‹ Traité de médecine (volume 2)Chapitre 108 sur 135 · MERCURE. ,,. · texte numérisé non relu

MERCURE. ,,.

Les causes précédenles donnent presque toujours lieu à un empoisonnement aigu. L'empoisonnement chronicpie est. le plus souvent, une intoxication professionnelle, dont les symptômes sont fort différents. L'hydrargjrismc chronique s'observe principalement chez les individus qui travaillent le mercure. Il est exceptionnel chez les malades soumis à un traitement mercuriel prolongé.

Lhydrargyrisme professionnel soLserve chez les ouvriers employés à l'extraction du mercure. Il est extrêmement fréquent dans les pays où se fait celle extraction (à Idria. à Almaden. dans le duché de Deux-Pontsj. A Idria, sur 516 ouvriers. \'2'2 ont été atteints (Rabuteau). Les vapeurs du mercure, extrait par un simple grillage de sa gangue à l'état natif ou à l'état de cinabre, sont surtout nuisibles. L'action de ces vapeurs ne se borne pas à influencer les ouvriers qui travaillent le minerai. Elles dillusent au loin et intoxiquent à distance les habitants des villages avoisinant les mines. Les gens du pays ne travaillant pas à l'extraction du minerai peuvent encore être atteints d'hvdrargyri^me par suite du contact incessant avec les mineurs, dont les vêtements, la peau, les cheveux, les poils de la barbe sont imprégnés de mercure. A Idria et à Almaden, les animaux eux-mêmes subissent l'action des vapeurs de mercure.

Avec l'intoxication professionnelle des mineurs travaillant dans les mines de mercure, il faut encore citer l'intoxication chronique de certains ouvriers que leur profession oblige à employer le mercure (doreurs, metteurs en tain, damasquineurs, chapeliers, constructeurs de baromètres et de thermomètres, ouvriers préparant les substances médicamenteuses à base de mercure, etc., etc.). A Paris, une intoxication hydrargyrique professionnelle assez fréquente s'obserse chez les ouvriers employés au sécrétage des poils, où elle a été étudiée par Letulle. Londe et Marie ont récemment signalé lhydrargyrisme professionnel consécutif à l'emploi de cartouches de fulminate de mercure, chez 4 personnes qui tenaient un tir forain ('j. Une autre cause d'hydrargyrisme professionnel a été mise en évidence par MM. Landgraffet Litten, qui ont observé des symptômes d'intoxication mercurielle chez les ouvriers employés à la préparation des fils nécessaires aux lampes à incandescence.

Symptômes de l'empoisonnement par le mercure. — Les .symptômes de l'empoi.-onnemenl par le mercure varient suivant la dose de poison et suivant le mode d'administration. Il est nécessaire de les étudier dans deux formes particulières : dans l'intoxication aiguë et dans l'intoxication chronique.

Dans la forme aiguë, les symptômes relevant d'une altération du tube digestif dominent la scène morbide. La stomatite, les troubles digestifs et l'entérite se manifestent par des signes d'une importance capitale, qui figurent avec une intensité variable suivant les cas.

L'évolution clinique permet, à l'exemple de Tardieu, de décrire deux formes d'intoxication mercurielle aiguë : une forme suraiguë et une forme subaiguë.

Forme suraiguë. — La forme suraiguë réalise le type des empoisonnements par substances corrosives. Elle se voit chez les sujets qui ont absorbé une forte

(') Marie el Loxde, Rev. (f hygiène cl de polkc sanitaire, VI. 10.

[H. RICHARDIÈRE

mi INTOXICATIONS.

dose de poison. On l'a encore observée après l'application d'un sel de mercure (nitrate, acide, etc.) .sur une plaie ou sur une surface absorbante quelconque ('). La forme suraiguë est celle qu'on observe généralement dans les empoisonnements criminels.

Dans lempoisonnement mercuriel suraigu, que nous étudierons d'après la remarquable description de Tardieu (-), les accidents se montrent très peu de temps après l'absorption du poison. Les sujets se plaignent tout d'abord d'éprouver une douleur intense au creux de l'épigastre, puis dans l'estomac et dans le ventre. Ils accusent une .saveur métallique dans la bouche. Les douleurs gastriques et abdominales prennent très rapidement une intensité extrême. Elles s'accompagnent bientôt de sueurs froides et de tendance au refroidissement. Presque en même temps, des vomissements se déclarent, composés de matières alimentaires et bilieuses. Ils sont suivis de diarrhée abondante et d'évacuations bilieuses, sans couleur caractéristique, exceptionnellement sanguinolentes. Chaque évacuation est le signal d'un redoublement de coliques intestinales.

La bouche est d'abord sèche, bientôt tuméfiée. La langue s'épaissit. Les dents semblent ébranlées par suite du gonflement des gencives. La gorge est rouge et œdématiée.

Très peu de temps après l'apparition de ces symptômes, le pouls faiblit, devient rapide et irrégulier. Les battements du cœur sont précipités. Certains sujets ont des lipothymies ou des .syncopes parfois mortelles.

La mort peut arriver très rapidement, parfois dans les 24 heures, au milieu de ce complexus morbide. D'autres fois, si la dose de poison a été moins forte ou si le sujet est particulièrement résistant, il peut y avoir une ébauche de réaction. Le pouls peut se relever et le cœur devenir plus régulier. Même dans ces cas, la réaction n'est que temporaire. Bientôt la faiblesse générale et la tendance au collapsus reparaissent et la mort survient au milieu de l'affaiblissement général, retardée seulement de quelques heures par cette tentative de réaction de l'organisme.

La mort est la conséquence fatale de l'empoisonnement suraigu par les sels de mercure. Elle arrive, en général, dans les 24 ou 48 heures. Elle pourrait même être plus rapide. Tardieu croit qu'elle arrive très exceptionnellement dans des limites aussi rapides que dans l'observation de Welch, où elle est survenue en une demi-heure. Lorsque la survie est de quelques jours, les malades peuvent succomber dans le coma avec de l'anurie. Certains malades, avant de mourir, peuvent présenter des gangrènes disséminées de la peau et des muqueuses appréciables à la vue. Une malade empoisonnée par une forte dose de sublimé pré.senta une gangrène étendue de la vulve (^).

Les symptômes de l'intoxication suraiguë par le mercure dénotent surtout une altération profonde des voies digestives. Le système nerveux ne prend qu'une faible part aux phénomènes de l'empoisonnement. Dans les cas les plus graves, l'intelligence peut rester intacte, les convulsions et les paralysies motrices font défaut.

A l'autopsie des sujets qui ont succombé à une intoxication suraiguë, on trouve des lésions portant principalement sur l'estomac, l'intestin et les reins.

{') Obs. de Vidal, citée par Tardieu.

(*) Tardieu, Traité des empoisonnements. (*) RiCHARDiÈRE, Uuion médicale, 1896.

. MKiîCLiu:. ar,

Suivant quelques auteurs, la muqueuse de la Ijouehe peut tMre goullée et desquamée par places. Ces lisions, dilTieiles ù constater clans un examen posf mortem, manquaient complètement dans deux autopsies dindividus empoisonnés par des sels de mercure (par le sublimé corrosif el par le cyanure de mercure) que j'ai eu l'occasion de faire à la Morgue de Paris. La muqucu.se buccale avait son aspect ordinaire. Rien, dans son aspect extérieur, ne révélait un empoisonnement par des doses cependant élevées de mercure. . La muqueuse de l'estomac est fortement colorée; le réseau (MpiUiiire est injecté sang. Quelquefois l'injeclion sanguine détermine, par plaees, d('sru|)lures capillaires et des ecchymoses puncliformes consécutives disséminées à la surface de l'organe. Dans les deux cas auxquels il a été fait allusion précédemment, il n'y avait pas d'ulcération. D'après Tardieu, la muqueuse gastrique est le plus souvent ramollie et enflammée par places. Parfois on y constate des plaques de gangrène. Taylor, cité par Tardieu, a vu l'estomac perforé.

Les lésions des intestins sont de même nature que les lésions de l'estomac. La muqueuse intestinale est tuméfiée et ramollie. Elle présente, comme les mésentères et les épiploons, des ecchymoses punctiformes disséminées.

Les reins sont augmentés de volume; leur parenchyme est fortement injecté. A l'examen microscopique, on note une dégénérescence graisseuse aiguë des épithéliums sécréteurs. Nous reviendrons sur les altérations rénales en étudiant la forme subaiguë de l'empoisonnement par le mercure; rappelons pour le moment qu'elles ont été observées par Klemperer(') dans l'intoxication expérimentale par le sublimé. Chez les animaux empoisonnés par le sublimé, Klemperer a constaté qu'après une survie de 5 à 10 heures les reins présentaient déjà une hyperémie très prononcée. Il y avait déjà des hémorragies dans le parenchyme rénal; les épithéliums des tubes urinifères commençaient à se troubler.

En fait de lésions accessoires, Tardieu a signalé dans quelques cas une irritation assez vive du larynx et de la trachée, la congestion des poumons. 11 a vu assez souvent des ecchymoses punctiformes sur le péricarde viscéral.

Le sang est ordinairement noir et fluide (Tardieu).

Les lésions déterminées par l'empoisonnement mercuriel aigu ne sont, en réalité, ni constantes ni caractéristiques. En cas dinloxicalion criminelle, l'autopsie devra donc être complétée par l'examen chimique des organes. La recherche du poison sera faite surtout dans l'estomac el dans son contenu. D'après Ludwig(^), après intoxication expérimentale et analyse des organes 2*4 heures après, le rein est, chez le chien, l'organe qui contient le plus de mercure. Viennent ensuite le foie, la rate et la muqueuse du gros intestin. II n'y a rien dans les os. D'après Gorup-Besanez, le foie est son siège de prédilection.

Dans l'analyse chimique des organes, après destruction des matières organiques, on devra filtrer le résidu et chercher dans le liquide les réactions appropriées du mercure à l'aide de Ihydrogène sulfuré, de lammoniaque, de la potasse, de l'iodure de potassium, etc., etc.

Si le mercure est en très petite quantité, on mettra sa présence en évidence par la méthode électrolytique, qui consiste à décomposer le sel de mercure en solution acide et à fixer le métal sur une électrode négative. (Procédés de jMayençon et Bergeret, Smithson, Danger et Flandin, CazeHcuve, etc.)

(') Klemperer, Anat. n. PhyuioL. Band CXVIII. {-) LuDwiG, Soc. des méd. de \ioiiiio. od. ISSl).

[H RICHARDlèRE.I

C2i INTOXICATIONS.

Le traitement de l'empoisonnement mercuriel aigu consiste à favoriser l'évacuation de l'estomac à l'aide de vomitifs, à effet rapide, ou avec la pompe stomacale de Kussmaul et le tube de Faucher. On doit, après cette évacuation, faire absorber leau albumineuse ou le lait, qui retiennent le poison dans l'estomac sous forme d'albuminate insoluble. Les autres contrepoisons recommandés (les sulfures alcalins et l'hydrogène sulfuré en particulier) ont un cflet très incertain. Si l'intervention thérapeutique, se produisant en temps opportun, a été suivie d'un heureux résultat, il y aura lieu de donner, pendant la convalescence, le fer, l'iodure de potassium et le chlorate de potasse. Enfin on se trouvera bien de prescrire des bains sulfureux qui favoriseront l'élimination du poison.

Intoxication subaiguë. — L'intoxication subaiguë par le mercure est rarement due à un crime. Elle est presque toujours due à l'administration répétée de doses de mercure dans un but thérapeutique ou encore à des injections de sublimé, faites après un accouchement ou après une opération chirurgicale.

La dose de mercure nécessaire pour produire cette intoxication varie beaucoup suivant les sujets. Parfois il suffit d'une injection de sublimé pour amener des accidents redoutables. D'autres fois, les symptômes de l'intoxication ne se montrent qu'après une longue période de tolérance. Pour expliquer cette résistance de certains malades, il faut tenir compte de la résistance individuelle et de l'état des organes par lesquels se fait l'élimination du mercure, tout particulièrement de l'état des reins.

Dans l'intoxication subaiguë par le mercure, les troubles intestinaux sont, en général, les premiers en date. Les malades se plaignent de coliques, d'abord fugitives et peu intenses, bientôt fréquentes et très douloureuses. Le ventre devient douloureux à la palpation, tout particulièrement sur le trajet du gros intestin; il se ballonne. En même temps que les coliques ou peu de temps après elles, apparaît une diarrhée intense. Cette diarrhée amène l'évacuation de matières d'abord bilieuses, puis bientôt séreuses. Très peu de temps après son début, les matières sont mélangées de sang ou plutôt de mucosités sanguinolentes.

La diarrhée, due à l'intoxication mercurielle, a des caractères importants à noter. Elle est extrêmement tenace et rebelle à l'intervention thérapeutique. Les évacuations alvines sont fréquentes ; peu abondantes en général, elles amènent chaque fois un redoublement de coliques. Dans l'intervalle des évacuations, le ventre reste douloureux à la palpation. Presque toujours, la diarrhée s'accompagne d'un ténesme rectal très douloureux. Comme dans tous les états intestinaux graves, il y a des vomissements, mais peu caractéristiques. Quelquefois, les matières vomies sont mélangées de sang.

Les lésions buccales amènent des symptômes importants, qui se montrent le plus souvent après l'apparition des coliques et de la diarrhée (1 ou 2 jours après). Ces symptômes consistent essentiellement dans les manifestations ordinaires de la stomatite mercurielle.

La stomatite mercurielle, se montre surtout chez les malades dont la dentition est en mauvais état. Elle est favorisée par l'usage de l'alcool et du tabac. Elle est exceptionnelle avant la première dentition et même pendant toute l'enfance.

Elle débute par un ptyalisme plus ou moins exagéré. En même temps, les malades onl la sensation d'un corps étranger dans la bouche. La muqueuse buccale est tuméfiée dans toute son étendue, particulièrement au niveau des

MKRCLIîL'. 0-2:.

joues. Los g-(Miciv('s sonl i^onni'cs, leur niihinciisc i-ccoin ic iim- |);irlir i|.- la base des dénis, (iiii |)araiss('iil sonlcvrcs cl alloiiii^rcs. Les iiiala.lcs oui la -rnsalion que leurs dcMils soul ('hranlées el pivlcs à sorlir des alvcWdcs.

A un dei>ré plus intense, la muqueuse hucf-alc lunu-fiéc sVxeorir par |.lar.-s, surtout aux points soumis à une pression plus l'orle, au niveau «le la lace iuliine des joues, par exemple. Les gencives sont excoriées dans Idiilc leur ••Irudu*'. Elles se recouvrent, ainsi que les surfaces exulcérres, d'un enduit pidlacô. île couleur jaune verdàtre. A cette période, la langue se gonfle énormémeni, einiiéchant la déglutition et gênant môme par son volume excessif le passage de l'air. Dans les cas extrêmes, le gonflement de la langue s'accompagne d'une tuméfaction semblable de la muqueuse du pharynx, et devient une cause de gène pour la respiration; la suffocation peut en résulter.

Pendant l'évolution de ces lésions, le ptyalisme persiste et de\ ieni e\rrs«.if. Certains malades peuvent rejeter ou plutôt laisser couler de leur bouche plusieurs centaines de grammes de salive dans une journée. La déperdition de la salive, jointe à l'impossibilité de l'alimentation, est une cause d'afTaiblissemenl rapide. L'haleine est d'une fétidité particulière. Les ganglions lymphali<[ues sousmaxillaires sont engorgés.

La stomatite mercurielle n'est pas toujours aussi intense. Elle se traduit parfois par un simple ptyalisme et par de l'agacement des dents. Pour certains auteurs. Butte en particulier ('), son développement serait en rapport inverse avec la gravité de l'intoxication. La stomatite et la salivation seraient peu marquées dans les cas mortels.

Dans l'intoxication mercurielle subaiguë, les troubles urinaires sont fré<[uenls. Les urines peuvent être albumineuses et renfermer des cylindres hyalins ou épithéliaux. Parfois elles sont fortement mélangées de sang. Dans quelques cas, il y a anurie complète. Ces altérations des urines sont les manifestations d'une néphrite, dont nous étudierons plus loin les lésions anatomiques. Fisciiera encore noté une coloration rouge des urines qu'il considère comme spéciale à l'enqioisonnement par le mercure. Les urines seraient légèrement fluoresccnles el troubles. Cette couleur rouge aurait une durée éphémère. Iloppe-Seylei-. (pii a l'ail l'analyse d'urines présentant cette coloration rouge, a trouvé (ju'elles pi-ésenlaient une remarquable augmentation de l'urobiline. Ces urines ne renfermaient pas de mercure. Salkowski et Bouchard ont signalé la glycosurii,'.

Parmi les symptômes généraux en rapport avec rinloxicalion mereurielle subaiguë, on observe une céphalalgie intense, qui se montre avec les prcuiicrs symptômes et persiste pendant toute la durée. La face est pâle. Les pupilles sont contractées. Les malades sont agités. Ils sonl en proie à l'insomnie, à un malaise général, souvent à une angoisse loule spéciale. ()u(M(|ues-uiis oui une hyperesthésie générale qui rend tout conlacl pénible el redoulabie.. La pluparl sont dans l'aballemenl, répondant avec peine el ennui aux questions (pii leur sont adressées. L'iulelligence reste le plus souvent iulact(>: ce|)endant (lan< les derniers jours il peut exister du subdelirium et uu'muc du tlélii-e noclurne.

La température reste normale pendant loule la durée des accidents. Elle serait même souvent abaissée (Schede). Le pt)uls est petil. d'une l'rétpience el dune irrégularité extrêmes; ses caractères sonl en rap|)orl avec létal du cœur, dont les battements sont très faibles, parfois à peine perceptibles. OueUpiefois une

(') Butte, Du suljlimé comme ontisopliiiue. .Voiti'. Avclui'. aoLitélr. cl de oynéc., avril if^tSO.

TRAITÉ DE MÉDECINE, 2' édil. — III. '^^

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syncope amène la morl subile dos malados. La poan poul so couvrir d'éruptions diverses (').

Lorsque Finloxicalion doil avoir une terminaison fatale, la durée des accidents est d'une ou deux semaines. La diarrhée, la stomatite et les troubles urinaires persistent avec une intensité variable jusqu'à la terminaison, souvent précipitée par des hémorragies viscérales. Les malades meurent le plus souvent dans le collapsus amené par les progrès de l'afTaiblissement général. Il n'est pas rare de voir une rémission apparente survenir vers le cinquième ou le sixième jour, rémission trompeuse, bientôt suivie de la reprise des accidents oi de la mort.

La terminaison fatale n'est pas la plus fréquente. On voit assez souvent les accidents s'amender sous l'influence du traitement, disparaître et la guérison survenir plus ou moins rapidement.

Nous avons décrit surtout la forme grave de l'intoxication mercurielle subaiguë et nous avons réuni, un peu schématiquement, tous les accidents qu'on peut observer dans cette intoxication. En réalité, il est rare que ces accidents se trouvent réunis au grand complet. Fort souvent, les malades ne présentent que tel ou tel groupe de symptômes. Un grand nombre de malades sont atteints légèrement. Parfois l'intoxication se borne à la stomatite.

Lorsque les sujets succombent à Tempoisonnement subaigu, on trouve, à l'autopsie, les lésions mentionnées dans la forme suraiguë et, en plus, des altérations importantes du gros intestin. Ces lésions ont été particulièrement bien étudiées par Virchow et par Frânkel.

Elles consistent dans une véritable entérite dysentériforme, impossible à distinguer, d'après Virchow, des lésions de la dysenterie ordinaire. Elles occupent le gros intestin, ce qui prouve, contrairement à l'opinion de certains auteurs, qu'elles sont consécutives à l'absorption du poison et qu'elles ne sont pas le résultat d'une action locale. Elles sont surtout accentuées dans le côlon, mais s'étendent souvent à l'S iliaque et au rectum. L'intestin grêle est très rarement intéressé.

La muqueuse du gros intestin est frappée de nécrose superficielle en plaques plus ou moins étendues; parfois elle est recouverte d'un exsudât membraneux, qui infiltre les couches sous-jacentes, et qui est disposé par îlots, au niveau desquels la muqueuse est rouge jaunâtre. En se détachant, cet exsudât met à nu des pertes de substance, qui paraissent découpées à l'emporte-pièce. Les ulcérations ainsi formées ne dépassent pas les couches superficielles de la muqueuse; autour d'elles, la paroi de l'intestin est épaissie et parfois très rigide.

(•) Les éruptions culancos duos au mercurialisme signalées pour la première fois par B. Bell, étudiées par Alley, Bazin. Gaucherand, ont fait récemment Tobjet d'un excellent mémoire de Morel-Lavallée (voir Rei'. de Méd.. juin 1891. Les hydrargyries patliogénéli(iues par Morel-Lavallée). — Suivant Morel-Lavallée. le type habituel de la toxidermie mercurielle serait le type scarlatiniforme. La meilleure division est celle qui la classe en H. métis, intense et grave. — Cette hydrargyrie pathogénétique se voit essentiellement dans l'intoxication aiguë. On l'observe après les applications de pommade mercurielle et l'usage interne des préparations mercurielles. Le calomel est le composé qui lui donne le plus ordinairement naissance. — L'éruption débute le plus souvent par des placards d'un rouge vif, qui ont leur maximum d'intensité dans la région inguino-pubiemie. Au bout de (juelques heures, ces placards se recouvrent de vésicules d'égal volume, extrêmement prurigineuses. Dans les cas graves, les placards sont couverts de vraies phlyctènes. C'est alors qu'on peut voir les téguments gonflés simuler un érysipèle. — L'éruption dure de 2 à 5 jours et fait place à une desquamation scarlatiniforme. Pendant cette desquamation, les ongles peuvent tomber. Les récidives sont extrêmement fréquentes.

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Une auli'c h'sioii iiii|t()il;iiil(' ;'i si;nri;il"'i' f<\ la It-sioii des l'ciiis. Souvent, 1rs icins somI gros, paies cl aïKMiiit's. Ils on! j'aspiM;! niacroscopi(|iio <los reins alleinls trinflainnialioti paroiicliviiiaUMisi' aigiic I^cs lésions liislolo-^nqucs poi'lenL sur les luhes coiUournés. dont les cellules ('•|)illi(''liales sont alleinles <lo nécrose. Il existe assez souvenL une infillralion de sels caleaires dans la subslance corlicale. L'infiUralion caleaiie ef)niinenee par les lidies droits puis gagne les tubes contournés. (>erlains auleurs considèrent celle inlillralifjn comme caractéristique de rempoisonnemcnt par les sels de mercure. IVjur Frankel, ce serait une lésion banale, qu'on peut trouver également dans la fièvre typlioïde et dans la tuberculose. Cette infillralion calcaire a pu èlre réalisée expérimentalement par Salkowski, Prévosl, Klempercr, etc. Pour Saenger ('), elle serait due à la diminution de l'alcalinité du sang et à la formation de l'acide lactique. Cet acide dissoudrait les os en produisant du lactate de chaux, qui se Iranstormc en carbonate de chaux dans le sang el doit être éliminé j)ar les reins. Les reins lésés par le poison ne peuvent éliminer le carbonate qui s'accumule dans les canalicules. En fait, parallèlement, à la calcification des reins, Prévost et Frutiger ont observé une décalcification des os assez prononcée pour amener la mobilité des épiphyses des os longs sur les diaphyses.

Hydrargyrisme chronique. — L'iiydrargyrisme chronique est dû à l'imprégnation lente de léconomie par le mercure et particulièrement par les vapeurs du mercure. Il est très rare dans le traitement mcrcuriel même longtemps prolongé. Il est exceptionnel chez les syphilitiques traités pendant de longs mois par le mercure. Il a cependant été observé par Colson, Van SNvieten, Louis, Sonders, qui ont signalé le tremblement à la suite de frictions mercurielles. Ces faits constituent de véritables raretés pathologiques. Dans l'immense majorité des cas, l'hydrargyrisme chronique est un hydrargyrisme professionnel. Il se voit chez les ouvriers qui travaillent le mercure, particulièrement chez les mineurs. L'hydrargyrisme, acquis dans l'exercice d'une profession, peut quelquefois se transmettre à la descendance et donner lieu à l'hydrargyrisme congénital. Kussmaul, dans sa remarquable étude du mercurialisme chronique, a fait la remarque que les femmes travaillant le mercure avaient des enfants chélifs et scrofuleux, qui mouraient généralement en bas âge. Goelz a signalé un cas de tremblement congénital. Un malade, observé par SchoulK-). eut un enfant qui fut atteint de tremblement dès sa naissance.

Les principaux symptômes du mercurialisme chronique sont : I" les symptômes de la stomatite: 'l" les symptômes nerveux; 5° la cachexie mercurielle.

Stomatite; — Les ouvriers qui travaillent le mercure peuvent être attemts. comme tous les sujets intoxiqués par le mercure, dune stomatite aiguë, analogue à celle que nous avons décrite précédemment. Toutefois, il est loin d'en être toujours ainsi. Le plus souvent, ils sont atteints de lésions buccales dilTérentes. Ils souffrent d'une stomatite chronique, ([ui a pour caractère de frai>per d'une manière presque exclusive les dents et la muqueuse gingivale.

Cette stomatite chronique peut succéder à une stomatite aiguë ou se développer primitivement. Dans le premier cas, les accidents indammaloires dispa-

(1) Berlin, klin. Worh., n" -4, 1889.

(-) Ed. Sciiocll, Du li-embloinent meirunei. Tliè^c de Pavi-^, 1881.

[H. RICHARDIÈRE

raissent. La mu({iieuse des joues el de la langue reprend son aspecl oi-dinaire : mais la muqueuse des gencives reste enflammée el ulcéiée. L'ulcération linéaire de la sertissure des dents persiste, recouverte de son enduit pullacé. Les dents, dont le collet a été mis à nu, s'ébranlent et tombent les unes après les autres. Au bout d'un temps variable, le malade perd toutes ses dents. Alors la lésion gingivale se cicatrise. Les souffrances, assez vives pendant la chute des dents, se calment et disparaissent. Le malade ne guérit de sa stomatite qu'après la chute complète des dents. Cette variété de stomatite était autrefois très fréquente à Almaden, où beaucoup de jeunes gens, employés à la mine, étaient édentés de très bonne heure. Actuellement, grâce à des mesures hygiéniques très sévères, elle a presque complètement disparu (Letulle).

Dans une autre série de faits, la stomatite aiguë n'existe à aucun moment de l'intoxication professionnelle. Les malades ont seulement un ptyalisme exagéré: leurs gencives deviennent plus tard fongueuses et Fulcération de la sertissure des dents se forme sans réaction inflammatoire. Les dents se déchaussent et tombent comme dans la forme précédente. Parfois la chute des dents se borne à la chute des molaires.

Certains malades sont épargnés par la stomatite. Tout se borne, chez eux, à une coloration noire spéciale des dents et à une atrophie du corps de la dent, qui paraît diminuée de volume et comme élimée à son sommet.

Phénomènes nerveux de l'hydrargyrisme chronique. — L'intelligence peut subir des modifications considérables dans l'hydrargyrisme chronique. Dans l'hydrargyrisme léger, les malades ont une suractivité intellectuelle qui a été signalée par Kussmaul. Ils ont une émotivité exagérée qui se traduit par une facilité extrême à s'irriter, à se lamenter ou à se réjouir sans motif. Cette émotivité a pour effet d'exagérer les troubles moteurs ou sensitifs dont ils sont atteints. A une période plus avancée de la cachexie mercurielle, l'intelligence s'altère. Les malades tombent fréquemment dans une sorte de démence, qui les rend incapables de tout souvenir et de tout raisonnement. Us sont, dit Tardieu, comme des enfants en bas âge. Le délire n'existe pas, à propre- .ment parler ; il s'agit d'un affaiblissement général des facultés de l'intelligence. Quelques malades peuvent présenter des accès de manie passagère, toujours curable.

L'ép'Uepsie vraie est inconnue dans le mercurialismc chronique; mais on peut observer des accès vertigineux et des accès épileptiformes avec chute et convulsions cloniques de la face et des membres. Ces accès peuvent entramer la mort, s'ils se répètent fréquemment. Ils ne se voient guère qu'à Almaden et dans les pays de mines de mercure. Pour quelques auteurs, les accès convulsifs ne .seraient pas dus au mercure et devraient être attribués à une autre intoxication (intoxication alcoolique ou absinthique).

Tremblement mercuriel. — Le tremblement constitue le phénomène nerveux le plus remarquable de l'intoxication mercurielle chronique. II a été signalé, depuis longtemps déjà, par Fernel, Swediaur, et bien étudié par Roussel, Tardieu, Kussmaul, Hillairet, Fernet, etc., etc.

. Le tremblement mercuriel débute généralement d'une manière lente. Il consiste, d'abord, dans une légère trémulation des membres supérieurs et des muscles de la face, qui se montre quand le malade subit l'influence d'une émo-

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lion morale ([UolcoïKiue. Celle Iréimiliilion îiuii:m('nle hicnlol de (rrf|iifnro et devient plus accentuée. Le tremblement merctiricl est alors conslilut'-.

Les degrés du lremi)lement sont variables, filiez (|uelqnes mercnricN, il consiste dans un léger tremblement, à oscillations plus on moins rapides, ;i peine sensibles au repos, se montrant surtout quand ]r ihmIjuIc se sent observé ou est en proie à une émotion. Chez d'autres, il a une inlcnsilé excessive, m* laissant aucun repos au malade et le rendant incapable de loiit travail et mém.de tous mouvements coordonnés.

A l'état de moyenne intensité, le tremblement memiriel est nn Iremblcnicnl généralisé, surtout marqué au ni^eau des membres supérieurs ol de la lace. Il intéresse assez souvent les muscles des lèvres et de la langue. C'est un tn-inblement à oscillations rapides (tremblement vibratoire de Cluircoi). Les secousses auxquelles il donne lieu sont étendues et occupent tout un membre ou toute une portion de membre. Un caractère important de ce tremblement est d'être exagéré par toutes les influences extérieures. C'est ainsi qu'il peut èlre à peine marqué dans le lit; mais si l'on vient à découvrir le malade, on voit immédiatement les secousses apparaître, d'abord dans les parties exposées à l'air, puis se généraliser à tout le corps, qui est animé de secousses d'une intensité excessive. Les émotions intellectuelles ont la même influence. On comprend que, dans les cas intenses, l'accomplissement des mouvements les plus simples puisse être gêné, souvent même rendu impossible. Par ses caractères, le trcml)iement mercuriel rappelle le tremblement de la sclérose en plaipies, mais il en difTère par ce fait qu'il ne disparaît jamais complètement au repos, et que ses oscillations, au lieu d'être progressives, ont d'emblée leur plus grande intensité. D'autre part, les secousses sont plus considérables que dans la sclérose en plaques. Toutefois, le diagnostic peut être parfois fort difficile, et P. \Vising(') a signalé un fait dans lequel les accidents nerveux de l'intoxication mercurieîlc chronique rappelaient presque complètement la sclérose en plaques.

Dans les cas moyens, le tremblement mercuriel cesse pendant le sommeil. Dans les cas graves, il persiste pendant la nuit et ne laisse aucun repos au malade.

Le tremblement mercuriel n'a pas toujours les caractères que nous lui avons assignés. A la suite d'accès intenses, il peut prendre l'apparence choréiforme. Les oscillations vibratoires régulières font alors place à des oscillations irrégulières, sans direction déterminée, absolument comijarables à celles de la chorée de Sydenham.

Parfois, le tremblement peut s'accompagner de contractures passagères localisées à différents groupes musculaires, particulièrement aux muscles fléchisseurs du membre supérieur. Ces contractures sont généralement très douloureuses.

L'état spasmodique, consécutif au tremblement, très rare chez les ouvriers qui travaillent dans le mercure, est, au contraire, fréquent chez les mineurs, où il est connu sous le nom de calamhres. Les calambres sont constituées par des convulsions accompagnées de douleurs vives, ({ui intéressent généralement un grand nombre de muscles. Elles peuvent être dune intensité extrême et amener la mort dans un accès. Les mineurs atteints de calambres meurent, à Almaden, dans la proportion de 1 sur 2.

(M P. WisiXG, Xnrdlslk. mol. Arlcir.. [. XII. iv 17

[H. RICHARDIEREJ

630 INTOXICA'IIONS.

Paralysies mercuiieUes. — Les paralysies iiicrcuriellcs avaient déjà été sif^nalées par un cerlain nombie d'auteurs, par Tardieu notamment, qui en avait lait la troisième lorme des j)licnoniènes nerveux de l'hydrargyrisme chronique et par Hallopeau, qui en avait rapporté deux observations dans sa thèse d'agréfj;ation('j. Nous devons à un travail récent de Letulle(^) la description complète de cette complication du mercurialisme.

D'après Letullc, les paralysies proprement dites sont rares, mais l'affaiblissement de la force musculaire est relativement fréquent. Les paralysies sont ordinairement partielles, circonscrites ou disséminées. Les muscles extenseurs sont atteints le plus fréquemment. La forme hémiplégique est exceptionnelle.

Au point de vue des symptômes, les paralysies mercurielles se caractéi'isenl par les signes suivants : 1" Elles sont flaccides et incomplètes; 2" les contractilités faradique et galvanique persistent ; 5" les réflexes tendineux sont conservés ; ¥ il n'y a pas d'atrophie musculaire des muscles paralysés; 5" les troubles sensitifs sont fréquents. Les troubles sensitifs sont le plus souvent des hyperesthésies disséminées en îlots sur les membres supérieurs, plus rarement sur les membres inférieurs et le tronc. Il peut s'y joindre des troubles de la sensibilité spéciale (hyperacousie, amblyopie, etc.).

Au point de vue anatomo-pathologique, les renseignements font défaut sur les altérations des nerfs de l'homme; chez les animaux empoisonnés par le mercure, Letulle a trouvé des lésions segmentaires et périaxiles des nerfs. La myéline se •tuméfie, devient pâle, et subit la désintégration granuleuse; en dernier lieu vient l'atrophie segmentaire du nerf.

Au point de vue clinique et expérimental, les paralysies mercurielles réalisent donc une variété de névrite périphérique; elles rentrent dans la classe des paralysies toxiques.

Rappelons toutefois que dans un cas d'hydrargyrisme chronique simulant la sclérose en plaques, P. Wising a observé une diminution du nombre des tubes nerveux dans les cordons antéro-latéraux de la moelle, et l'atrophie de la myéline dans chaque tube nerveux avec l'intégrité apparente du cylindre-axe.

Hystérie mercurielle. — Comme quelques autres intoxications (alcoolisme, saturnisme, tabagisme, intoxication par le sulfure de carbone, etc., etc.), le mercurialisme peut faire naître, ou mettre en évidence, une hystérie jusque-Là latente. Letulle' a rapporté 4 observations d'individus atteints de mercurialisme chronique qui présentaient de l'hémianesthésie avec hémiplégie motrice. Ces individus avaient eu des attaques apoplectiformes, des contractures et étaient sensibles aux phénomènes de transport.

Cachexie mercurielle. — Dans les formes atténuées de l'intoxication mercurielle chronique, l'action du poison se manifeste par des troubles généraux, parmi lesquels figurent l'anémie et les troubles digestifs. Ces troubles sont peu importants et de durée passagère. Si l'intoxication est plus grave ou si le sujet reste soumis à ses effets, on voit survenir un état général grave, qui relève de la cachexie (cachexie mercurielle). Comme dans la forme atténuée, l'anémie est le phénomène dominant. La face est pâle. Les muqueuses sont décolorées. Les sujets ont une teinte terreuse avec bouffissure de la face, œdème des

(') Hallopeau. Du mercure (thèse d'agrégation). {^\ LetullEj Arch. de PhysioL, avril et mai 1887.

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cxlrcniil(''s cl pailois anasarquc. Les palpilalioiis de (•(«nir d. les svii.u|)r> ^uiil fréquenlcs. On observe des troubles (Jigeslil's, un dcf^oùL insunnoiilable pour les aliments, pailiculièrement pour les aliineuts azolrs, une <u\\' iÉidcnlc, dc.« vomissements et surtout uue diarrhée intermittente <»u conlirnn'.

Sous l'influence de ces troubles digestifs liés à l;i (•jiclii-xir. le-, l'oirrs dimi nuent. Les malades sont incapables de (ont elTorl et de lont lr;i\;iil. Le- laeidléfî inlellectuelles sont amoindi'ies, parfois anéanties.

Dans ces conditions, les plus simples irritations d(î la peau el des niinpiiiiscs prennent un caractère grave et amènent facilement des \dcéralions relje||r>. parfois même la gangrène et l'érysipèle. Indépendannnent de ces e<>ni|»lications, les éruptions cutanées ne sont pas rares dans la cachexie nu'rcurielhchronique.

La mort est la terminaison ordinaire de la cachexie niercurieUe arri\(''e à un certain degré. Elle est amenée le plus souvent parles progrès <le I alTaiblissement général. D'autres fois, ce sont les phénomènes nerveux {Iv Irendilemerd d'une intensité excessive, les convulsions et les contractions des calambres) ([ui hâtent la terminaison fatale.

Dans quelques cas rares, la mort pouri'ait être causée par une sorte de plilisie professionnelle, les vapeurs de mercure et la poussière de cinabre pouvant produire la pneumonie chronique (Gomezde Figueroa) (').

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