ÉCHANGES; SÉCRÉTIONS : VARIATIONS — PHÉNOMÈNES CARDIAQUES
Aussi, obsorvo-1-on de nombrouses variélés, des types inverses, rémittent, intermittent, continu, grave, léger, etc.
Pour expliquer ces réactions cellulaires si distinctes, il est permis d'invoquer une foule de facteurs. Parmi eux prennent place et les associations bactériennes qui mélangent les sécrétions capables de provoquer ces eflorts de réaction, et les divers degrés de vitalité des germes qui fabriquent, suivant cette vitalité, suivant le milieu, des composés plus ou moins énergiques, et les portes d'entrée qui conduisent plus ou moins directement ces composés aux tissus, et les différentes sensibilités de ces tissus, etc., etc.
Quant à l'existence de principes antagonistes, c'est là une donnée dont les exemples se mulliplient de jour en jour : la cellule pancréatique directement ou indirectement détruit le sucre ou en produit; le noyau possède une réaction chimique ou électrique inverse de celle de la périphérie; le globule blanc livre des ferments favorables ou non à la coagulation; la sensibilité se superpose parfois à la motricité, etc., etc.
Les sécrétions bactériennes influencent la nutrition, touchent aux échanges, aux mutations respiratoires, fonctionnelles ou autres; elles modifient les déchets ; elles conduisent les tissus à engendrer ici des corps nouveaux, actifs, toxiques, là des corps connus, en proportion anormale.
Une partie de ces résultats dépend des réactions sécrétoires imposées aux glandes si variées de l'économie. Ces substances chimiques, nées de la vie des germes, agissent sur les liquides de ces glandes.
Le plus grand nombre fait baisser, conformément à ce que j'ai signalé avec Riiffer et Sherrington, le volume de la bile; quelques-unes altèrent sa constitution, diminuent, d'après Pisenti, sa richesse en principes solides. Cette notion n'est pas négligeable, car, d'un côté, tout le monde connaît les fonctions antiseptiques de cette bile, fonctions peut-être exagérées, quoique réelles, plus nettes dans l'intestin qu'm vitro ; d'un autre côté, le rôle de la flore du tube digestif s'accroît de jour en jour.
La mydaléine, que fabriquent certains ferments figurés de la putréfaction, agit sur la source des larmes ; des toxines spéciales jouissent de propriétés identiques soit à l'égard de la salive, soit vis-à-vis des sucs de l'estomac; d'autres influencent les fibres lisses, la pupille, engendrent la mydriase ou le myosis.
Ces liquides intestinaux sont tantôt en plus petite quantité, tantôt, au contraire, deviennent plus abondants, A cet égard, il faut rappeler que des éliminations se font au travers des parois du conduit alimentaire ; parmi les principes formés par les agents pathogènes, il en est qui se rendent directement du sang dans la lumière de ce conduit; ces migrations ne se réalisent pas sans oftenser la structure des couches profondes ou superficielles du tissu réticulé, de l'épithélium, des glandes, etc. Certaines toxines déterminent des contractions péristaltiques, des spasmes; des gaz, CO^ d'après Schifl", 0* suivant Bokai, font aussi apparaître ces contractions.
On voit donc se poursuivre, du côté de l'appareil biliaire, de la glande lacrvmale, du tube digestif, etc., tant au point de vue moteur qu'au point de vue chimique, la série des réactions cellulaires produites par les toxines. — Il en existe d'autres.
Les modifications sanguines, lymphatiques, urinaires, thermiques, glandulaires, respiratoires, digestives, etc., s'accompagnent de désordres circulatoires. Manfredi, Traversa ont noté l'accélération cardiaque ; Kostiurine, Krainsky
[A. CHABRIN.-i