CONSIDÉRATIONS GÉNKUALES SUR LES AFFECTIONS CUTANÉES
nnormalc ropidiU'', soit de rt'.s/Vv^/rs, (h^ hidlc-^ cl, de jildijclcin;:^, lorsqu'il y m nnc cxsudaLion li({uide ou une l'onlc des cellules du corps niiu|iicii\.
Les processus de vésiculalion sont trop variables dans les dinércnlc^ dciinatoses pour se pi'cicr à une dcscripliou <rcnseinl)lc pins précise.
hcspustules résultent de raccès dans l'épidernie d'éléments leucocytaires ai^pidés par la présence des micro-organismes pyogèncs : se développant à des hauteurs varial)les du l'evètement épidermi([ue, dans l'épidenne vague, ou au niveau ou au pourtour de ses annexes glandulaires, ou dans la peau elle-mènu', elles sonl le résultat de processus anatomiqucs trop ditlerents et trop variables pour en permettre une description générale.
Le cadre de cet ouvrage ne comporte pas les développements (jui convienneni à un traité de dermatologie. Nous devrons laisser de coté un certain nombre de maladies rares, véritables curiosités dermatologiques, qui n'oilVent aucun intéi-èt pratique. Nous devrons aussi écarter les affections cutanées d'ordre exclusivement chirurgical telles que les tumeurs de la peau, les ulcérations, Téléphantiasis, les chéloïdes : le lecteur se reportera, à leur sujet, aux divers traités de pathologie externe, et en particulier au chapitre des maladies de la peau, inséré par A. Broca dans le premier volume du Traité de chirurgie.
L'ordre suivant lequel les affections cutanées seront rangées ici ne saurait être considéré comme une classification. Dans l'état actuel de la science dermatologique, une classification digne de ce nom, c'est-à-dire une classification naturelle et à base unique, est impossible à établir.
Les classifications anatomiques, que les auteurs des deux premiers tiers de ce siècle ont considérées comme un progrès et qui certes ont permis de mettre quelque ordre dans le chaos d'une dermatologie de fantaisie, ne répondent plus aux nécessités actuelles et ont le tort de réunir, en raison d'une identité morphologique plus ou moins réelle, les aflections les plus dissemblables au point de vue de l'étiologie, de la marche et du pronostic.
Les classifications étiologiques semblent seules rationnelles et naturelles en médecine : elles seraient, en dermatologie, les classificalions de l'avenir si la complexité même des causes des dermatoses, complexité que des recherches plus précises risquent de rendre plus grande encore, n'en compromettait l'édification.
Pour mettre quelque ordre dans l'énumération des dermatoses et rapprocher autant que possible celles qui présentent des liens ou des caractères communs, nous étudierons en premier lieu les dermatoses congénitales, ou dillbrmités cutanées, puis les dermatoses parasitaires, produites par des parasites animaux, végétaux et microbiens, puis les dermatoses artificielles, enfin les dermatoses dont les causes sont complexes ou indéterminées.
Dans ces dernières, nous distinguerons quelques groupes ayant des affinités iHiologiques ou symptomatiques : le groupe des érythèmes, les dermatoses prurigineuses, les dermatoses squameuses, les eczémas, les dermatoses vésiculeuses, les dermatoses huileuses, les sclérodermies, les néoplasies cutanées, les hyperkératoses, les dystrophies pigmentaires, enfin les lésions des annexes différenciées de l'épiderme, glandes cutanées, poils et ongles.
Ce groupement, tout incomplet et artificiel iju'il est, a tout au moins l'avantage de réunir les dermatoses ayant entre elles quelque rapport.
IGEORGES THIBIERGE.1