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RACES. — POISONS. — AUTO-IXTOXICATIONS

(lilé, la sécheresse, les venLs, les pressions, elc, ngenls qui inLerviennenl el dans rexisLence des ôtres supérieurs et dans celle des inférieurs; nous avons, d'ailleurs, signalé ces données, de môme le défaut d'oxygène, les résultats de l'internement, de la vie dans les prisons, dans les hôpitaux, etc.; il est vrai que des agents multiples font, à la fois, sentir leurs effets.

L'étude des causes nous a également appris combien la fatigue, le jeûne ou d'autres excès favorisent le microbe. Affaiblissement du pouvoir bactéricide, des activités phagocytaires, partant pullulation plus rapide des germes, virus plus abondant; tels sont, d'une part, les résultats engendrés par ces facteurs divers; tels sont, d'autre part, les changements propres à donner la clef du mécanisme de leurs actions. — Le genre de terminaison d'une maladie microbienne, le pronostic, dépendent encore de la race, élément mis de nouveau en valeur par Billings; ils dépendent du sexe qui agit surtout à l'heure de la puberté, de la menstruation, de la grossesse, de la lactation, de la ménopause, états capables d'intervenir grâce aux substances minérales en déficit, grâce au manque de fer livré par avance à un rejeton qui n'en trouvera pas assez dans le lait, grâce aux poisons internes, au glycose, etc.; ils dépendent de l'âge, avec ses étapes allant du nouveau-né au vieillard, etc. Le vomito est plus grave, sauf exception, pour le blanc que pour le noir; il en est de même pour la malaria; la péritonite infectieuse se montre plus dangereuse chez la femme; les années, avec la dentition, avec la croissance au début, avec les dégénérescences à la fin, ont également leur part. — La nutrition n'est pas la même en tout temps; l'enfant fait 1 gramme d'urée, l'adolescent Os^'^iO, l'adulte 0g'',30, le vieillard Ûs',20; chez le premier, à en croire Hochsinger, le paludisme présente rarement des phases d'apyrexie vraie. De plus, à côté des mutations nutritives, les mutations respiratoires oscillent plus ou moins; de 5 à 15 ans, les calories sont plus abondantes, d'après Bouchard, qu'à partir de la puberté. Aussi, quand on inocule identiquement le virus de la péripneumonie à deux veaux, l'un à la mamelle, l'autre plus ancien, il se développe, chez le premier, une maladie générale frappant les séreuses articulaires et viscérales; chez le second, se produit une lésion locale œdémateuse, au niveau du médiastin.

Il est aisé de comprendre pourquoi, suivant ces conditions de race, de sexe, d'âge, les milieux organiques changent, pourquoi les cultures sont difficiles ou faciles ('). Quelques constatations éclairent ces influences; c'est ainsi que le curare, comme une foule de corps chimiques, impressionne davantage les femelles, d'après Preyer; or, les toxines sont des corps chimiques.

Pour celui qui cherche à pénétrer les raisons qui font que telle ou telle cause seconde aggrave une maladie donnée, les modifications apportées à l'activité phagocytaire apparaissent, dans une foule de cas, propres à fournir l'explication demandée. Cette activité fléchit sous l'influence d'une infinité de ces causes secondes; la chose a été établie pour la faim par Feser, pour la soif par Alessi, pour le surmenage par Zagari ou Innocente, pour les perles de sang par Bocardi, par Bakounine; il en est de même pour le traumatisme : le bistournage et ses suites le prouvent.

La pénétration dans l'économie de différentes substances aboutit à cet abaisse-

(*) Voy. pour tous ces détails, le cliapilrc ni. — ^'oy. également l'arlicle de Bourcy (vol. I) relatif aux dialhèses, prédispositions, tempéraments, constitutions, âge, sexe, races, races nègre, juive, anglo-saxonc; voy. les particularités relatives à la plitisie, au tétanos, à la lèpre, à la dysenterie, ù la malaria, au typhus, au vomito, aux suppurations, elc.

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170 LESIONS VISCÉRALES. — HÉRÉDITÉ.

ment de ractivité. L'intoxication par les sels de plomb ou de mercure, par l'alcool, par les narcotiques, par la tuberculine, etc., d'après Charrin, Duclert, Massart, Bordet, Law, réalisent ces conditions; les diathèses, le diabète en particulier, introduisent des éléments qui assombrissent le pronostic; Bujwid, Ferraro, Preys, Shouwerth, Karlinski, Nicolas, etc., l'ont prouvé pour le sucre; d'autre part, le professeur Bouchard a montré que les sécrétions microbiennes possèdent le pouvoir d'inliiber les cellules chargées d'ingérer les bactéries; il a ainsi expliqué la pathogénie des désordres dus aux infections secondaires, du moins pour quelques cas; Gaertner attribue ce pouvoir à l'hydrémie, Mya à l'hématolyse, Bardach à la destruction de la rate. — Tout animal, porteur d'un viscère splénique altéré, pour ce dernier auteur comme pour Tizzoni, se trouve placé dans des conditions marquées d'infériorité, en particulier en matière de phagocytose. Il est vrai de dire que Martinotti, Barbacci, Kanthack, Charrin, etc., ne professent pas cette opinion; Tûtine a vu des singes privés de ce viscère guérir de la fièvre récurrente aussi aisément que des témoins, et pourtant c'est dans ce tissu splénique que se réfugient les spirilles d'Obermeïer; Montuori estime que, suivant l'ancienneté de l'ablation de cet organe, cette ablation agit tantôt dans un sens, tantôt dans un autre; il faut compter avec les suppléances; Courmont incrimine plutôt l'espèce en cause, les modifications tantôt microbiophiles, tantôt bactériophiles du sérum. — -Les détériorations du foie, des reins, du tube digestif, du pancréas, des poumons, de la peau, du système nerveux, des testicules, du corps thyroïde, en conduisant à l'auto-intoxication, à la glycémie, à l'hypo-nutrition, etc., aggravent le pronostic; les diathèses agissent dans ce sens. Dans d'autres circonstances, c'est en abaissant la puissance microbicide des humeurs, devenues plus propices à la germination, que ces causes secondes rendent l'infection plus sévère; c'est ce qui se passe quand, d'après Charrin ou Bianchi-Mariotti, on détruit les lobes thyroïdiens, ou, suivant London, au cours de l'urémie, à la suite des chocs nerveux, etc.

Une prédominance de l'élément aqueux permet à l'albus de se développer plus rapidement; l'hyperglycémie, la diminution des sels, dans des conditions données, la fatigue, les privations, etc., en font autant. D'ailleurs, d'une façon générale, tout ce qui porte atteinte à l'intégrité des solides, des liquides, à celle des systèmes, des viscères, est capable de compromettre la terminaison.

L'hérédité a sa part; j'entends ici l'hérédité indirecte, celle du terrain, celle qui contribue à former le tempérament, la constitution, la réceptivité, la prédisposition; parfois les rejetons de tuberculeux, plus encore de tuberculeuses, ceux qui sont indemnes de bacille acquièrent du poids péniblement, irrégulièrement, construisent défectueusement leurs tissus (*); cette évolution les rend plus vulnérables, plus aptes à bien accueillir un bacille venu du dehors, sans qu'il soit nécessaire d'admettre, avec Baumgarten, l'inclusion congénitale de ce bacille, son existence latente jusqu'à un moment spécial, ou sa pénétration ovulaire,

(') J'ai obtenu des lapins nains issus de couples plus ou moins pyocyanisés; Feré a vu l'injection des toxines dans l'œuf produire des relards dans le développement; tous ces faits se corroborent, d'autant plus que les sécrétions bactériennes causent l'azoturie, et que j'ai enregistré cette azoturie chez des enfants d"infectés croissant lentement. Du reste, j'ai observé des lésions viscérales de début chez des rejetons de quelques mois; ces rejetons n'avaient pris que du lait; leurs humeurs, leurs urines étaient assez toxiques. Quel élément accuser, en dehors de l'hérédité pour expliquer la genèse de ces lésions nullement spécifiques?

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péncLration réalisée par Mairucci, puis, dans des condilions spéciales, par Francotte, etc. (').

A (Taulres égards, les em^)oisonnements, les soiifiVances physiques ou morales, les alïecLions org'anicpies, les diatlièses, les condilions sociales, les mœurs d'une époque qui font que (anlùL le surmenage tantôt le luxe ou comme autrefois les guerres entrent en scène, toutes ces conditions, avec elles la misère, les associations baclériennes, etc., facilitent la pullulation des germes (').

Ces conditions, pour la |)lu|)arl, n'agissent pas diiectement sur le virus. C'est en modifiant l'économie, c'est ordinairement (piand on laisse fléchir la phagocytose, que ce virus, par une sorle de choc en retour, se trouve favorisé. — On peut aussi, puiscpi'il s'agit de l'intervention de principes chimiques, invoquer les facteuis qui régissent l'absorption, tels que la pression, la vitesse de la circulation, l'inanition, l'état des nerfs, la nature des tissus ou des couches absorbantes, les mouvements thoraciques, la respiration, etc.

Il est aisé, en prenant le contre-pied de ces conditions, de ces mécanismes, capables d'aggraver les infections, de reconnaître comment interviennent les agents qui les atténuent.

Si le virus manque de quantité, si les microbes sont peu nombreux, ils périssent dans la lutte inévitable qu'ils doivent soutenir pour s'installer dans l'être envahi; ils ne peuvent ni transformer les tissus environnants, ni les adapter à leurs besoins ; dans les parties solubles introduites avec eux, la dose de toxines capable d'hydrater, de peptoniser, etc., est insuffisante. L'absence de virulence, l'absence de sécrétions nocives, ne leur permettent pas de faire dégénérer les cellules; ces cellules les englobent : fréquemment, dans ces circonstances, tout se réduit à une lésion locale.

Le professeur Bouchard a fait ressortir avec netteté la haute signification de ces lésions. L'œdème, la diapédèse, la prolifération, la phagocytose qui les constituent, sont les manifestations des réactions de l'organisme en défense; elles indiquent une bénignité relative. Les actions réflexes, la chimiotaxie, les propriétés vaso-motrices des toxines, le pouvoir d'inclusion, l'état bactéricide, les font naître. — Pour Hamburger, la congestion veineuse est défavorable aux germes.

Inoculez des bactéries à un animal dans le tissu conjonctif sous-cutané; ces bactéries abondantes, actives, rencontrant un terrain prédisposé, déterminent une maladie générale. — Vous ne produirez aucun phénomène, ou vous engendrerez tout au plus un léger foyer inflammatoire, soit en vaccinant partiellement le sujet, soit en atténuant les germes, soit en réduisant le volume introduit.

La clinique nous apprend, d'ailleurs, que les tuberculoses limitées à la peau, à une articulation, sont moins redoutables; elle apprend aussi que le bacille de Lôffler qui ne quitte pas l'amygdale, que le pneumocoque qui ne franchit pas le poumon, causent des affections parfois sérieuses, mais toujours plus légères que lorsque ces microphytes se répandent dans le sang. — On peut encore aboutir à la réalisation de ces lésions locales en pratiquant l'inoculation dans un tissu défavorable à la multiplication des microphytes; agir ainsi revient à déposer ces microphytes chez une espèce réfractaire. Dans ces cas où la porte d'entrée fait sentir son influence, c'est la région qui possède en quelque

{') Voy., pour riiérédilé, le (iiai)ilrc m cl l'ailiclo de Lk Gendre (vol. I). L'hérédilé lourhe à l'infeclion direclemeiil ou indireclemenl; les hérodilés individuelle, l'amiliale, léralologique, nerveuse, diathésique, générale, etc., sont en clïet propres à agir sur le terrain.

f) Voy. chap. m et vu.

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