PRONOSTIC
Conditions de gravité dépendant du virus. — Quantité. — 'Qualité. — Explication de
l'influence de ces conditions. Agents atmosphériques. — Mécanisme de leur
intervention. Conditions intermédiaires relevant et du virus et du terrain. —
Rôle des portes d'entrée. — Explication des différences observées. Absorption.
Conditions dépendant du terrain. — Rôle du froid, de la ch.a.leur, des saisons,
des agents aériens. — RÔLE de la fatigue, du surmenage, de la faim, de la soif, du
traumatisme, etc. — Rôle de la race, du sexe, de l'âge. Mécanisme de ces
influences. Rôle des intoxications du dehors, du dedans. Rôle des diathèses,
des maladies viscérales. Rôle des associations microbiennes. — Mode d'intervention DE ces causes. — Oscillations fonctionnelles : absorption. — Influences indirectes. Conditions de bénignité. Conditions dépendant du virus. Conditions
dépendant de la porte d'entrée. Conditions dépendant du terrain. Opposition
DES conditions DE BÉNIGNITÉ ET DES CONDITIONS DE GRAVITÉ. RÔLE DES INFECTIONS SECON- DAIRES. — Formes, localisations du mal. — Le pronostic des infections. — Rapports
DE CZ pronostic ET DU DIAGNOSTIC.
Conditions dépendant du virus. — Mode d'action de la quantité. — Importance de la
qualité. — Variations de la virulence. Intervention des agents atmosphériques. —
Rôle de la pression, du mouvement, de l'électricité, de la température, des saisons,
de la sécheresse, de l'humidité, de l'ozone, de l'oxygène, de la lumière. Action
de ces agents sur la cellule bactérienne, sur la cellule organique. — Analogies de ces
deux cellules. Explication des influences atmosphériques, de l'ancien génie épidé-
mique, par la mise en jeu des effets de ces agents. Variations de gravité dépendant
de la porte d'entrée. — Pénétration par les vaisseaux, par le tube digestif, par les voies respiratoires, par les séreuses, par la chambre antérieure, par la peau, par le derme, etc. — Exphcation des différences enregistrées. — Cultures diverses suivant les tissus ensemencés. Défenses naturelles variables dans le sang, dans la
r.RAVITÉ, BÉNIGNITÉ DE L'INFECTION. 161
])oucho, fJ;ms Fcslomac, dans rinlcsliii, (kiiis les (-(jndiiils aériens, dans les séreuses, dans les espaces sous-méningés, dans la ciiainijro anléricui'c de l'œil, sous la peau, sur
l'épidenne, dans les tissus.. r Humeurs haeléricides, anliscpliques; phagocytose;
défaut d'oxygène; présence .d'acide carboni([ue; rapidité ou lenteur de la difl'usion;
Ijarrières anatomi(iues. Portes d'entrée; absorption. L'intervention de ces
facteurs dans un sens ou dans l'autre, leur présence, leur absence et le mécanisme de
ces iniluences. Rôle des espèces microbiennes. — Aérobies. Anaérobies. — R(j]e
du froid, de la chaleur, des agents aériens. Rôle de la faim, de la soif, du traumatisme, etc. — Rôle de la fatigue, du surmenage, etc. Pathogénic de ces iniluences.
Ces interventions et les changements imposés au pouvoir bactéricide, aux activités
phagocytaires, au terrain affaibli, à la pullulation des germes rendue plus rapitle, au
virus devenu plus abondant. Rôle de la race, du sexe, de l'âge. — Milieux orga-
nii|uos différents. — Cultures plus ou moins faciles. Rôle des intoxications. —
Rôle de l'hydrémie, des maladies de la rate, des affections viscérales, humorales, des dialhèsos, des associations microbiennes. — Rôle des conditions sociales, des mœurs,
des époques, etc. Mécanisme de l'action de ces causes. — Influence indirecte sur
le virus. — Oscillations de l'absorption. — Variations du terrain. — Hérédité indirecte.
— Hérédité directe. — Germe inclus congénilalement; période latente. — Germe ovulaire. — Opinion de Baumgarten. — Travaux de Maffucci, de Francolte. — Le renforcement du virus, conséquence des modifications organiques. Conditions de bénignité.
— Défaut de quantité, de qualité pour le virus. — Inoculation dans un tissu défavorable. — Rôle de la porte d'entrée. — Intégrité et des solides et des liquides de l'économie. Associations microbiennes. Associations antagonistes. — Leur mécanisme. Le jDetit nombre des microbes et les dangers de la lutte initiale inévitable.
— Nécessité de la multiplicité des germes pour adapter aux besoins des parasites les
tissus environnants. Le défaut de virulence, l'absence de toxicité des sécrétions
et l'intégrité des cellules qui triomphent. Production de la lésion locale. — Sa signification. — Réaction de l'économie en défense. — Modes de production de cette lésion.
— Son mécanisme. — Conditions de réalisation. Analogies de divers actes : inoculation d'un animal réfractaire ; mise en jeu d'un virus atténué, peu abondant; introduction
de ce virus dans un tissu défavorable. — Localisation du mal. Formes de l'infection.
• Conditions de bénignité. — L'intégrité de l'organisme et le fonctionnement des
barrières anatomiques, du pouvoir bactéiicide, des activités phagocytaires. Modifications réciproques dans l'antagonisme microbien par la concurrence vitale, plus encore par les produits solubles. — Nécessité du diagnostic pour établir le pronostic. — Obligation de recourir à des renseignements multiples dérivés de l'éliologie, de la séméiologie, des symptômes des lésions, de l'évolution, du génie épidémique, de l'examen du microbe, de ses cultures, de son inoculation, etc., pour asseoir ce diagnostic.
La modalité des symptômes, celle des lésions, sont soumises à une infinité de facteurs; parmi ces facteurs, il en est qui ont trait aux conditions de gravité ou de bénignité de l'infection. Ces facteurs, régisseurs du pronostic, sont nombreux, attendu que, la chose est aisée à comprendre, les uns dépendent du virus, les autres du terrain.
Par quels 'procédés les premiers comme les seconds influencent-ils le caractère des maladies virulentes? Telle est la question à résoudre. — Les notions étiologiques que nous avons développées nous ont appris que les germes devaient être suffisants en qualité et en quantité. Au point de vue de cet élément quantité, les travaux de Chauveau, de Watson-Cheyne, de Bollinger, de Gebhardt, de Wyssokowicz, de Grancher et Ledoux-Lebard, de Cadéac, de Shouwerth, de Preyss, etc., ont apporté une entière démonstration. Sur ce sujet, les recherches du professeur Bouchard sont particulièrement instructives, car elles ont établi que les variations de dose influencent la maladie jusque dans ses moindres manifestations.
La quantité mise à part, la qualité du microbe importe au plus haut point, d'autant qu'en dehors des agents pathogènes nettement ditïérenciés, rien n'est mobile comme cette qualité. Nous sommes susceptibles d'avoir en nous des pneumocoques, des streptocoques, des staphylocoques, le pncumo-bacille de Friedlander, le bacille de Klebs et Lôffler, peut-être celui de Galïky, de
TRAITÉ DE MÉDECINE, 2" édit. — I. H
[4. CHARRINri