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THÉRAPEUT^IQUE GÉNÉRALE DE L'INFECTION

nianl la phagocytose; j'ai simplement reconnu à côté d'elle, des attributs humoraux. Que ces attributs humoraux proviennent des phagocytes eux-mêmes, je suis tout disposé à le penser; la question fait un pas de plus: j'en suis heureux, d'autant que ce progrès rapproche les deux conceptions.

Dans certaines conditions, on peut voir intervenir l'accoutumance, ainsi que le prouvent des laits d'Erhlich, de Foa, de Bonaduce, de Birmer, de Selander, d'Artaud, de Guinard, etc., et cela en dehors du tétanos, de la diphtérie; on peut voir entrer en ligne de compte le défaut de sensibilité aux poisons, la température, la constitution spéciale de la région inoculée, dans le cas, par exemple, de la clavelée; dans cette maladie, pour vacciner, on dépose les microbes au niveau de l'extrémité de la queue, dans un terrain de très faible A'italité, permettant difficilement une active évolution ('); aussi tout se borne à un processus atténué; on peut, en outre, avec Klemperer, invoquer les attributs de certains composés, de certains acides, de l'acide nucléique, en particulier.

Ces protections, en définitive, se réduisent à des propriétés des éléments anatomiques. Or, de même que les ascendants confèrent aux descendants le pouvoir de fabriquer de la bile, de la salive, de même ils peuvent leur transmettre ces qualités de phagocytisme, ces attributs permettant d'engendrer des composés microbicides ou antitoxiques. Si les deux générateurs sont vaccinés, cette transmission s'opère plus fréc^uemment que dans le cas où un seul, surtout lorsqu'il s'agit du père, est pourvu de l'état réfractaire; néanmoins, mille observations médicales, des données biologiques dues à Gautier, Zoja, etc., mettent en lumière cette influence possible, bien qu'exceptionnelle, du père; pour l'établir, il faut entasser expérience sur expérience avant d'obtenir, en dehors d'une grande chance, un résultat (^).

En somme, en étudiant les diverses faces de la question, les différentes données du problème, on est conduit à reconnaître que de nombreuses raisons permettent de proclamer, après le professeur Bouchard, après Grawitz, que l'immunité est une propriété cellulaire.

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