VARICES LYMPHATIQUES
DESCRIPTION. — Nous ne parlerons ici que des dilatations des réseaux lymphatiques cutanés ; les varices des troncs lymphatiques
(1) Voir les dessins présentés par Malcoi.m Morris dans YAtlus international des mal. rares de la peau, 1889, n" 1.
(2) LA?.Ni3Loxr.uE et AciiAiu), Traité des kystes congénitaux. — Baraban, Arch. de mèd. e.rpérini., 1889, p. 528.
sous-dei-miques sont du ressort de la chirurgie. Pour l'élude des varices lymphatiques d'origine tuberculeuse, nous renvoyons à l'article Tuberculoses cutanées (p. 932). Les varice : des réseaux lymphatiques se rencontrent de préférence dans certaines régions riches en vaisseaux lymphatiques, le pli de l'aine, la face antéro-internc de la cuisse, la paroi abdominale antérieure, le prépuce, la verge, le pli du coude. On en a observé aussi sur certaines muqueuses, notamment sur la muqueuse de la bouche (1). Ces dilatations se présentent sous l'aspect d'élevures vésiculeuses translucides, ressemblant à des grains de sagou cuit, disposées linéairement ou par groupes irréguliers. Elles sont dépressibles et communiquent entre elles ; la pression permet de faire refluer la lymphe d'une dilatation dans une autre; elles peuvent coïncider avec les varices des troncs lymphatiques.
De môme que les varices des veines peuvent donner lieu à une hémorragie, de même les varices lymphatiques produisent un écoulement de lymphe {lymphorragie), à la suite d'un effort, d'un excès de fatigue, d'une piqûre. Cette lymphe est un liquide alcalin, d'abord incolore, puis blanchâtre, se coagulant à l'air, empesant le linge.
Les varices réticulaires lymphatiques s'observent souvent sur les membres atteints d'éléphantiasis ou encore sur les régions qui ont été le siège d'érysipèles à répétition, comme cela se voit chez les sujets lymphatiques; elles sont donc d'origine mécanique, reconnaissant pour cause une oblitération ou un rétrécissement des voies d'écoulement de la lymphe, survenus à la suite d'inflammations répétées. Ces varices se développent dans le corps papillaire du derme ; à leur niveau l'épiderme est aminci sans autre altération; la surface interne des cavités variqueuses est tapissée par un épithélium plat, mais il n'y a pas de paroi propre et les cavités sont creusées dans le tissu conjonctif du corps papillaire.
TRAITEMENT. — Il sera le même que celui de V éléphantiasis ; on. cherchera à oblitérer les varices à l'aide de l'électrolyse.
DERMATOSES HYPERTROPHIQUES.