‹ Traité de mécanique industrielle les différentes méthodes pour déterminer et mesurer les forces (volume 2)Chapitre 102 sur 109 · PL. VI · texte numérisé non relu

PL. VI

tiS

jM

i-ri r

tS6 *

DES MACHINES ET DES MOTEURS. m

La différence de hauteur du liquide dans les deux branches do h sur i est Ja colonne de pression résultante, de laquelle on déduit facilement p — pr } ei, p.ip biii le , f et p\ en observant que la pression d'une colonne d'eau , sur le mètre carre de surface, ayant un mètre de hauteur , est de 1000 kilojjr., et que celle d'une pareil te colonne de mercure est de 13 503 kiiogr.

107* Dèpen$o hypothétique par une paroi mince, et dèpeme effectîre* — - La détermination de la vitesse de sortie par l'orifice d'un réservoir conduit à la lotelion d'une question intéressante; c'est celle qui a pour objet de trouver Je volume on le poids du fluide écoulé dans un temps donné, dans Y\ par eiemple ; c'est ce qu'on nomme la dépense. Ce calcul serait facile si on connaissait la longueur A A' ( fig, 471) parcourue par la tranche supérieure AB pendant le temps qu'on considère, c'est-à-dire le volume ÀBB' A'. Mais on ne peut pas toujours mesurer cette longueur* Or , nous pouvons trouver ce volume par la vitesse du liquide V à sa sortie à l'orifice ah; car, cette vitesse étant supposée constante ou uniforme, les molécules de fluide qui son» en ah au commencement du temps pendant lequel on veut évaluer la dépense, seront en ab f au bout d'une seconde, et à une distance hh r — V , si on fail , rorame on le doit, abstraction de la gravité. Donc, le volume de fluide nhb* q\ écoule pendant l'unité de temps , est celui d'un prisme qui a pour mesure le produit de V multiplié par la surface de la section ab de l'orifice , et si je lorarae a Taire de cet orifice , nous aurons D=oXV. Celte dépense ainsi gslimée, qu'on nomme dépense hypothétique, est elle d'accord avec celle ju'on obtient par l'expérience et qu'on nomme dépense effective ? ou peut prévoir déjà que ces deux dépenses doivent différer entre elles en examinant les hypothèses sur lesquelles reposent nos calculs. Dans ces calculs , on suppose :

1° Que l'orifice ab est très-petit par rapport aux sections AB d'arrivée du fluide dans le vase, sans quoi les vitesses ne seraient pas les mêmes aux divers points de la veine à la sortie de ab , surtout lorsque cet orifice est pra* tique dans une paroi verticale , et la vitesse d'arrivée « ne serait pas négligeable ;

â° Qu'il n'y a dans le vase et au dehors ni obstacles , ni rétrécissement qui gênent l'écoulement, de façon que le mouvement est continu partout ;

3* Qu'il n'y a aucun frottement de l'eau contre les parois du vase; à la vérité, il est toujours très-faible, comme on le verra plus bas, quand la vitesse dans le vase n'est pas très-grande;

4" Enfin, que le fluide arrive à la surface du vase par filets parallèle* amenés d'une même vitesse t\ et que les filets sont également animés d'une même vitesse parallèle Y à l'orifice.

On remarquera que la dépense effective s'obtient par expérience en recueillant dans un vase l'eau qui s'écoule dans une ou trois minutes . et en divisant cette quantité par le nombre de secondes contenue d&tv& ta \.^mys>

Page 1