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a58 DE LA VAPEUR COMME FORCE MOTRICE
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Les nombres poncés "datïs lesrS" , 9' et 1 o* colbnnes expriment la valeur de la tension de la vapeur par ppuce carré de surface', au-dessus d'une atmosphère, savoir : la 8* colonne , pour la vapeur, au maximum de force, ou, en d'autres termes, pour la vapeur saturant l'espace ; la 9e colonne, pour la même vapeur au double d'expansion \ et la 10% pour cette vapeur au triple d'expansion, c'est-à-dire ayant pris un volume triple.
On remarque qu'à l'exception du premier nombre de la 9e. colonne qui semble présenter une anomalie, l'expansion double laisse à la vapeur un peu plus de la moitié de l'excédant au- delà d'une atmosphère qu'elle avait avant l expansion, et que l'expansion triple lui laisse un peu plus du tiers de cet excédant ; or, s'il était permis de conclure de ce qui se passe dans ces deux premiers degrés d'expansion , pour ce qui peut avoir lieu à d'autres degrés d'expansion, on dirait que l'expansion à. quatre, à cinq, à, six fois, etc. , laisse encore à la vapeur le quart , le cinquième , le sixième environ de l'excédant qu'elle avait au-dessus d'une atmosphère. Une conclusion de cette espèce, si on pouvait l'admettre, paraîtrait venir à l'appui de la règle proposée par M. Woolf j mais d'abord nous n'avons pas été à même de pousser l'expansion aisez loin pour l'admettre; ensuite nous dirons plus : nous aurions poussé l'expansion jusqu'à quinze fois, vingt fois le volume primitif de la vapeur, nous aurions trouvé qu'à quinze ou vingt fois , la vapeur conservait encore la quinzième ou la vingtième partie à peu ■ près de ion excédant de tension sur ^atmosphère , que noas ne nous croirions pas encore en droit de conclure qu'un volume de vapeurdonné , d'une tension égale, par exemple à deux atmosphères ou à 3o livres par pouce carré, et renfermé dans un vase qui ne contiendrait absolument aucune particule deau h kjtat liçuidff^àùt CQaservar ; en occupant
2(jq DE LA VAPEUR COAIME FORCE MOTRICE,
par expansion un espace quinze fois plus grand, une pression à peu près égale à une atmosphère 9 dans le cas où la tempéra» ture primitive serait conservée , ainsi que M. Woolf le prétend .
Ce qui nous ferait grandement douter de l'exactitude des résultats fournis par nos propres expériences , c'est que nous ne pourrions pas affirmer que quelques gouttes d'eau liquide ne se trouvaient point dans l'espace dans lequel l'expansion s'est faite ou se serait faite; or celte eau, en se réduisant en vapeur par l'elTet de l'expansion et de la chaleur affluenle , vient ajouter à la tension ; et la valeur trouvée ou qu'on trouverait dans ce cas n'appartiendrait réellement pas au volume de vapeur sur lequel on a cru uniquement opérer.
Ceux qui ont manié des appareils à produire de la vapeur savent que quand ou lance de la vapeur par bouffées dans un corps de pompe, il est rare que des gouttes de liquide ne l'accompagnent et ne viennent se loger dans l'espace où l'on fait agir la vapeur. Cette circonstance est une cause d'erreur difficile à écarter dans lès expériences de \s nature de celles dont il est question et surtout avec un appareil comme celui dont nous nous sommes servis.
Nous dirons au reste, pour terminer sur cette matière, qu'il parait certain qu'on conserve à la vapeur un degré de tension relative assez considérable, en maintenant sa température pri-t mitiye, pendant qu elle subit divers degrés d'expansion. ,
Mais quelle est la valeur réelle de «elle tension conservée, en toutes circonstances, et indépendamment du concours de L'eau à l'état liquide ? nous pensons que c'est à de nouvelles expériences qu'il appartient delà déterminer; expériences fort délicates, fort difficiles à faire, si l'on veut se mettre à même décompter avec certitude qu'on n'opère que sur de la vapeur pure, dans un espace parfaitement dépouillé d'eau à l'état liquide.
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