QUATRIÈME PARTIE. CHAPITRE VI
doit calculer les dimensions en parties infiniment petites, et Ton exprime que la force qui sollicite chacune de ces parties est inférieure à celle qui suffirait pour la rompre.
Supposons, par exemple, qu'il s'agisse de calculer la forme et les dimensions à donner a une colonne verticale massive pour qu'elle puisse supporter un poids P sans se rompre.
Le problème précédent peut admettre une infinité de solutions. On le rendra déterminé en admettant que la colonne doive être de révolution. Faisons celte hypothèse. Soit h la hauteur totale de la colonne, et considérons une tranche d'épaisseur dz prise à la hauteur z^ au-dessus du pied de la colonne. La tranche dz supporte, outre le poids P, tout le poids des matériaux qui forment la colonne depuis la hauteur z jusqu'à la hauteur h. Soit 7'le rayon de la tranche 5 la surface de sa base sera 7rr*; la partie de la colonne située au-dessus de la tranche en question sera
En appelant D la densité des matériaux de la colonne,
h r^dz -f- P
sera le poids qui repose sur la tranche considérée; l'unité de surface de cette tranche supporte donc le poids
^(D.^*rV. + p)
ou
rVzH-
Trr'
Cette quantité doit être au plus égale au poids Ef^ capable de rompre un cube de matière ayant pour côté l'unité de
longueur. Posant alors
rJ
on aura une relation entre r et z, qui fera connaître le profil de la colonne. On tire de l'équation précédente
OU, en différentiant par rapport à 3,
On en conclut
— DTrr'rzr 2n7rr— -•
dz
dz =z — dr,
En intégrant, on a
, , an , I
(i) z = -—- 1 — h const.
' Dr
La constante s'obtiendra en écrivant que la partie supérieure de la colonne résiste au poids P sans se rompre; le
poids supporté par unité de surface est — ^^ x désignant
le rayon de la tranche supérieure de la colonne, et l'on
doit avoir
Trar^
OU bien
V ttE
Écrivons alors que, dans la formule (i), on a r= i/ — pour z = hy et nous obtiendrons
2II An
const.;