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CHAPITRE XI THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE DE L'INFECTION

Deux thérapeutiques: thérapeutique préventive; thérapeutique curative. — Vaccinations. — Vaccins figurés. — Vaccins solubles. — Thérapeutique curative. — Toxines. — Bactériothérapie. — Thérapeutique par les humeurs, par les tissus des sujets sains ou des sujets immunisés. — Sérothérapie. — Spécifiques. — Antiseptiques. — Moyens physiques; chimiques, etc. — Thérapeutique des surfaces. — Prophylaxie. — Contagion. — Désinfection. — Hygiène. — Le microbe. — Le terrain.

Thérapeutique préventive. — Vaccinations. — Divers procédés de vaccinations. — Imprégnation de l'économie. Rôle des lésions locales. — Vaccins solubles. — Vaccins

figurés. — Influence des portes d'entrée, des régions inoculées. Atténuation des

(*) Ce procédé est, du reste, infidèle; il en existe d'autres.

(2) Arch. phys., 1893 et 1894. — Il importe, au cours de ces recherches, d'éviter la cause d'erreur dépendant de l'élimination des corps vaccinants par le lait, comme Kestcher l'a vu. — Voy. aussi Charrin {Acad. des Sciences, 29 juillet 1895). — Influence des produits microbiens sur la descendance.

DIVKHSITI-: DES VACCINS; VIRUS IDENTIOUES OU DIFFÉRENTS. 255

hacléncs. — Aclion du temps, de la chaleur, de l'oxygène, du si)eclre solaire, de la dessiccalion. de la pression, .des, anliseplitiucs, du passage par cerlaines esijèccs, etc. — \'accinalioii coidre un niicroiie i)ar l'inlervenlion de ce microbe ou de ses sécrétions

pai'fois à laide d'un autre microbe. — \'accins non bactériens. Inconvénients de ces

^•accinalions. Thérapeutique curative. — Emjjjoi des toxines. — Utilisation des toxines

pyocvani(pi('s. — Ijactériolliérapie. — Antagonismes morbides. Thérapeulicpie par les

humeurs ou les tissus des rél'ractaires. — Sérothéivapie. — Avantages. — Inconvénients.

Tbérap('uti([uc ])ar les humeurs ou les tissus des sujets normaux. — La transfusion.

— Préoccuiiation de l'idée de fortifier le terrain. Obligation de viser aussi les bactéi'ies.

— ■ Les antiseptiques. — Leurs modes d'action au i)oint de vue physiologique. — Action sur les sécrétions, sur la virulence, sur la pullulation, sur la foime, sur la vie, etc. — Dangers de leur intervention. — Difficultés inhérentes îi la sensibilité iU\ la cellule. — Les spécifi(pies. — La spécificité. — Divei-s antisepti([ues. — Rôle de la fièvre. — Mécanisme

•le leur inlliience au point de vue chimiciue. L'eau. — Lavages internes.— Ilydrothé-

i-apie. Electricité. — Moyens physiques. - — Thérapeutique des affections locales. —

Facilités plus grandes. Thérapeutique des surfaces. — Son importance en raison des

bactéries de ces surfaces, en raison des infections secondaires. Théra]»eutif[ue

mixte, médicale et chirurgicale. — La révulsion; ses effets. — Thérapeutique des infections des séreuses, des infections des viscères. — Les diverses thérapeutiques, pathogénique,

physiologique, symptomatique, anatomique, naturiste, expectante, etc. Méthode

prophylactique. — Prévenir le mal, combattre son extension, le guérir. — La contagion. — La désinfection. — L'hygiène. — L'agriculture. — La civilisation. — Le bien-être social.

— Les règlements sanitaires. Nécessité de fortifier l'organisme, tout en combattant

le microbe.

L'organisme possède une série de protections, qui interviennent pour s'opposer à la pénétration des agents pathogènes dans les milieux clos; il po.ssède également des procédés de défense qui entrent en scène, lorsque ces agents, en dépit de ces premières protections, se sont introduits dans l'intimité des tis.sus; il possède, enfin, des moyens de résistance destinés à pallier aux dangers d'une invasion réalisée. — Il est possible d'accroître ces résistances, ces procédés de défense, de protection; déjà, de par la nature existe un certain degré d'état réfractaire(*), qui se manifeste tantôt par des activités phagocytaires, tantôt, mais plus rarement, par des propriétés bactéricides ou antitoxiques. — Il est aisé, dans nombre de cas, de perfectionner et ces activités et ces propriétés; il convient d'en appeler à l'immunisation.

Deux grandes thérapeutiques, en effet, permettent l'intervention au cours des infections : la thérapeutique préventive qui vise l'état réfractaire la thérapeutique curative qui s'adresse à la maladie en évolution. — Quant à l'immunité, elle peut être naturelle ou acquise : dans le premier cas, c'est la nature, la race, l'hérédité, qui se sont chargées de l'organiser, en mettant en œuvre divers processus, état bactéricide, phagocyti.sme, insensibilité aux toxines, destruction de ces toxines, etc. ; ces processus sont moins clairement connus, surtout au point de vue de leur mécanisme, que dans le cas où cette immunité est le résultat de pratiques artificielles; ces pratiques constituent des vaccinations, que des techniques spéciales permettent de réaliser. Quelquefois, c'est l'infection qui, par une atteinte légère, localisée, vient empêcher le retour du mal. — Toutes les pyrexies, il s'en faut, ne vaccinent pas, malgré la multiplicité des procédés capables d'atteindre ce but; dans les laboratoires, on arrive à créer la résistance contre l'érysipèle, contre la pneumonie, etc., c'est-à-dire contre les maladies qui, du moins chez l'homme, récidivent.

Cette résistance à un virus peut venir d'un virus distinct; l'histoire de la

(') L'hérédité n'est pas étrangère à cet état réfractaire; on peut en dire autant des parasites qui sont nos commensaux; l'infection non seulement prévient, mais guérit: Spronck a insisté sur ce point, surtout au sujet de la curation des néoplasmes.

lA. CHARRIN -i

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