QUATRIEME PARTIE. — CHAPITRE VI
d*où l'on tire
Cette formule montre que, pour la facilité de la mise en train, il ne faut pas faire travailler la machine; on diminue ainsi le second merabre de l'équation de T„ : il faut également que soit le plus petit possible ; or la machine, partant du repos, était primitivement dans une position d* équilibre stable; son centre de grainté était le plus bas possible (305). Le travail de la pesanteur va donc être négatif, puisque le centre de gravité va s'élever : il faudra donc diminuer autant qu'on le pourra le poids des organes et s'efforcer de donner à la machine des mouvements tels, que son centre de gravité se déplace le moins possible.
Nous ne parlerons point de l'action des masses attirantes, elle est négligeable; et si nous en avons parlé, c'était pour pouvoir démontrer l'impossibilité du mouvement perpétuel dans les machines dans lesquelles on fait intervenir les aimants.
Lorsque la machine est en train, si l'on considère deux instants différents, on aura
Cette équation montre que si le premier membre
m ^A^ ~' c'est-à-dire si la variation de la force
vive est peu considérable, T,„ pourra conserver une valeur à peu près constante (pourvu toutefois que le travail de la pesanteur soit faible) pour un même travail utile T^. Si, depuis l'époque ^o jusqu'à l'époque £, le centre de gravité de la machine s'abaisse, =i= sera positif; il faudra alors tacher que Zmv' — ^mv\ soit positif dans celte
a64 TRAITÉ DE MÉCANIQUE RATIONNELLE.
période plutôt que dans la période pendant laquelle Sm^'* — Smf^J serait négatif. Toutefois, si Ton pouvait réduire et Sm^'* — Smt'J à o, c'est-à-dire faire mouvoir le centre de gravité de la macbine dans un plan horizontal et obtenir un mouvement uniforme, cela n'en vaudrait que mieux, parce que les variations de vitesse produisent des variations dans la valeur des forces d'inertie, et par suite dans les tensions des organes de la machine. Ces variations de tensions occasionnent des vibrations qui se traduisent en travail nuisible, comme nous Pavons déjà dit.
Le travail nuisible T„ doit être diminué autant que possible, car le rendement est d'autant plus grand que T„ est plus petit. On diminuera T„ en simplifiant les transmissions de mouvement, parce que, ainsi, Ton diminuera l'étendue des surfaces en contact et par suite les frottements; on diminuera les pièces vibrantes, et enfin le nombre des chocs. Enfin on diminuera T^^ en graissant les parties frottantes, en diminuant leur étendue, etc. ; lorsque des pièces seront assujetties à se mouvoir dans l'eau, on diminuera la résistance de ce fluide en évitant de donner aux points des surfaces noyées une vitesse normale à ces surfaces, enfin en diminuant leur nombre et leur étendue.
Remarque. — De cette discussion résulte un fait paradoxal , mais pleinement confirmé par Texpérience. Lorsque l'on cherche à pulvériser une substance, l'emploi des meules sera généralement plus économique et meilleur que celui des pilons. En effet, les pilons produisent des chocs considérables sur des corps peu élastiques, d'où perte de travail ^ pendant que le pilon travaille, le moteur travaille aussi, mais en pure perte, puisqu'il n'agit pas sur le pilon abandonné à son propre poids : les meules ne sont soumises à aucun de ces inconvénients.