III. — Des volants
317. Nous avons déjà fait observer que la régularité du mouvement était l'une des conditions de l'établissement d'une bonne macbine : on peut obtenir cette régularité au moyen de volants. Les volants sont des roues très-grandes et très-pesantes que Ton place sur des arbres de la macbine dont on veut régulariser le mouvement* La force vive du volant est égale à son moment d'inertie par rapport à Taxe de rotation multiplié par le carré de sa vitesse angulaire 5 si donc le moment d'inertie d'un volant est très-grand pour une variation donnée de force vive : T^ — T„ — T^ ± ©, la variation de la vitesse angulaire du volant sera petite , et par suite la variation de la vitesse des organes de la macbine sera elle-même petite.
Pour calculer les dimensions d'un volant, on se donne les vitesses extrêmes entre lesquelles on consent de faire varier sa vitesse angulaire. En désignant par &) et 0)' ces vitesses extrêmes, la variation maxima de la
force vive du volant sera (w* — &)'*) -» I désignant son
moment d'inertie, ou bien (w — o)') 1. Cette va-
riation de force correspond à une variation donnée A dans le travail moteur et dans le travail résistant. En posant alors
on en déduit I le moment d'inertie du volant. On voit que si o> — w' est très-petit, w -4- o)' devra être assez grand. Il y aura donc intérêt, pour ne pas trop augmenter les dimensions du volant, à placer cet appareil sur un arbre qui
a66 TKÂITÉ DE MÉCANIQUE HÂTIONNELLE.
tourne avec rapidité. I étant connu, la forme du volant comporte encore une grande indétermination , que Ion lèvera en partie en faisant en sorte que le volant résiste aux tensions et aux tractions dues aux forces d^nertie»