AXIOME
L'effort e»t égal et amlraire à la rixhtani-t.
Cet axiome n'est que l'expression de notre maDière de roiicevoir la transmission d'une action quelconque. Ainsi, sî une force agit sur un objet fixe, la fixité de cet objet détrïiil la force, de sorte que les choses se passent comme si l'objet développait une force égale et contraire à l'autre. De mi^me si deux corps sont invariablement unis entre eux par une lige rigide et que le premier, en vertu de son monvemeut ou des forces qui le sollicitent, exerce ua effort quelconque sur le second, cet effort sera employéàmouvoir ce second corps, et les choses se passeront comme si, le second coi^s n'existant pas, le premier était directement soumis à un effort égal et cootraire à celui que nous venons de considérer, et agissant suivant la direction commune de la tige.
3>1. — Bot de la mésanl^Be. Le but de lu mécanique est désormais facile à indiquer ; ce que nous ne pouvions faire dès l'origine, à cause du manque de notions suflisanies sur les cboses que l'on y considëie.
Ce but peut être résumé dans l'énoncé d'un seul problème gênt'raletde son inverse, de la manière suivante :
Etaiitdontiét dei corpg detnaiêet connvei,ainti que Ut forces qui te» sollicitent, également connue» à chaque inttant quant à leur» grandeur», leur» direction» et leur» point» d'application, dèlm-tniner le mouvement que ce» corps doivent prendre, c'est-à-dire trouver quelle» serotit, à tout moment, la vitesse, laposition dans l'espace et la Irajectoirfi de chacun des points de ces corps.
Rt réciproquement :
Comtaisianl, à tout instant, le mouremeut des points
n,g,t,7rJM,GOOglC
DÉFINITIONS Ef AXIOMES. 37
et ht mattet dti corp», déterminer lei force» qui tet goUieitent.
Ce double pi-oblènie, (jui n'en forme qu'un seul en réalité, doit, pour éti'e absoluniuul général, se rapporter non-seulement à des con>s mathe'maliqvement toliàet on de forme invariable, mais s'appliquer aussi à des corps d'une constitution tout à fait quelconque, tels que ceu\ qu'on nomme liquide» et gazeux, et même à ces corps intermédiaires sans désignation physique précise, et qui sont dits plus ou moins flexible», e'iattique», vttqueux, pâteux, etc.
En un mot, tout corpt matériel, de quelque manière qu'il soit coDSlitné, doit être l'objet du problème mécanique, envisagé dans sa plus gmnde généralité spéculative. Nous n'avons pus h nous préoccuper, à ce point de vue, des difficultés, souvent insurmontables, qui pourront restreindre le développement effectif de la science. Nous nous bornons à tracer le champ philosophique de ses investigations.
Plus tard nous indiquerons sur quelles considérations est basée la division de la mécanique eu deux branches :
L'une qu'on appetie jite'eanique rationnet/e ;
L'autre qu'on nomme mécanique appliquée.
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