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MODIFICATIONS DU SÉRUM

La simple piqûre du doigt suffit pour fournir 2 à 5 centimètres cubes de sérum; cette petite quantité permet d'étudier ses qualités physiques, ses réactions, de l'examiner au spectroscope ; de rechercher certaines de ses propriétés biologiques. Il faut au contraire des quantités plus notables de sang pour analyser ses modifications chimiques.

Le sérum normal est d'une teinte jaune verdâtre clair; il devient d'une coloration jVmne verdâtre foncé dans Y ictère^ et d'une couleur rubis dans Vhémoglobinémie.

Il prend parfois un aspect opalescent ou lactescent. Cet état, signalé autrefois par Haller, puis par Rayer, Bright et divers observateurs dans Valbuminune, a de nouveau fixé l'attention récemment : MM. Widal et Sicard l'ont retrouvé chez les albuminuriques, M. Achard dans certaines infections expérimentales et au cours de maladies infectieuses humaines. Dans un cas de M. Apert, le sérum lactescent accomp.agnait une ascite à liquide lactescent ('). Cet aspect peut être dû, soit à des granulations albuminoïdes, et c'est là la variété la plus fréquente, soit à une exagération du nombre des globules blancs, soit à des granulations graisseuses. Le sérum pourrait alors se prendre en gelée sous l'influence de l'éther (*).

La réaction physiologique du sérum est alcaline. Dans les anémies graves^ il y a abaissement de Valcalinité. Cet abaissement peut être très marqué dans la leucémie^ le diabète sucré, Vurémie, le cancer, les cachexies, les empoisonnements par les acides. Le sérum pourrait même devenir acide dans le choléra, certains cas (ï ictère, le coma diabétique, lu' alcalinité s'exagère dans divers états, et après le traitement au bicarbonate de soude.

(') Récemment, dans un cas de néplirite syphilitique secondaire, j'ai eu l'occasion de constater l'aspect lactescent de l'urine à l'émission. Cette urine était tellement riche en albumine qu'elle se coagulait en bloc sous l'action de la chaleur.

('^) M. Castaigne a étudié les différents modes de production de sérum lactescent et en a rapporte de nombreuses observations qui constituent le document le plus complet sur la «luestion. Arch. Géa. de MécL, 18U7.

SÉMIOLOGIE DU SANG. Ml

Les substances que coniienL le sérum à Vétat normal sont extrêmement nombreuses; il n'est pas douteux cependant que nous n'en connaissons qu'une faible partie; il est certain également que nos connaissances demeureront toujours incomplètes. Il est composé d'eau, de matières albuminoïdes (serine et séroglobuline); de sels inorganiques, parmi lesquels prédominent le chlorure de sodium et le carbonate de soude; M. Gley vient d'y déceler l'iode; il contient en outre des matières azotées : urée, acide urique, créatine, créatinine, xanthine, leucine, tyrosine ; des leucomaïnes('); un sucre; de la lécithine; un pigment particulier; des traces d'oxyhémoglobine ; des gaz (acide carbonique, etc.). On commence à acquérir des notions sur les ferments multiples que renferme le sang : il en est qui agissent sur les sucres, d'autres sur les graisses ; il y a un ferment oxydant et peut-être un ferment d'hydrogénation.

A l'état pathologique^ le sérum peut différer du sérum normal soit par des modifications quantitatives ou qualitatives des principes normaux, soit par l'addition aux principes normaux de principes anormaux.

h'eau augmente dans divers états morbides, notamment dans les anémies {hydrémie); elle diminue à la suite des évacuations alvines et des transpirations abondantes, et dans les états où il y a absence de rétraction du caillot.

La serine et la séroglohuline augmentent d'une façon relative dans les conditions qui amènent une élévation du chiffre des globules du sang et une diminution de l'eau du sérum, c'est-à-dire à la suite des diarrhées et des sudations notables; mais on ne connaît aucune condition capable d'amener une augmentation absolue de la quantité de ces matières albuminoïdes. On les a accusées de diminuer {hypo-albuminose) dans les phlegmasies, la chlorose et les maladies hydropigènes (Becquerel et Rodier). On les a accusées également de modifications qualitatives, d'une diffusibilité anormale dans le tnal de Bright (Semmola), mais M. Hayem, ayant transfusé le sang d'un chien brightique à un chien sain, n'a pas constaté l'existence d'albuminurie chez ce dernier et n'a pas pu ainsi mettre en évidence cette prétendue diffusibilité.

Le chlorure de sodium, dont le chiffre normal est de 4 pour 1000, diminue légèrement dans la plupart des maladies, telles que la pneumonie, la chlorose, \a phtisie, etc. (Becquerel et Rodier).

h'urée, qui n'existe dans le sang normal qu'à l'état de traces, augmente dans l'empoisonnement urémique.

U acide urique, dont la proportion physiologique est minime, et dont l'existence même a été niée dans le sang normal, se rencontre en quantité appréciable dans le sang des goutteux {uricémie) (0,025 à 0,075 pour 1000, d'après Garrod). La même constatation ne peut être faite dans d'autres états morbides tels que le rhumatisme articulaire aigu, si bien qu'elle a une certaine importance sémiologique. On pourra rechercher, par le procédé dit du fd, la présence de l'acide urique dans le sérum que donne la piqûre du doigt aussi bien que dans la sérosité d'un vésicatoire.

Le sang normal ne contient pas plus de 1 à 1,5 pour 1000 de glucose. La quantité peut en être portée à 9 pour 1000 chez les diabétiques (Hoppe Seyler). Cette hyperglycémie est due en partie à l'imperméabilité rénale. Le sucre du sang a fait l'objet de nombreuses recherches; on a voulu soutenir que c'était du

(*) WuRTZ, Thèse de Paris, 1880.

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m MALADIES DU SANG.

ma4tose; actuellement, on admet généralement avec Cl. Bernard que c'est du glucose.

Récemment, Drechsel, Kolisch(*) ont soutenu que le sang des diabétiques ne contenait guère de sucre préformé. Il renfermerait surtout de la jécorine. Il n'y aurait glycémie qu'au cours des glycosuries alimentaires. La jécorine du sang, identique à celle du jaune d'œuf, serait non en nature, mais liée à la molécule albuminoïde, dans un état analogue à celui de l'hémoglobine.

Avec l'exagération de sa quantité de sucre, le sang des diabétiques présente une diminution du ferment glycoly tique (Lépine). Cliniquement, rappréciation de l'insuffisance de la giycolyse est difficile en partant du sang; l'épreuve de la glycosurie sous-cutanée'est plus facile.

Le sang des diabétiques agit in vitro sur les sucres simples de même façon que celui des gens normaux, si bien que l'insuffisance de la giycolyse n'entraîne pas d'insuffisance nécessaire pour le galactose, le lévulose, etc.

Le sang contient de la maltase (Dastre), qui intervertit le maltose, et permet son utilisation; il transforme aussi l'amidon en maltose (Bial).

Il contient encore un ferment, qui dédouble et saponifie les graisses : la lipase (Henriot). On peut le doser, en titrant la quantité de monobutyrine, qu'il est capable de dédoubler en un temps donné. Nous ne connaissons pas les varialions de ce ferment à l'état pathologique.

Le sang renferme, enfin un ferment oxydant, que M. Portier (^j vient d'étudier. Ce ferment, dont les fonctions seraient importantes, tirerait sa principale origine des leucocytes.

h' oxy hémoglobine, dont le sérum normal montre à peine des traces, peut augnnenter (hém.oglobinémie) non seulement au point de fournir au spectroscope les bandes d'absorption caractéristiques, mais même de modifier, ainsi que nous l'avons dit, la couleur du sérum.

Parmi les principes anormaux que peut contenir le sérum, il faut mentionner les acides biliaires, la bilirubine et ses dérivés, l'urobiline, les peptones, l'acétone, l'hypoxanthine et la glutine.

La présence des acides biliaires dans le sérum, de la bilindjine et de ses dérivés, est observée dans Victère {cholémie). L'examen à l'œil nu et au spectroscope, l'emploi du réactif de Gmelin, décèlent les pigments biliaires (^) ; l'analyse chimique et l'étude physiologique (action sur le cœur de la grenouille atropiriisée) décèlent les acides biliaires.

Uvrobilinémie laisse au sérum sanguin sa teinte normale (^), en déterminant

. (•) KoLiscH, Womer klin. Woch., 16 décembre 18117.

(^) Portier, Les oxydases dans la séné animale, TItèse de Paris, 181)8.

(^) Avec Fournicr j'observe, depuis plusieurs années, une jeune femme qui m'a été adressée par M. Brocq qu'elle était allée consulter pour une xanthodermie particulière occupant une partie de la l'ace, la jjaume des mains et la plante des pieds. Les muqueuses et. notamment les conjonctives sont normales. Les urines, abondantes, sont très pâles. Le sérum, au contraire, examiné à la lia de 1896 et plusieurs fois depuis, est jaune et au spectroscope fournit la réaction des pigments biliaires. Il s'agit donc ici d'un cas d'ictère fruste, remarquable par l'association paradoxale de ces symptômes, œantliodermie partielle et xanthémie d'une part, leucosurie de l'autre. — Voir A. Gilbert et J. Castaigxe, De l'ictère acbolurique. Bull. Soc BioL, 1899.

(*j On m'a reproché d'avoir écrit que l'urobiline laissait au sérum sa teinte normale, ajoutant qu'elle lui donnait une certaine fluorescence. J'accorde volontiers que l'urobiline rend le sérum fluorescent, mais je maintiens qu'elle lui laisse sa coloration physiologique. L'on n'a pas compris que la lluorescence pouvait exister sans changement de teinte, et c'est précisément ce qui se yjroduit dans l'urobilinémie.

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une fluorescence légère, mais elle est aisémenl reconnue au speclroscope. Elle est la preuve soit d'une destruction exagérée des hématies, soit de V insuffisance fonctionnelle du foie (Hayem).

D'après Ludwig les pcptones apparaîtraient dans la leucémie.

Uacétone se montre dans le sang au cours de divers processus, notamment dans les processus fébriles [acéiénomie). On a atti'ibué à son accumulation la production du coma diabétique.

Lliypoxanthine n'existerait pas dans le sérum fraîchement extrait : son apparition dans le sang ainsi que celle de la glutine seraient caractéristiques de la leucémie.

Le sérum peut charrier un grand nombre d'autres principes anormaux. Il est vraisemblable que les perturbations fonctionnelles et les lésions organiques sont capables d'entraîner l'apparition dans le sang de substances diverses, entre lesquelles certaines sont toxiques (auto-intoxications). L'alimentation d'autre part, les professions qui entraînent le maniement de corps absorbables, l'ingestion de médicaments, les empoisonnement peuvent amener l'introduction dans le sang de corps variés.

Enfin, les micro-organismes produisent incessamment ou suscitent la production de substances qui circulent dans le sang et jouent un rôle considérable dans la symptomatologie et le pronostic de la plupart des maladies.

L'ime de ces substances, récemment, a été mise en évidence dans la fièvre typhoïde par M. Widal('), qui a proposé d'utiliser ses propriétés pour le diagnostic.

Cette substance exerce, sur les cultures du bacille d'Eberth, une action agglutinante telle qu'elle y provoque la formation d'amas microbiens caractéristiques.

En pratique, pour la recherche instantanée de la réaction de Widal, il convient d'ajouter à une culture en bouillon du bacille d'Eberth, âgée de vingtquatre heures, le sérum à examiner, dans la proportion de 1 pour 10, puis de placer une goutte du mélange sous le microscope. On y constate immédiatement des agglomérats microbiens disséminés dans la préparation à la façon des îlots d'un archipel; en outre le bacille est immobilisé.

Une fois qu'on a constaté que le sérum agglutine le bacille d'Eberth, il faut mesurer son pouvoir agglutinant; s'il est faible, il peut ne pas dépasser 1/50; fort, il peut s'élever à 1/1000, à 1/2000. On sait actuellement que le sérum humain normal peut agglutiner à 1/10, rarement au-dessus de 1/20; aussi faut-il rechercher la réaction en utilisant 50 gouttes de culture fraîche pour une de sérum.

On peut se servir directement du sang; en ce cas une goutte de sang ne vaut qu'une demi-goutte de sérum. Le sang desséché conserve ses propriétés agglutinatives; de même, on peut obtenir une belle agglutination avec une culture de bacille d'Eberth morte.

Le phénomène apparaît du 5'= au 5'= jour de la dothiénentérie, s'atténue pendant la convalescence, disparaît généralement de 10 à 50 jours après la guérison, ou persiste encore après des années. Il doit être regardé non comme lié à l'immunité, mais à l'infection. Son apparition peut dans quelques cas être retardée jusqu'à la convalescence. On a voulu tenter d'établir par la

(') WiDAL, Sérodiagnostic de la fièvre tjphoïde. Bull, de la Soc. méd. des hôpit., -2Q juin 1890 et Presse médicale, 27 juin, 8 août, 50 septembre, 10 octobre 1890.

TRAITÉ DE MÉDECINE, 2= édit. — III. 55

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mesure de ragglutination pendant tout le cours de TafTection un séro-pronostk (Gourmont); il ne semble pas que cette recherche donne à ce point de vue des résultats bien nets.

Sur les cultures du coli bacille, des paracoli bacilles et surtout sur celles du bacille de la psittacose (Gilbert et Fournier) (i), le sérum des typhiques n'est pas sans exercer une certaine action agglutinante, mais celle-ci n'est pour ainsi dire qu'ébauchée.

Dès que l'on eut imaginé le séro-diagnostic de la fièvre typhoïde, on tenta d'obtenir un diagnostic semblable pour toutes les infections.

M. Achard a montré que le bacille virgule est agglutiné par le sérum des cholériques. Pour ce microbe, il faut varier un peu le procédé de Widal. Les cultures du bacille en bouillon laissant rapidement se produire des grumeaux au fond du tube, on emploie des cultures jeunes faites sur gélose. On prend, avec un fd de platine, une parcelle de culture qu'on délaye dans un centimètre cube d'eau salée, et c'est à cette émulsion soigneusement faite de bacilles qu'on ajoute le sérum ; l'agglutination se produit d'une façon très nette.

Dans la fièvre de Malte, produite par le micrococcus de Bruce, dans la jjeste, on obtient de la même façon un diagnostic par l'utilisation du sérum.

Il ne paraît pas que l'on obtienne d'agglutination dans la coli bacillose ; il en est de même dans la staphylococcie et la streptococcie.

MM. Bezançon et Grifïon ont montré que dans la pneumonie, et surtout dans les pneumococcies, le sérum des infectés possédait un pouvoir agglutinant. Le séro-diagnostic est ici plus délicat; il faut ensemencer du pneumocoque virulent dans le sérum de ces malades. Au lieu d'une culture claire, on obtient alors une culture avec des grumeaux au fond du tube. On trouve sous le microscope le pneumocoque agglutiné en chaînettes et l'on ne lui distingue plus de capsules.

M. Arloing, ayant pu obtenir des cultures homogènes de bacilles de Koch, en aurait réalisé l'agglutination avec le sérum de la plupart des tuberculeux. Enfin MM. Méry et Bourges ont cherché avec succès à appliquer la méthode au diagnostic de la morve.

Nous voyons quelle quantité de substances contient le sérum sanguin ; c'est à lui qu'on pourrait appliquer le mot de Glande Bernard : qu'il constitue le « milieu intérieur ». G'est en lui que vivent les éléments anatomiques, c'est en lui .qu'ils déversent les résidus de leur activité fonctionnelle. Ghaque maladie imprime sur lui une modification passagère ou durable ; et cette modification est telle qu'on serait en droit de dire que non seulement le sérum de chaque espèce animale diffère du sérum d'une autre espèce, mais que chaque sérum individuel possède un caractère propre. En effet, il n'est analogue à aucun autre, si bien qu'en opérant une transfusion sanguine, jamais on ne peut remplacer le sang perdu. Autant un homme diffère d'un autre homme, autant un sérum diffère d'un autre sérum; les dissemblances inappréciables par nos procédés d'investigation chimique deviennent sensibles aux méthodes biologiques ; il faut avoir recours au réactif vivant.

En injectant du sérum humain normal, séparé aseptiquement à la suite d'une saignée, on tue 1 kilogramme de lapin avec 10 centimètres cubes (Rumo).

(*) À. Gilbert et Fournier. De la Psittacose. Acad. de méd., 20 oct. 1896. — Soc. Biol., 40 décembre 1896. — Presse méd., 16 janvier 1897.

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En France la queslion de la loxicité du sérum a été très éliidicc. Il semble qu'en général, le sérum soit d'autant plus toxique que l'urine l'est moins. C'est ainsi que la toxicité serait très augmentée au cours de Vurémie, de Véclampsie puerpérale : 5 centimètres cubes sont parfois suffisants pour amener la mort d'un kilogramme de lapin. En réalité, la question est beaucoup plus complexe qu'elle ne semblait au premier abord. La mort de l'animal survient souvent par coagulation de son sang dans les vaisseaux, si bien qu'on ne juge pas de la toxicité vraie du sérum. Actuellement on commence par rendre le sang incoagulable en injectant auparavant à l'animal de l'extrait de tête de sangsue. On obtient ainsi un coefficient toxique souvent très difi'érent du premier coefficient qu'on pourrait appeler coefficient coagulant.

Pour apprécier d'une façon un peu précise ces coefficients toxiques, il faut injecter un liquide strictement stérile, à vitesse constante et lente, à température fixe, à 57" autant que possible. Ces conditions ont été bien étudiées par MM. Joffroy et Serveaux {^).

MM. Bousquet et Vaquez reprenant les travaux de Hamburger, Winter, sur Véquilibre moléculaire des liquides, de Koranyi sur la cryoscopie, ont vu que tandis que le sérum normal de l'homme et de la majorité des animaux se congèle à — 0,56, le coefficient cryoscopique peut s'élever ou s'abaisser à l'état pathologique. Les mêmes modifications se produisent du côté des urines; leur coefficient cryoscopique varie normalement entre — 1,50 et — 2. Dans certains cas, dans les néphrites par exemple, où existe de l'imperméabilité rénale, le coefficient cryoscopique du sang augmente^ tandis que celui du sérum diminue. Si donc, on injecte du sérum de brightique dans les veines d'un animal, les globules sanguins ne seront plus dans un liquide à coefficient cryoscopique — 0,56, la tension osmotiqiie en sera différente, et des altérations graves pourront résulter, qui tueront l'animal, sans qu'on sache si la mort est due à la toxicité du sérum. Il convient donc de reprendre les anciens travaux sur ce sujet en les contrôlant, et de rétablir Visotonie des liquide (sérum, urines, etc.) que l'on veut injecter dans le torrent circulatoire d'un animal.

(*) Joffroy et Serveaux, Toxicité vraie et toxicité apparente. Avh. méd. exp., 1896, n» 1.

[A. GILBERT

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