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RÉACTIONS NERVEUSES. — ALIMENTATION

.sa pai't dans l'éliologio, dans les symptômes, dans révolution, dans la terminaison de la maladie; à chaque instant, cette vérité apparaît de plus en plus manilesle. En matière de guérison, de préservation, l'économie réclame souvent une place des plus considérables, d'autant plus qu'en parfaite santé les tissus supportent plus aisément non seulement les assauts des germes vivants, mais aussi les injures des poisons, des matières inertes; or, ces germes interviennent par leurs produits solubles(').

Au cours des aftections bactériennes, il faut actionner les différents émonctoires : intestin, poumons, voies biliaires, salivaires, lacrymales, mammaires; il faut agir sur le rein qui élimine les parasites, leurs sécrétions(^), les déchets des tissus; la diurèse, à cet égard, tient une place importante, comme le prouve l'étude de la crise urinaire. Les spores, les cadavres, suivant Pruden, Hodenpyl, Straus, Gamaleïa, Masur, etc., en cédant peu à peu leurs toxines adhérentes, demeurent longtemps dangereux; ces toxines forment des combinaisons avec le protoplasma ; elles exercent des actions d'arrêt, d'inhibition ; elles troublent la nutrition ou les autres fonctions; il importe donc de les conduire au dehors. — Il faut aussi mettre en jeu le foie, qui détruit, retient, transforme une partie des poisons. Dans ce but, on donnera des sucres, du bicarbonate de soude ; on luttera contre une forte hyperthermie, car ce facteur, entre autres méfaits, en diminuant, en supprimant le glycogène de la glande hépatique annule par là les fonctions de ce viscère. Une fièvre modérée, d'après Filehne, Cheinisse, Maurel, en activant les mouvements amiboïdes des phagocytes, serait utile, du moins à ce point de vue. Si la chose devient possible, il convient également de favoriser le rôle antitoxique des capsules surrénales, comme celui de différents tissus, comme celui de la moelle osseuse, de la muqueuse de l'intestin, etc.; l'organothérapie commence à peine à entrer en scène; l'avenir dira ce qu'elle peut. Depuis quelque temps, à la suite des travaux de Fraser, de Phisalix sur les propriétés antivenimeuses de la bile, à la suite de ceux de Wassermann et Takaki relatifs à l'action attéuuatrice de la substance cérébrale sur la toxine tétanique, etc., la moelle des os, la rate, le foie, le thymus, le corps thyroïde, tous les tissus sont utilisés! — L'alimentation, au besoin la suralimentation, autant que faire se pourra, favoriseront ce jeu de la cellule du foie; elles donneront à nos organites une énergie nouvelle pour lutter contre les parasites, pour résister à leurs assauts; l'histoire de l'inanition prolongée a dévoilé des dangers, inévitables conséquences du jeûne qui,- d'après Jordan, rend plus vulnérable aux toxines. Il importe donc de nourrir les fièvres, suivant le désir de Currie ; toutefois, on doit écarter les .substances qui réclament des efforts de la part des organes digestifs pour être métamorphosées ; ces organes, leurs sucs, ne sont pas aptes à ces efforts, du moins au cours de l'infection; donnez des peptones vraies, des décoctions de céréales, c'est-à-dire des matières minérales; le lait est déjà un produit difficile à bien digérer; évitez et le surmenage général et les surmenages partiels, les surmenages de viscères, les surmenages d'appareils.

diverses, etc.; leur biologie, leur physiologie, leur pathologie, etc., ont de nombreux points de contact.

(*) Quel que soit l'agent pathogène, physique, chimique, infectieux, psychique (choc, émotions, etc.), les causes secondes (faim, froid, etc.) facilitent son action.— S'il n'y a pas deux biologies, il n'y a qu'une pathologie.

(-) Voy. travaux de Bouchard, 1888. — Voy. aussi Bosc, Ann. de riiiftt. Past.. juin 1895. — Toxicité des humeurs dans le choléra.

lA. CHARRINJ

^27ti PRÉDOMINANCE DE L'ORGANISME.

Aux lavages inlernes, à raclion des matières minérales, à la désinleclion, aux procédés antiseptiques, à l'élimination, à la d'estruction des sécrétions bactériennes, proto-albumoses ou deutéro-albumoses analogues à celles cpie Wesbrook ou Walcker ont rencontrées dans le cboléra, il convient d'ajouter la préoccupation de l'état du névraxe qui commande aux vaso-moteurs, cpii lacilile ou empêche la sortie soit des phagocytes contenus dans les vaisseaux, soit des humeurs bactéricides; les réactions de ce névraxe — la pathologie des émotions le prouA'e(') — ont une haute importance; Dzergowsky a établi que l'irritation du sciatique diminue le pouvoir bactéricide; or, si les éléments qui le constituent sont plus ou moins intoxiqués, anesthésiés, ils réagiront d'une manière insuffisante; il faut favoriser la dynamogénie; il faut éviter l'inhibition.

D'autres cellules, celles du sang, par exemple, méritent toute notre attention; l'isotonie des hématies si délicate à apprécier (^) varie en plus ou en moins, ainsi que l'ont indiqué Bianchi-Mariotti, Langlois, Charrin, etc., sous l'influence des produits microbiens; ces produits attirent ou repoussent les leucocytes, dont l'abondance, suivant Chantenay, est d'un heureux augure. — L'oxygène aidera aux combustions; il peut agir sur les anaérobies; il peut exciter la vitalité des tissus; d'autre part, plus certaines toxines sont oxydées, moins elles sont nuisibles. — L'air pur, l'air renouvelé, les différents stimulants du système nerveux seront utilisés pour soutenir, pour relever les forces du malade; on sait leur bienfaisante intervention chez nombre de tuberculeux; cette intervention agit même localement, puisque certains auteurs, avec Wassiliewsky, avec Gatti, attribuent à des effets locaux d'irritation la guérison ou mieux l'amélioration de certaines péritonites bacillaires après la laparotomie; cette impression atmosphérique sur la séreuse provoquerait une réaction prononcée, une abondante sécrétion de sérosité germicide, une phagocytose considérable. — Il conviendra également de veiller à l'intégrité des défenses naturelles, à la netteté de l'alcalinité humorale, au parfait fonctionnement des glandes internes, des glandes externes, des glandes mixtes, capables soit de maintenir les échanges dans de sages limites, soit de détruire des principes nuisibles; si des indications se posent, il est nécessaire d'appeler à l'aide des procédés artificiels, de rendre l'économie plus résistante, de la débarrasser des poisons bactériens ou cellulaires, tout en n'oubliant pas d'attaquer directement l'assaillant.

(*) Voy. Feré, Pathologie des émotions. — Pour réaliser une thérapeutique complète, il faut, en dehors des processus en activité, connaître, afin de les éviter ou de les combattre, les éléments qui préparent ces processus aussi bien que leurs conséquences. — A côté des causes physiques — choc, lumière, pathologie de la nuit, etc. —, à côté des causes chimiques, toxiques, externes ou internes, etc., les facteurs psychiques, la tristesse, les dépressions morales, comme on le voit chez les phtisiques, ou la frayeur, les réactions du névraxe, comme le prouvent certaines entérites, entrent en ligne de compte. — Nous avons vu ailleurs comment ces facteurs actionnaient les divers appareils, troublaient la nutrition. — Nous avons vu également les autres modes d'intervention des différents agents nerveux, etc.

(*) Voy. Gley et Langlois, Recherches sur l'isotonie, en particulier chez les animaux privés de corps thyroïde. {Soc. de bioL, 27 juillet 1893). — Voy. Hamburger, Arch. de Plujs.. Leip., 1891. — Maragliano, Castellino, Arch. ital. de biol., 1892; Agostini ; Galleram. — Voy. Hayem, Le sang.

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