‹ Traité de mécanique industrielle les différentes méthodes pour déterminer et mesurer les forcesChapitre 13 sur 53 · SS · texte numérisé non relu

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216 Du meilleur mode d^application de l'homme aux trampofis. Après tout ce qui a été dit sur la formation et Fusage du tableau du IN"" 205^ il serait assez inutile de s'appesantir sur le précédent, qui a été établi d'api es les mêmes bases , et pour ainsi dire, sur les mêmes données; il nous ..suffira d'en déduire quelques conséquences que la comparaison des nombres de la dernière colonne de droite, rend manifestes, mais sur lesquelles il peut être utile d'appeler spécialement l'attention du lecteur.

Ainsi , par exemple , en comparant entre eux les effets utiles journaliers, fournis par l'homme employé à transporter des fardeauxsurun chemin horizontal, on voit que le parti le plus avantageux qu'on puisse tirer de sa force, c'est delui faire traîner une charelte à deux roues, aprèsquoic'estla brouette quioflFreleplus d'avantages, puissuccessivement le transport àdos, à lacivière et à la pelle par jets horizontaux de 4'° environ de longueur: les effets utiles fournis dans ces cinq cas , sont sensiblement entre eux dans le rapport des nombres 18, 11, 7,6et0, 6. La raison en paraîtra assez évidente encore (207), si l'on considère que l'homme n'a rien à porter dans le cas d'une charrette^ tandis qu'il supporte une partie de la charge dans celui de la brouette ; qu'il la supporte toute entière dans le transporta dos; qu'enfin ilsupporte à lafois la charge et la civière ou la pelle dans les deux derniers cas. A la vérité le pelleur n'est point obligé de transporter son propre poidsà une grande distance, comme dans les autres cas; mais, je le répète , il fatigue beaucoup des reins et des bras, par le mouvement qu'il imprimeà ceux-ci et à toute la partie supérieure de son corps, qu'il est d'ailleurs contraint d'élever , à chaque fois, d'une hauteur assez grande contrç l'action de la gravité. En tenant compte seulement de la force vive qu'il doit imprimer à chaque pellée de terre, pour la lancer à la distance horizontale de 4*", on trouve, par des considérations analogues àcelle du N^lôl (note) , qu'elle est au moins égale à celle qui serait nécessaire pour élevej cette même terre à la hauteur verticale de l'",6; maîî5, en raison du peu d'adresse des ouvriers, elle doit, en général, être beaucoup plus grande.

216. Remarques spéciales relatives aux mouvements de terres. En considérant combien est faible l'effet utile des hommes employés à remuer des terres au moyen de la pelle , on voit qu'il conviendrait peu , dans la pratique, de recourir àunsemblableprocédéhorsles cas où ils'agitd'exécuter des remblaisàde petites hauteurs ou à de petites distances horizontales, et pour lesquels l'emploi des voitures, brouettes ou tombereaux, serait imposible ou même désavantageux sous le rapport des dépenses accessoires et des pertes de temps. li est évident, en effet, qu'il faut a peu près autant de temps à un pelleur pour charger une brouette, un camion ou un tombereau, que pour projetter la même masse de terre à une hauteur verticale de l'",60 ou à une distance horizontale de 4™. A cet égard, unelongue expériencea démontré aux ingénieursque. dans le premier cas, un manœuvre très-ordinaire pouvait, danssa journée . charger 15™° de terre pesantmoyennement 1 800^ le mètre cube , dans une brouette placée à la hauteur d'environ 1" au-dessus de la partie en déblais., et qu'il n'en pouvait guère charger dans un tombereau, ou élever à la hauteur de V^fi, ou enfin projeter horizontalement à la distance de 4™, plus de 12"*' pendant le même temps, c'est-à-dire pendant une journée de lOii de travail effectif : c'est mêmed'après cette dernière base qu'ont été établis les nombres du tableau qui concernent le pelleur, et que les ingénieurs ont réglé pour chaque cas, la longueur des relais à la brouette, et la limite des distances auxquelles il devient avantageux de remplacer celle-ci par les camions ou Iqs tombereaux.

Il nous suffira ici d'avoir indiqu é cet objet de recherches qu'on trouvera développé, avec l'étendue que son importance réclame, dans les ouvrages qui traitent spécialement des mains-d'œuvre et desgrands travaux de constructions (1).

(i) Voyez notamment le Mémoire sur les terrassements, de M. le colonel du gënîe VaUlaut. inséré au troUiéme numéro du Mémorial de Vo-fficicr du génie.

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