CHAPITRE PREMIER
LA BACTÉRIOLOGIE ET L'ÉVOLUTION MÉDICALE — L'ORGANISME ET LA GENÈSE DES MALADIES — LA CELLULE
L'infection. — Oscillations des opinions: évolution rapide des idées. — Les précurseurs. — Pasteur: Davaine. La culture des microbes. — Simplicité apparente de la méthode.
— Difficultés pratiques : polymorphisme: reproduction de la maladie.
Modifications doctrinales. — Les causes dites secondes; tentative de mise à l'écart : leur importance. — Intervention de ces causes : intervention secondaire; intervention
primitive, suffisante. Action des agents atmosphériques sur la cellule bactérienne,
sur la cellule organique. Comparaison de ces deux cellules, au point de Aue des
formes, des fonctions, des réactions, de la structure, de la nutrition, de la nature chimique ou des attributs fonctionnels des sécrétions, etc.
Genèse de la maladie par les deux groupes de cellules, organiques ou parasitaires; similitudes dans les processus mis en jeu. Afîections indépendantes des microbes. —
Altérations des glandes internes; altérations des viscères; réactions nerveuses; autointoxications. — Nombre, diversité, importance des toxiques gastriques, intestinaux. — Empoisonnements externes; dyscrasies acides; diathèses; désordres mécaniques; lésions d'organes. Fréquence de lïntervention du terrain dans les infections.
Les variations morbides. — Méthodes initiales. — Conceptions du début. — Microbe spécial à chaque a/Tection. — Germes spécifiques: germes vulgaires. — Un même asent
engendre plusieurs processus; un même processus dérive de plusieurs agents. ^-
Influence des variétés bactériennes; influence des habitats antérieurs, des accoutumances
de terrain, de tissu. La quantité en matière d'éléments figurés ou de principes
solubles : analogies et différences. — Actions morbides rapides: actions tardives :
réactions de l'économie. La porte d'entrée : son action sur les ferments figurés, sur
leurs sécrétions. — Juxtaposition dans l'oi'ganisme d'une série de milieux différents. — Les toxines, fonction de la nature de ces milieux. — MultipHcité des sécrétions pour un même germe. — Formation partielle de ces sécrétions en rapport avec les types pathologiques.
Retour à l'idée de terrain. — Modifications doctrinales. — Nécessité de rattacher les variations morbides aux variations de ce terrain. — Insuffisance des changements dépendant des bactéries. — Atténuations des agents pathogènes usuels. — Mécanisme
de ces atténuations. Première ligne de défenses : les défenses extérieures. — Rôle
des éléments aériens. — Le génie épidémique. — Modifications des deux groupes de cellules en présence. Deuxième ligne de défenses : protections au niveau des portes
d'entrée. — Protections dans les voies respiratoires : mucus, phagocytose, épithélium. etc.
— Protections cutanées : épidémie ; sueur: acides; corps gras, etc. " Protections dans
le tube digestif : salive; suc gastrique et pathologie de l'estomac; bile: actions des diastases glandulaires sur les toxjnes; principes divers (gaz. composés antiseptiques, défaut d'oxygène, concurrence vitale, etc.) nuisibles aux infiniment petits: rôle actif prépondérant de la muqueuse intestinale; importance de ces défenses; importance de
cette voie de pénétration. Protections génitales : acidité des sécrétions; difficultés
de l'absorption. — Fermentations putrides et éducation microbienne; greffe des produits diastasiques sur les bactéries. — Protections des conduits urinaires : expulsion mécanique; obstacle aux infections ascendantes. Troisième ligne de défenses: défenses
dans les milieux clos : phagocytose; plasmas bactéricides; éléments anti-toxiques.
Début des maladies. — Détérioration organique nécessaire en raison de l'affaiblissement
lA. CHARRIN.}