, celui à gros grains est plus faible. Il est d’ailleurs utile aussi de remarquer que le fer grenu , ou à petits grains , peut se convertir en fer nerveux par la simple action de l’étirage au marteau ou au laminoir, et
>. ! ) Métallurgie du per , T i,p 38 et suiv delà trad- française.
que les fers cristallisés, à gros grains , peuvent, par le même moyen, être convertis en fer fibreux , mais dénué de nerf.