THÉORIE DES TOURBILLONS
7o'2. Indications historiques et bibliographiques. — La lin' crie des mouvements lourbillonnaires repose sur des lliéorùmes qui sont dus à Helmholtz {Journal de Creile, t. lo, i858) et qui constituent le plus grand progrès fait en Hydrodynamique depuis les recherches d'Euier, de Lagrange et de Cauchy.
Ces théorèmes ne s'applupient qu'aux fluides jjaifaits dans lesquels il exisle une relation entre la densité et la pression et qui sont soumis à des forces conservalives, c'est-à-dire dérivant d'une fonction de forces uniforme. Lorsque les conditions dans lesquelles est placé un fluide diff'èrent très peu de ces conditions théoriques, on peut encore se servir des théorèmes de Helmholtz en considérant les résultats obtenus, non plus comme rigoureusement exacts, mais comme représentant seulement une première approximation.
Les mouvements lourhillonmiires paraissent jouer, dans les phénomènes météorologiques, un rôle considérable que Helmholtz a tenté de préciser.
Cette théorie a donné naissance à de nombreux et importants travaux de Kirchhoff, de lord Rajleigh, de J. Thomson et de lord Kelvin (Sir W. Thomson). Ce dernier a cherché, dans l'existence des mouvements tourbillonnaires, une expllcalion mécanique de l'univers, en admettant que la matière est continue, mais que certaines portions sont animées de mouvements tourbillonnaires (atomes tourbillons) qui, d'après les théorèmes de Helmliollz, doivent se conseryer.
Enfiu, les é(piations qui servent à définir les mouvements toui'billoiiiiaires présentent, avec les é(juations de l'Eleclrodynamique,