CHAPITRE XXXV
THÉORIE DES TOURBILLONS
732. Indications historiques et bibliographiques. — La théorie des mouvements tourbillonnaires repose sur des théorèmes qui sont dus à Helmholtz {Journal de Crelle, t. c.5, 1 858) et qui constituent le plus grand progrès fait en Hydrodynamique depuis les recherches d'Euler, de Lagrange et de Gauchv.
Ces théorèmes ne s'appliquent qu'aux fluides parfaits dans lesquels il existe une relation entre la densité et la pression et qui sont soumis à des forces conservatives, c'est-à-dire dérivant d'une fonction de forces uniforme. Lorsque les conditions dans lesquelles est placé un fluide diffèrent très peu de ces conditions théoriques, on peut encore se servir des théorèmes de Helmholtz en considérant les résultais obtenus, non plus comme rigoureusement exacts, mais comme représentant seulement une première approximation.
Les mouvements tourbillonnaires paraissent jouer, dans les phénomènes météorologiques, un rôle considérable que Helmholtz a tenté de préciser.
Cette théorie a donné naissance à de nombreux et importants travaux de Rirchhoff, de lord Rajleigh, de J. Thomson et de lord Kelvin (Sir W. Thomson). Ce dernier a cherché, dans l'existence des mouvements tourbillonnaires, une explication mécanique de l'univers, en admettant que la matière est continue, mais que certaines portions sont animées de mouvements tourbillonnaires (atomes tourbillons) qui, d'après les théorèmes de Helmholtz, doivent se conserver.
Enfin, les équations qui servent à définir les mouvements tourbillonnaires présentent, avec les équations de l'Eleclrodynamique,