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CONDITIONS DU PRONOSTIC

sorte rimmunité, une immunité locale; l'aureus introduit dans une glande sudoripare où il rencontre des acides gras, des couches épaisses, borne son action au furoncle; dans la moelle osseuse, il fait Tosléo-myélite aiguë.

L'état de la circulation, plus encore du névraxe, d'après Trambusti, Comba, les vaso-moteurs dilatés ou resserrés, la lenteur du courant, influencent la greffe des germes en un point donné. — Ces manifestations morbides, ces aspects extérieurs du mal, ces localisations subissent, en définitive, Finfluence d'une série de conditions : espèce microbienne, virulence, dose inoculée, activité des toxines, porte d'entrée, âge, sexe, hérédité, causes secondes, associations bactériennes, état des organes, surtout de l'appareil circulatoire, du névraxe, lésion antérieure, etc.

Comme pour la gravité, les modalités tant statiques que dynamiques du terrain interviennent dans le mécanisme des conditions de bénignité; l'intégrité des défenses anatomiques ou chimiques, celle des appareils, des viscères, des humeurs, des réactions nerveuses, des phagocytes; l'association de microbes capables de se combattre, etc., entrent en ligne de compte. Ces facteurs le plus souvent sont diamétralement opposés à ceux qui aggravent le mal ; à cet égard, la nature de ce mal exerce sa part d'influence; aussi est-il nécessaire de le reconnaître avec précision.

Si on veut asseoir solidement le diagnostic, il faut tenir compte de ces données qui agissent sur les symptômes, sur les lésions, sur l'évolution: il faut interroger les renseignements étiologiques, le génie épidémique; il faut utiliser les réactions déterminées par certaines toxines, par la tuberculine, par la malléine, bien qu'on ait exagéré la valeur de ces phénomènes; il faut inspecter les excréta, les soumettre aux réactifs histologiques, les inoculer, etc.

Pour le pronostic, le parfait état de conservation des éléments anatomiques, une alcalinité, une minéralisation physiologiques des plasmas, d'après Bïichner, un fonctionnement irréprochable des appareils, la vie en plein air, en pleine lumière, sans humidité, sans trop de poussière, l'éloignement des motifs de refroidissements successifs, etc., telles sont, en dehors du virus considéré en lui-même, quelques-unes des conditions capables d'atténuer les atteintes du mal. Certains phénomènes, la fièvre, en particulier, obscurcissent ce pronostic; souvent nuisible, l'hyperthermie d'après Filehne, Cheinisse, etc., serait parfois utile.

Parfois aussi, cette atténuation du pronostic relève de la mise en action d'un antagonisme; on a vu le bacille pyocyanogène , le streptocoque, le pneumocoGue, le bacille de Friedlander, etc., combattre l'évolution de la bactéridie, des agents de la tuberculose, du cancer; des expériences du professeur Bouchard, de Woodhead, de CartAvright Wood, de Bûchner, etc., l'attestent. Il est facile de comprendre qu'une poussée antérieure du même mal, ayant créé un état réfractaire plus ou moins parfait, interviendra dans un sens analogue.

Toutefois, nous l'avons fait pressentir, les infiniment petits se combattent exceptionnellement, du moins dans la pratique; en théorie, in vitro, ces êtres, en évoluant dans un bouillon unique, se nuisent mutuellement et par concurrence vitale et par la fabrication des matières dites empêchantes. Vis à-vis de lui-même, un seul de ces êtres ne se conduit pas autrement; le professeur Bouchard a nettement mis en évidence ces mécanismes d'arrêt. Il est vrai que dans l'organisme vivant les aliments sont en quantité suffisante ; d'autre part,

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