CHAPITRE XXXI
ces pressions sont normales aux génératrices; 3" de la somme des pressions appliquées aux éléments de AB qui est nulle, car toutes ces pressions sont nulles.
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Somme des projections des pressions sur un axe horizontal D. — Si l'on construit une surface cylindrique horizontale ayant pour directrice Je contour de G et fermée par une section droite AB d'aire S {fig- Sog), la résultante de toutes les pressions exercées par le liquide sur les parois du volume ainsi limité est égale au poids du liquide intérieur à ce volume. La somme des projections de toutes ces pressions sur un axe horizontal D est donc nulle. Comme les pressions sur la surface cylindrique ont des projections nulles, on voit que la somme des projections des pressions appliquées à la paroi courhe C est égale, en valeur absolue, à la pression totale sur la paroi plane AB. On a donc, en appelant X la somme des projections des pressions appliquées à C,
/>,; étant la valeur de la pression au centre de gravité de l'aire plane S.
Somme des moments des pressions par rapport à un axe vertical ^. — Construisons la surface de révolution obtenue en faisant tourner l'aire courbe C autour de A et menons en AB une section plane méridienne {^fig- 3io). Appelons M la somme des moments des pressions appliquées à C et [j. la somme des moments des pressions appliquées à la surface [)lane AB, par rapport à A.
Si l'on considère le volume liquide limité par C, par la suriace
l86 ÉQUILIBRE ET MOUVEMENT DES MILIEUX CONTINUS.
de révolution et par la section méridienne AB, les pressions exercées par le liquide intérieur sur la surface limite ont une résultante égale au poids de ce liquide. La somme des moments de ces pressions par rapport à A est donc égale au moment du poids qui est nul, car A est vertical. D'autre part, les pressions, appliquées aux éléments de la surface de révolution, ont des moments nuls, car elles rencontrent A; on a donc
On est ainsi ramené à calculer u,, c'est-à-dire à résoudre le problème des pressions pour une paroi plane AB.
646. Remarque sur la pression atmosphérique. — Il peut arriver que Ion ail à évaluer les pressions totales sur une paroi qui, par une de ses faces, est en contact avec; un liquide pesant avant une surface libre So et, par l'autre face, avec l'atmosphère. Dans ce cas, un élément c/o- de paroi situé à une dislance z — Zq au-dessous du plan Sq de la surface libre subit, sur la face en contact avec le liquide, une pression normale
/?o désignant la pression atmosphérique, et sur l'autre face la pression />y ch en sens contraire. La résultante de ces pressions est donc la force normale 73(3 — Za)d'j. c"esl-à-dire la même que si l'atmosphère n'existait pas.
647. Exercice : Toile rectangulaire soumise à la pression d'un liquide pesant. - Iiuagiiiuns un \a«e avant la forme d'un paralléléj^ipède rectangle à arêtes verticales, dont le fond est remplacé par une toile rectangulaire, imperméable, parfaitement flexible et inextensible, attachée par ses bords opposés aux droites AB, CD : les faces A A'D'D et BB'G'G sont supposées prolongées de façon à constituer finalement un vase clos (Jig. 3i4, I). On demande quelle forme d'équilibre prendra la toile, quand le vase contiendra un liquide pesant en équilibre.
On peut regarder comme évident que la toile prend la forme d'un cylindre horizontal dont la section droite a une forme indépendante de la longueur AB de la toile.
Pour avoir la forme de cette section droite, il suffit de chercher la figure d'équilibre d'une bande EF de toile comprise entre deux sections droites infiniment voisines dont la distance est £; nous assimilerons une