‹ Traité de Mecanique industrielle, ou exposé de la science de la mécanique déduite de l'expérience & de l'observation, principalement à l'usage der manufactures & des artistesChapitre 36 sur 73 · I-678 4,827 4,981 5,i 40 5,3o4 5,473 5,ti · texte numérisé non relu

I-678 4,827 4,981 5,i 40 5,3o4 5,473 5,ti

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En comparant les nombres de cette table avec ceux qu'a donne' l'expérience , on remarque que depuis 100 degrés jusqu'à r 48 degrés, ils sont constamment un peu plus faibles que ceux-ci ; et qu'à partir de ce dernier terme , ils sont constamment un peu plus forts ; de telle manière qu'à 170 degrés de température, la table calculée donne une valeur d'environ un 8'. plus élevée que celle de l'expérience. H ne serait pas hors de raison d'attribuer la différence , d'une part, à la difficulté , on pourrait dire même à l'impossibilité d'évaluer avec exactitude le résultat de semblables expériences ; et d autre part, à l'imperfection de nos échelles thermométriques; qui doit avoir une grande influence sur nos observations $ principalement au-delà de i3o degrés centigrades.

Au surplus, l'usage que la pratique pourrait faire de cette table ne serait sujet, selon nous, à aucun inconvénient, at-j tendu , en premier lieu , que s'il était vrai qn on restât réel-? lement au-dessous de la valeur de la force de tension , dans; les limites de 100 degrés à 148, on ne se tromperait qu'à son avantage dans le travail qu'on ferait avec cette force ; et en second lieu, que, s'il était vrai qu'on évaluât trop haut pour lc$ degrés supérieurs à 148 degrés, on se mettrait dans le^ras di proportionner la résistance des chaudières à cet excès di pression ; pression que , sous ce rapport , il vaut toujour mieux s'exagérer que de s'en dissimuler l'étendue.

Maintenant, si l'on continuait de multiplier chaque t« par le rapport i,o3a , jusqu'à 116 degrés centigrades, exemple, et qu'on exprimât la force de tension de la par le nombre d'atmosphères correspondant aux. degrés de température, on verrait d'une manière frappante la rapidité de l'accroissement de la force, eu égard à la marche de la température.

Le tableau, suivant va nous montrer cet accroissement, et une conséquence importante à en déduire.

Gomme l'augmentation d'une atmosphère de pression ne correspond pas exactement à un nombre rond de degrés de température centigrade, nous affecterons du signe -f- le nom~ bre de degrés qui se trouvera un peu pins fort que ne l'exige le nombre d'atmosphères indiqué , et du signe — le nombre de degrés qui sera trop faible pour le nombre d'atmosphères de pression qu'on lui attribuera dans le tableau.

TEMPÉRATURE centigrade.

FORCE

Je la Tiipmir exprimée.] par le nombre d'ilmo^pliére» auquel ellcpeut (tire équilibre , a différent degré*! de température , d'jpré»

laUble calculée/

TEMPÉRATURE ocotigrad».

FORCE de la Tapeur ciprimée par le nombre d'at-

raotjihcrcs auquel elle

peut faire équilibre , a différent degrés de température, d'apres la table calculée.

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— '29 + tÔa

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On voit , par ce tableau, que le nombre de degrés de température auquel il faut élever la vapeur pour augmenter

a/|0 DE LA TAFEUR COMME FORCE MOTRICE , sa force de la valeur d'une atmosphère, va en diminuant à mesure qu'on monte l échelle de pression ; que pour ajouter une atmosphère de pression à de la vapeur à 100 degrés centigrades, il faut l'élever à 12a degrés environ, ou, ce qui revient au même, l'affecter de a a degrés de température de plus; et que, pour ajouter une atmosphère de pression de plus à la vapeur à ai5 degrés, il ne faut pas même un degré de température : à la vérité on double la pression dans le premier cas, et dans le second, on l'augmente seulement d'un trentehuitième; car on remarque, dans les limites du tableau, que pour doubler la pression, quelle qu'elle soit, il faut toujours affecter la vapeur d'un accroissement de température d'environ 22 degrés centigrades. Ainsi donc il faut cet accroissement de température pour passer de i à 2 atmosphères, de 4 à 8 , de 8 à 16, de 19 à 38, etc.; ce qui montre que si le rapport arithmétique de la progression qui représente la température est 22, le rapport géométrique de la progression exprimant l'accroissement de la force de la vapeur sera a.

Quant à la conséquence dont il est fait mention plus haut , la voici : puisqu'à une température de a 16 degrés centigrades il faut moins d'un degré de chaleur pour augmenter la force de la vapeur d'une quantité équivalente à la pression d'une atmosphère, il semble permis de conclure que vers ces degrés élevés, il y a un point au delà duquel on ne pourrait plus augmenter la tension de la vapeur, avec une chaudière et un fourneau ordinaires , quand bien même toute issue à la vapeur serait fermée, et à plus forte raison si on en laissait échapper des bouffées, comme dans le service d'une machine à vapeur.

On pourrait, selon nous, appuyer cette conséquence du raisonnement suivant : il est défait, i'. que, pour convertir une quantité quelconque d'eau en vapeur, ouy si l'on veut, pour

for tmr^ cette combinaison de calorique et d'eau' qu'on nomme Vapeur , 'il faut nécessairement un certain temps; ce ne peut être cfàn* manière subite , instantanée , quelle quesoît-la puissance cùlorifiante du foyery î°. q« un corps exposé ♦ l'action du feu rie Aent augmenter -ée chaleur que dans le' cas éîi iV en reçoit plus qu^tt n'eri^pevd ^rémission, par rayonnement , 'et l'on sart qu'il en perd d'autant plus qull est plus chaud : or , si une chaudière pleine d'eau et de vapeur est arrivée àr un tel degréde chaleur , qu'elle en perde , par le rayoooement , autant • qu'elle en reçoit du foyer , pendant le temps que la var périr mettrait à se former dans cette chaudière , il semble évident cjrie le pouvoir absorbant et le pouvoir émissif , yeriant ainsi à se contre-balancer, la chaleur de l'eau restera stationnaîre, ainsi que la tension de la vapeur.

On peut même dire què la chaleur et la tension de l'eau renrerriiée dabs une bombe hermétiquement fermée , et qu'on ferait rougir au feu , sans la fondre, finiraient par devenir aussi stationnaires; mais nous ne nous occupons que de ce qui est relatif à une chaudière à vapeur, telle qu'on l'emploie ordn ntirement. . -m- b >;,■ ;;.{. ■ ■: :: S

Et si, maintenant' i'foo connaissait par quel degré de chatèhr 6n pourrait exprimer faction caîorifiante d'un foyer otâtnAife sur une cnaudière à vapeur , ou saurait qu'à ce degré* la tension serait; naturellement et nécessairement station- ^aire. Il stira question plus loin d'expériences qui nous par raiisënr venir à l'appui de tout ce que, nous disons dans et moment, et faire rirésrimer ri^u'on ne peut guère elevert à plus dfe tftfc «fegrés centigrades la température de la vapeur dans line chaudière exposée à l'adieu d'un foyer ordinaire; peitfr étré triénïe nlroit-dnpas jusque-là, en^vacuant I» vupewr à Mesure ocelle scrafc produite. > ' ; 'n.i

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