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006 . Frottement et adhérence des pierres , avec ou sans interposition de
plâtre ou de mortier. Le tableau ci-après montre que le frottement des pierres contre les bois et les métaux ou contre d’autres pierres, avec ou
DES RÉSISTANCES. 31 g
53 ns interposition de mortier, suit les mêmes lois que pour ies bois et les métaux, glissant entre eux, tant que ia force d’adhérence ou de cohésion de ces mortiers demeure très-faible ; mais qu’il en est tout autrement lors • que, pur suite de !a dessication de l’enduit, cette force a acquis une trèsgrande valeur : alors la résistance devient sensiblement indépendante de la pression, et elle croît, au contraire, à peu près proportionnellement à l’étendue des surfaces en contact. M. Morin , qui est arrivé à ce résultat dans ses expériences de -1834, déjà citées au N° 348, en conclut, non sans quelque vraisemblance, que le frottement et la cohésion ou l’adhérence n’ont pomt des valeurs indépendantes ou qui s’ajoutent simplement entre elies, pour constituer la résistance totale, mais que, suivant ieur prépondérance relative, ces deux forces, de nature très-distincte, se substituent l’une à 1 autre: de sorte que la résistance, au départ, est : ou exactement proportionnelle à la pression, quelle que soit l’étendue des surfaces, ou exactement proportionnelle à cette étendue, quelle que soit l’intensité de la pression. Nous ajoutons au dépars, parce qu’il est bien évident ici que, passé ce premier instant, et lorsque ies surfaces ont déjà été ébranlées, l’adhérence gu la cohésion des mortiers se trouvant détruite, c’est le frottement qui seul agit pour s’opposer an glissement des corps.
Cette conséquence qm doit s’étendre, è fortiori , à la résistance transverse (252) que les solides opposent à la rupture par glissement, n’est point d’accord avec l’opinion admise, d’après Coulomb, parla plupart des physiciens et des ingénieurs; mais elle n’en doit pas moins être considérée comme généralement plus conforme aux effets naturels, que l’hypothèse contraire oùi’on suppose l’action simultanée de deux genres de forces qui, au fond, doivent être une seule et même force, aux instants qui précèdent ia rupture. Seulement on ne saurait affirmer, d’une manière absolue, que l’adhérence et la cohésion soient réellement indépendantes de l’état primitif de compression des deux corps, c’est-à-dire de la pression sous laquelle la solidification s’est primitivement opérée.
D’un autre côté, ies résultats de M. Morin , concernant l’adhérence du mortier et du plâtre, présentent quelques variations relativement à l’influence de l’étendue des surfaces : l’auteur explique ces anomalies en observant que la dessication des mortiers doit être d’autant plus parfaite et plus prompte que l’étendue est moindre ; mais comme, sous ce rapport , ses résultats sont en désaccord avec ceux de M. Boistard, également consignés dans le tableau ci-dessous, et qui concernent les chaux grasses, on doit désirer que ies expériences soient répétées et variées de manière à détruire toute espèce d’incertitude.
l re ÎASTIE.
Table des résistances au glissement, des pierres, des briques, etc., à l’instant du départ et après un certain temps de repos.