THÉORIE DT MOUVEMENT DES MACHINES
par là pourquoi nous n’avons pas tenu compte du inouvenient vibratoire des molécules, en évaluant la perle de force vive, dans le choc de deux corps sphériques qui ne présentent pas les caractères de l’élasticité parfaite (§ ^25,3) : nous avions en vue de nous faire une idée de ce qui se passe dans les machines, lorsqu’il se produit des chocs entre les pièces dont elles sont formées.
La perle de force vive par les mouvements vibratoires que prennent les molécules, constitue certainement la principale cause de perle de travail dans les machines. Elle ne se produit qu’exceptionnellement par les chocs, que l’on est presque toujours en mesure d’éviter complètement; mais elle se présente au contraire constamment par suite du mouvement des pièces solides qui se meuvent en se touchant par leurs surfaces, soit que ces pièces glissent les unes sur les autres, soit que leur mouvement relatif se réduise à un simple roulement. Nous avons vu (§§254 et 255) comment, dans l’étude du mouvement de ces pièces, on peut faire abstraction de la production du mouvement vibratoire dont il s’agit, en lui substituant certaines forces capables d’occasionner la même perle de travail, (’/est de celte manière que l’on doit comprendre que les frottements et les résistances au rouleluent soient mis au nombre des forces résistantes auxquelles nous avons attribué le* nom de résistances passives.
En établissant une machine, on cherche toujours à rendre T/ aussi petit que possible par rapport à T» ; et on y parvient en se fondant sur les idées que nous venons d’indiquer, relativement aux causes de perte de travail et de force vive. Ainsi, par exemple, en donnant un poli et une dureté convenables aux surfaces des corps qui doivent glisser les uns sur les autres, et en graissant ces surfaces, on diminue l’intensité du frottement qui se développe entre elles; d’un autre coté, en faisant en sorte que la vitesse du glissement soit- aussi petite que possible, on diminue le travail dù au frottement dans un temps donné. Mais, de quelque manière qu’on s’y prenne, on ne peut pas faire que la quantité de travail moteur T,«, nécessaire pour produire une quantité donnée T„ de travail utile, par l’intermédiaire d’une ma-