BAROMÈTRE
Le baromètre, ramené à sa plus grande simplicité, consiste dans un tube de verre de plus de trente pouces de hauteur, et scellé par le haut. On remplit ce tube de mercure , que l'on a soin de faire bouillir pour le purger d'air; puis, en tenant le doigt appliqué sur l'orifice inférieur, on renverse le tube , et on le plonge par le même côté , dans une cuvette de verre , où l'on a versé pareillement du mercure. On retire le doigt , et l'on voit à l'instant le mercure descendre dans le tube à la hauteur d'environ a8 pouces; on attache ensuite le tube avec sa cuvette sur une planche divisée en pouces et en lignes , à partir du niveau que donne le mercure renfermé dans la cuvette. On a ainsi un moyen d'observer les variations que subit la pression de Tau-, en vertu des causes d'où dépendent les phénomènes de la météorologie.
Cette construction est sujette à une imperfection qui empêche que les mouvemens de la colonne de mercure , estimés d'après les indications de l'échelle, ne soient exactement proportionnels aux différentes pressions de l'air ; car , à mesure que cette colonne monte ou descend , elle détermine une petite portion de mercure que renferme la cuvette à passer dans le tube ou à rentrer dans cette cuvette, ce
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qui fuit varier la position du niveau; en sorle qu'il ne répond pas constamment à zéro de l'échelle , qni est cependant le terme de départ auquel se rapporte l'observation de la hauteur à laquelle répond l'extrémité de la colonne sur la même échelle. Cette imperfection est d'autant moins sensible que la cuvette a plus de largeur vers l'endroit de La ligne de niveau. On a imaginé différens moyens pour la faire disparaître : par exemple, dans certains baromètres on a rendu l'échelle mobile dans le sens de sa hauteur ; de manière qu'à l'aide d'une vis de rappel on est toujours maître de ramener la ligne de niveau à se trouver exactement vis-à-vis le zéro de l'échelle. On substitue alors à la cuvette une portion du tube même de l'instrument qui, dans ce cas, est recourbé par sa partie inférieure, la variation sensible de niveau qui en résulte pouvant toujours être corrigée par le mouvement de l'échelle. D'autres physiciens emploient une seconde cuvette d'une plus grande capacité , et remplie en partie de mercure , dans laquelle la cuvette du baromètre est entièrement plongée. Lorsqu'on veut faire une observation , on élève le baromètre avec sa cuvette au-dessus du mercure environnant ; et comme alors cette cuvette se trouve toujours pleine , la ligne de niveau donnée par la surface supérieure du mercure quelle contient conserve une position fixe par rapport à la graduation.
On voit par ce qui précède que l'échelle du baromètre est réglée d'après un tout autre principe que celle du thermomètre. Les mouvemens de la liqueur, dans ce dernier instrument, se mesurent en parties proportionnelles à la distance entre les deux limites données par l'observation; ils diffèrent , dans les divers thermomètres, quoique par des degrés semblables, quand les circonstances sont les mêmes : dans le baromètre, au contraire , où il n'y a qu'un terme fixe, savoir le niveau qui s'établit de lui-même dès le premier instant, la hauteur de la colonne se mesure d'une manière absolue ; et elle augmente ou diminue par des degrés égaux, dans les différens baromètres soumis aux mêmes variations de l'atmosphère.
Si l'on veut introduire la division décimale dans l'échelle du baromètre, les limites des variations de la colonne , qui s'étendent dans l'espace compris à peu près entre le vingt-sixième et le vingt-neu-
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vième pouce, répondront, Tune à 70, et l'autre à 78 centimètres , depuis la. ligne de niveau, ce qui fait 8 centimètres pour le champ de l'observation : dans le même cas, l'élévation de 28 ponces répondra & 758 millimètres. Extrait de l'ouvrage ci-dessus.
fis DU SECOECD VOLUME.
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