MULTIPLICITÉ DES DÉFENSES DE L'ORGANISME EN PRÉSENCE DES VIRUS
lité et la qualité dos substances morbifiqucs diroctos ou indirectes : c'est là le principal adjuvant de la guérison.
En définitive, l'organisme possède toute une série de défenses physiques, mécaniques, anatomiques, toute une catégorie de défenses chimiques, toxiques, tout un groupe de défenses psychiques; il possède des défenses extérieures, des défenses intérieures, des défenses placées au niveau des portes d'entrée, des défenses situées plus profondément; il possède des défenses fixes tels que les épithéliums, des défenses variables, mobiles, tels que les plasmas, les cellules migratrices, plasmas ou cellules que le système nerveux, à l'aide des vasomoteurs, conduit sur le point envahi par les parasites pour soutenir les éléments de la région attaquée qui entrent en prolifération.
Ces défenses sont tout d'abord dirigées contre les microbes eux-mêmes; elles sont passives, à l'exemple des barrières, des revêtements cutanés ou muqueux; elles deviennent actives, si ces barrières sont insuffisantes; elles s'adressent aux fonctions de ces microbes; elles visent aussi leur pullulation, leur activité, attendu que le danger est conséquence soit de la quantité, soit de la qualité des virus. — Ces défenses sont également dirigées contre les sécrétions de ces infiniment petits; elles s'efforcent d'en purger les tissus, en les conduisant à l'extérieur, en les brûlant, en les métamorphosant; même au dehors de l'économie, ces sécrétions subissent l'influence de la température, de la lumière, etc.
En général, les procédés utilisés pour atteindre les bactéries vivantes sont ceux que l'économie met en jeu dans les premières périodes de l'attaque; en revanche, les moyens destinés à agir sur les toxines n'entrent le plus souvent en scène qu'aux heures avancées de la lutte.
Ces divers modes de protection se modifient suivant la nature de l'agent, figuré ou soluble, plus particulièrement en cause à l'instant où l'organisme les appelle à son secours ; ils sont en quelque sorte rangés en série ; ils forment un ensemble de bataillons différents placés les uns derrière les autres. A mesure que l'assaillant culbute ceux qui sont en avant, il rencontre de nouveaux adversaires, dont la manière de résister est en rapport avec les changements apportés dans la tactique ; là comme ailleurs la victoire appartient à ceux qui résistent le plus longtemps.
Cette variété dans le nombre, dans la qualité, dans la disposition des défenses permet de comprendre pourquoi l'économie fait face à tant d'ennemis.
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