PKMPHÏGUS SUCCESSIF A KYSTES ÉPIDERMIQUES
Brocq désigne sous ce nom une affection des plus rares et sur la nature de laquelle on n'est pas du tout fixé, puisque Vidal en a fait une lésion trophique d'origine congénitale à marche progressive et que Hallopeau lui donne le nom de dermalite huileuse infantile avec cicatrices indélébiles et kystes épidermiques. D'après Brocq, les malades ont dès leur naissance sur les mains, la face, les bras et les avant-bras, les jambes, des éruptions successives de bulles discrètes, peu nombreuses, transparentes, quelquefois hémorragiques. Les téguments, rouges, lisses, sont parsemés de petits points blanchâtres de la grosseur d'une tête d'épingle, ressemblant à des perles. Ces derniers sont constitués par une matière blanchâtre, solide, épidermique et sébacée ; Darier rattache leur origine à l'oblitération des follicules et des conduits sudoripares. Les bulles se produisent sans douleur ni fièvre. Au bout d'un certain temps elles disparaissent en laissant des cicatrices indélébiles. Les muqueuses peuvent être aussi le siège d'une éruption huileuse (muqueuse nasale dans le cas de Brocq, muqueuse buccale dans celui de Hallopeau). La peau de ces malades est sèche, atteinte de kératose pilaire; dans un fait de Besnier elle était ichtyosique. Les ongles peuvent être altérés.
La durée de cette maladie est indéfinie. Kaposi dit que, dans quelques cas, les kystes se sont détachés au bout de plusieurs mois.