LOIS DE LA NATUBC. M
tt réduit réelIcmeDt à répéter en termes abstraits le fait lui- « même, et à dire que les corps ont une tendance naturelle « à se mouvoir en ligne droite, ce qui était précisément la (< proposition à éinbiir. n
S7. — Dans plusieurs traités de mécanique, on s'appuie sur la loi dlnenie pour définir la vitesse du mouvement varié. On dit que cette vitesse, à un moment quelconque, est celle du mouvement nnirorme qui succéderait au mouvement varié, si tout à coup les forces cessaient leur action.
Cette définition a le tort de faire dépendre une conception purement logiqtie d'un fait expérimental. Nous imaginons très-bien que ia loi d'inertie pourrait être autre qu'elle n'est réellement, et que le mouvement qui succède au mouvement varié, après la disparition des forces, pourrait n'être pas uniforme, mais se ralentir au contraire graduellement, ou, qu'étant uniforme , sa vitesse eïlt subi tout d'abord une brusque diminution, an moment même où les forces ont cessé. Ces hypothèses auraient pour résultat de donner à la vitesse, définie comme il vient d'être dit, une valeur dilTéd» ,
touchent-eiles à la conception de la vitesse elle-même? Ne continuons-nous pas à mesurer la vitesse par la limite du rapport de l'espace parcouru au temps, lorsque, dans le mouvement varié, on prend ces quantités de plus en plus petites ?
Si la vitesse, telle qu'elle a été définie au n' k, se trouve effectivement égale à celle du mouvement uniforme qui succède au mouvement varié, on ne doit y voir qu'une coïncidence heureuse avec les fkits, mais null«nent confondre la conception avec ces faits eux-mêmes.
38. — Le mot d'inertie reçoit souvent un autre sens que celui qui se rapporte à la loi d'inertie. Nous allons l'indiquer, quoique nous ne devions jamais le lui donner dans la suite de cet ouvrage, mais uniquement pour mettre en garde
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Ull LIVRE I. — NOTIONS PON DAN ENTA LES.
coiitrv une locution litrangèrv à la niécaiiiqric. dn ilit « que la matière est inerte, ou qu'éUint primitivemeat au ■'«pos, elle ne se met pas en mouvement tant qu'une cause n'agit pas sur elle. » Si par caute on entend iiim caute que/conqtie, dans l'aecepliou la plus générale du mol, cela est évident, <>l l'aphorisme ci-dessus ne signifie plus rien ; car tout mouvement qui se pioduk est incontestablemeni dà à une caube. Si, au contraire, on entend une cau*e extérietite au corps, — ce qui est, je crois, la pensée véritable qu'on a aloi-s dans l'esprit, — nous répondons qu'on n'en suit ubsolnraeut rien, et que la question est oiseuse au point de vue scientifique. £n effet, voici un corps qui, abandonné ù lui-même, tombo vers la len'e. Est-ce ù din^ que la cause de cette chute est extérieure au coips, ei que la terre agit sur lui à la manière d'un effort direct, comme si nous-mêmes le mettions en mouvement en le poussant dans un ceiiatn sens? N'est-il pas tout aussi légitime de concevoir que la cause est en dedans du corps, et que ce corps, placé en présence de la terre, se meut spontanément vers elle? Pourquoi n'en serait-il pas ainsi, puisque rien dans le phénomène n'implique nécessairement l'un des deux points de vue de prrféreocc à l'autre, et que tout semble, au contraire, indiquer que la cause du mouvement est à la fois dans la terre et dans le corps? Disons tout de suite que le mot d'inertie, comme synonyme d'incapacité de la matière à te mouvoir spontanément, n'a réellement aucun sens. La seule chose intéressante à constater pour le géomètre, c'est qu'un corps, dans certaines circonstances telles, par exemple, que le voisinage d'autres corps, se met en mouvement comme si un effort comparable au\ udlres lui était appliqué ; et pour s'opposer à ce mouvement, il faudrait appliquer effectivement au corps cet effort en sens coulraire.
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WtS RE t\ XATl'RE. '(S
l»e«xtéHie l«i , élu loi d« réaction ,
DËCOUVEnTC PAU KEA'n».