LA BACTÉRIOLOGIE ET L'ÉVOLUTION MEDICALE
(les microbes. — Diversité des troubles palliologifiues en rapport avec la diversité de ces détériorations. — Causes morl)iti(iues héréditaires ou acquises.
Influences des tares transmissibies. — Le placenta; importance de ses lésions. —
Passage des germes. Rôle des intoxications, des maladies chez les générateurs. —
Elément mâle: élément femelle. — Hérédité indirecte. — Résultats de rexi)érimentation :
stérilité, avortement, nanisme, malformations, immunité, etc. Les dilTormités physiques;
la taille, la notion de surface, le [touvoir émissif et l'activité de la nutrition.
Préilispositions dépendant des adultérations humorales. — Diminution de l'alcalinité des plasmas. — Importance des bases. — Les oxydases. — Les sérums naturels,
physiologiques. — L'osmose; les échanges. Influence des oscillations des sels, des
divers composés organiques, inorganiques, hydrocarbonés, protéiques; influence des albumines fixes ou circulantes, des conditions statiques, dynamiques des diiïérenls
appareils sur l'abaissement de la résistance. Accroissement des acides. — Disparité
des états diathésiques — Réceptivité spéciale dans le diabète : multiplicité des causes.
Débilité de l'organisme et anomalies viscérales. — Rôle des lésions rénales : clinique et
expérimentation. Rôle des altérations hépatiques, des irrégularités de distribution
du sucre, de la graisse, d'une provision insuffisante de fer. — Action du foie sur les poisons d'origine externe, interne, microbienne, sur les composés alcaloïdiques ou autres.
— Réserves à formuler sur le résultat des injections intra-portales. — Fonctions hépatiques : pigmentaire, martiale, apexygénique. — Hématopoièse. — Multiplicité des influences du foie sur l'économie en i-apport avec la multiplicité de ses fonctions, avec les différentes modalités de sa cellule, avec les synergies organiques.
Le pancréas glande externe. — ]\lodifications des métamorphoses nutritives; affaiblissement; amaigrissement. — Le pancréas glande interne : l'hyperglycémie. — Changements
de terrain dérivés de l'association de ces deux interventions. La rate et la crase
sanguine; globules et hémoglobine. Les ganglions et la lymphe. — Cellules mobiles;
phagocytose. — Oscillations dans la résistance. Le cœur et les poumons. — Acide
carbonique et prédisposition morbide. — Utilité de l'oxygène. Le corps thyro'ide. —
Ses variations et celles de la nutrition. — Glande altérée et abaissement des échanges; hypotrophie. — Glande suractive et exaltation de la nutrition. Les capsules surrénales.
— Asthénie auto-toxique; débilité générale. — Oscillations de la pression et réceptivités locales.
Le système nerveux. — Action sur la circulation, sur les vaso-moteurs; action sur l'état trophique des viscères; action sur les réactions. — Inhibition et dynamogénie. — Variétés dans les prédispositions ; variétés dans les mécanismes générateurs de ces prédispositions. ■ La peau et l'augmentation des poisons internes. — Les deux circulations.
Les principes toxiques du tube digestif. — Rôle des sécrétions glandulaires. —
Modifications du terrain en rapport avec les qualités, la quantité de ces sécrétions, avec les attributs, les doses, la diversité des substances putrides. — Intermittence dans les procédés de défense.
Origines des gei'mes pathogènes. — Origines multiples. — Milieux extérieurs. — Surface cutanée; surface muqueuse. — Pi'édominance des voies digestives. — Influences favorables aux bactéries : altérations ganglionnaires; altérations de la moelle osseuse; altérations des séreuses; modifications du sang; adultérations humorales. — Réceptivités morbides issues des tares anatomiques ou fonctionnelles des cellules, des appareils, des systèmes, des modifications de l'organisme, de l'infection elle-même.
Les associations microbiennes. — Action sur la résistance. — Intervention des toxines.
— Propriétés physiologiques de ces toxines : modifications dans la structure, dans les fonctions, dans la chimie des tissus, dans la pression osmotique, dans la chimiotaxie, etc.
— Multiplicité des états organiques correspondants.
Les poisons externes et la résistance aux maladies. — Débilité générale. — Qualité et quantité des substance toxiques. — Dépréciations spéciales.
Les variations de terrain et les conditions physiologiques. — Menstruation. — Grossesse. Ménopause. — Puberté. — Croissance. — Anémies. — Chlorose. — Age. — Sexe. — Espèces.
Les modifications organiques et les causes secondes. — Le froid. — La faim; la soif; l'inanition. — Le surmenage. — Le traumatisme : éléments figurés et principes solubles.
La veille; le sommeil. — La digestion. — Le matin; le soir. Agents atmosphériques, sécrétions internes et énergie cellulaire. — Les émonctoires et les plasmas. — L'état électrique et les tissus. La résistance et ses oscillations. — Rôle des aliments.
— Régimes et conditions sociales. — La thermogénèse et le rayonnement. — Les
oscillations du milieu interne. Disparité des réceptivités; disparité des phénomènes
pathologiques. — Rôle isolé des microbes exceptionnellement suffisant. — Nombre considérable des causes (maladies, agents extérieurs, troubles fonctionnels, lésions de tissu, etc.) capables de modifier le terrain, de créer des états favorables aux processus morbides. — Dissemblances de ces états favorables; dissemblances de ces processus.
Conditions de bénignité. — Intégrité anatomique. — Intégrité fonctionnelle. — État statique normal. — État dynamique irréprochable.
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IimniiiiiLé et rcccplivilé. — Los vaccins solubles : leur genèse. — Essais expérimentaux. — Criliquc. — Démonstration définitive. — Mécanisme de la résistance acquise. — Disjiarilion des toxines vaccinantes. — Les produits bactéricides; les états antitoxiques. — Part de l'orgardsme : changements dans la nutrition. — Réactions constantes de l'économie attaquée : nature médicatrice. — Notion ancienne; i)athogénie nouvelle. — Les degrés de l'état réfractaire. — Variations morbides en rai)|)ort avec les variations de la vaccination.
Rôle de l'organisme hors de l'infection. — Gravité et bénignité des affections non bactériennes soumises aux causes secondes. — L'humidité, la fatigue, les synergies viscérales, etc., et les réactions nerveuses, les diathèses, les intoxications, les dystro[)hies élémentaires. — Aspect, modalités, marche des processus non microbiens inlluencés par l'état du terrain. — Analogies nombreuses entre les difl'érentes classes de maladies.
— Le Progrès et la Tradition.
Multiplicité des acquisitions en bactériologie. — Modifications doctrinales. — L'absolu dans les Sciences, les Arts, les Lettres. — Mobilité des données dans les connaissances dérivées de l'observation. — Perfectibilité. — L'Observation et l'Expérimentation. — Analogies des deux méthodes. — Science et Médecine. — Synthèse et pathologie cellulaire.
— Structure, fonctions, sécrétions, ou anatomie, physiologie, chimie de cette cellule. — Sa prééminence.
On demeure véritablement émerveillé quand on songe à la rapidité d'évolution de nos connaissances, quand on jette un coup d'œil d'ensemble sur la marche des idées dans le domaine de la bactériologie, comme dans celui des autres processus morbides; il suffit de se reporter à trente ans en arrière, pour mesurer bien vite l'immense étendue du chemin parcouru dans un espace de temps relativement aussi restreint.
On voit les notions nouvelles poindre à l'horizon, s'élever, se répandre avec peine, refoulées par une opposition formidable qui ne veut pas qu'on change son credo; puis, d'abord peu à peu, dans la suite assez rapidement, la conversion s'opère; l'enthousiasme se développe; chacun est microbien : les bactéries sont tout. On en vient jusqu'à ne plus reconnaître d'autre agent de maladie; on veut oublier, effacer les enseignements du passé.
A cette période d'enthousiasme succède une phase de calme, de méditation, de revision. Parmi les chercheurs, parmi les premiers adeptes de la doctrine microbienne, quelques-uns, tout en continuant à admettre cette doctrine, tout en travaillant à ses acquisitions, aux variations de forme, de fonction, à la donnée des toxines, à la question de l'immunité, des antitoxines, etc., s'aperçoivent qu'il y a autre chose que l'infiniment petit; ils reconnaissent que, sans déserter les salles de microbiologie, il importe de revenir aux laboratoires d'histologie, de physiologie, de chimie biologique, au lit du malade. Dès lors, la cellule reprend sa place au premier plan; dès lors, à côté de la bactériologie, on voit progresser les auto-intoxications, les troubles de nutrition, les réactions nerveuses, etc. Or, ces conceptions microbiennes, les tempéraments apportés à ces conceptions, etc., tout ce mouvement s'est effectué en quelques années.
Assurément, à propos des maladies contagieuses, on décèle quelques notions parasitaires dans Varro, dans Columelle, agronomes latins, dans Zacutus, Kircher, Deidier, Linné, Réaumur, Rasori, etc. Au xi'' siècle, Rhazès compare la variole à la fermentation du moût de raisin; cette comparaison se reflète dans Van lielmont, Stahl, Sydenham, plus tard dans Bressy, qui réserve aux affections diffusibles ce titre de fermentatives, que Braconnot, que Mialhe devaient reprendre.
D'ailleurs, en 1721, GoifTou, agrégé au Collège de médecine de Lyon, invoquait l'intervention d'insectes microscopiques, transportés avec les marchandises; un siècle après, Raspail formule la théorie des sarcoptogénèses, à une
lA. CHARRINri