‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 3)Chapitre 105 sur 133 · HÉMO-DIAGNOSTIC. — SANG PUR · texte numérisé non relu

HÉMO-DIAGNOSTIC. — SANG PUR

amas ; piles petites et irrégulières ; larges espaces plasmatiques. Ce type est visible à la période avancée de la tuberculose et du cancer, à la suite d'abondantes métrorragies puerpérales (fig. 54).

Fig. 54. — Métrorragie puerpérale. Infection

— Réticulum normal. En

Type phlegmasique atténué avec très petits amas d'hémato- BLASTES ou MÊME HÉMATOBLASTES RARES. — Réticulum insignifiant piles formées de quelques éléments ; hématies éparses et déformées dans de larges mers plasmatiques. On l'observe dans les anémies intenses ou extrêmes avec cachexie avancée et légère inflammation.

Type sans augmentation de fibrine.

dehors de l'état normal, trois cas peuvent se présenter : 1° il s'agit d'une maladie fébrile nonphlegmasique{^è\re typhoïde, fièvre intermittente, fièvres éruptives, granulie, pneumonie typhoïde) (Hayem et Gilbert); 2° il s'agit d'une aglobulie (chlorose, anémie pernicieuse progressive), auquel cas les piles seront d'autant plus petites que l'anémie sera plus accusée (fig. 55) ; 3° il s'agit d'une leucémie, facile à diagnostiquer, grâce à l'augmentation considérable des globules blancs, en l'absence de tout caractère phlegmasique.

Fig. 55. — Anémie pernicieuse progressive.

E. PARML'NTIER. — MALADIES DU SANG.

PARASITES. — Il existe deux grandes classes de parasites du sang, les parasites microbiens et les parasites animaux.

Parmi ces derniers, dont il sera d'abord qucslion, il n'en est que deux qu'on puisse rencontrer facilement dans la circulation périplu'rique : la filaire, appartenante Tordre des nématodcs, et une varit'té de sporozoaire sanguicole, le plasmodium malariae. Le dislonium hsematobium ne quitte guère le système porte ou le réseau veineux de la vessie.

D'autres parasites animaux sont capables de provoquer de graves désordres au point de vue sanguin; ce sont des hôtes de l'intestin, qui ont déjà été décrits dans ce Traité.

Filaire du sang [Filaria sanguinis hominis). — Observée à l'état adulte, dès 1863, par Demarquay et Davaine dans un liquide extrait d'une tumeur des bourses, décrite ensuite par Wucherer, à qui l'on

a attribué la priorité de la découverte, la filaire a été signalée pour la première fois dans le sang, à l'état embryonnaire, par Lew^is. On en distingue plusieurs variétés, appartenant peut-être à des espèces dillerentes. P. Monson (1), à qui l'on doit cette conception nouvelle, décrit actuellement quatre espèces, auxquelles on peut ajouter une cinquième espèce, étudiée par de Magalhâes.

Les premières variétés décrites ont été désignées par Monson sous les noms de nocturna, diurna, perstans.

Une simple préparation de sang frais est

suffisante pour observer ces parasites, qui

dans ce milieu se présentent sous la forme embryonnaire. Leur

nombre dans une goulte de sang est souvent de quarante à cinquante ;

il peut s'élever au chiffre fantastique de 400 (Monson).

Filaria nocturna (F'ilaria Bancrofli). — Cette filaire, la plus fréquemment observée, ne se rencontre dans la circulation périphérique que pendant la nuit. Sa longueur est de 250 à 300 [a, sa largeur de 7 à 11 [x. Elle est entourée d'une gaine transparente, dans la([uelle elle peut s'allonger et se raccourcir, mais qu'elle peut percer et quitter comme le prouve l'examen d'une goutte de sang à la chambre humide. L extrémité antérieure de l'embryon, ainsi dégagé de sa gaine, présente : 1° un filament, sorte de palpe; 2° une collerette labiée servant à la fixation ; 3° un rostre servant à perforer les tissus, et c'est là qu'est le danger, car cet organe perfore les vaisseaux sanguins et provoque des hémorragies.

Fi^. 56. — Filaire du sang

(1) Patrick Monson, Tlie Filariic sanguinis hominis nnd filarin diseasc, in Davidson's Hygiène and diseases of warm. climnlcs ^Edimburgli and London, 1893.)

Du sang les embryons passent dans les tissus, où ils déterminent la formation d'épanchements séreux ou chyleux, et dans l'urine; ils peuvent s'échapper ainsi au dehors. Mais, d'après Monson, c'est par un tout autre procédé que s'accomplit leur migration extérieure au corps humain.

Pendant le sommeil, alors qu'ils séjournent dans les capillaires cutanés, la femelle du moustique transperce la peau, se gorge de sang et absorbe un certain nombre d'embryons. Quand elle va mourir sur une eau dormante, les embryons surviA'anls (de l'°'",50 de long sur Qmm 25 de large) quittent l'intestin et vont dans d'autres régions se transformer en larves. Celles-ci vivent donc dans l'eau, et c'est en buvant cette eau que l'homme ingère le parasite. La filaire gagne alors les vaisseaux lymphatiques et le sang.

Dans les vaisseaux lymphatiques et les tissus, elle vit à l'état adulte. On la retrouve sous cette forme dans les épanchements chyliformes, les abcès, etc. Mâle et femelle sont généralement ensemble. Les œufs pondus (18 à 25 [X de long) se développent dans la lymphe, et ce n'est qu'à l'état d'embryons que les parasites pénètrent dans le courant sanguin.

La filaire provoque une véritable maladie appelée filariose, caractérisée par des accidents multiples : hématurie, chylurie, ascite (Winckel) et hydrocèle chyleuse, diarrhée chyleuse, adénopathie, lymphorragies, tumeurs éléphantiasiques, et même maladie du sommeil des nègres (Monson).

La fîlariose a une zone de distribution très étendue, surtout intertropicale (Indes, Chine, Japon, Egypte, Côte d'Afrique, Congo, Madagascar, Mexique, Australie, etc.). On l'observe en Europe chez des individus qui reviennent des pays chauds, exceptionnellement chez des gens qui n'ont pas voyagé, témoin les cas observés par Fout à Barcelone, par Guyot à Brest.

Filaria diurna (Filaria loa). — Elle s'observe pendant le jour et disparaît pendant la nuit, pendant le sommeil. Impossible à distmguer de la forme précédente à l'état frais, moins nombreuse dans le sang (10 au plus dans une préparation), elle est également moins répandue.

Filaria perstans (Monson). — Sous ce nom, Monson a décrit un troisième type, qu'on rencontre indifféremment le jour et la nuit. Plus petite que les précédentes (200 [x sur 4 p.), dépourvue de gaine, très mobile, elle s'allonge, se rétracte, et s'agite vivement dans le sang. Sa longévité est très grande, puisqu'on l'a rencontrée chez un nègre ayant quitté l'Afrique depuis six ans (Monson).

On rencontre les filaria nocturna et perstans dans les mêmes contrées, surtout dans le sang des noirs du Vieux-Calabar et du vaste bassin du Congo (Firket) (1).

(1) Ch. Firket, De la fîlariose du sang chez les nègres du Congo {Acad. royale de méd. de Belgique, 1895).

Filaria Demarquayi [Monson, 1895), — Elle est pourvue d'une gaine et se trouve en permanence dans le sang. Sa longueur est moitié moindre que celle de \a filaria nocturna.

Filaria Magalhâesi. — Trouvée dans le ventricule gauche à l'autopsie, elle a été décrite par Magalhâes. Elle est moins ténue et deux fois plus grande que la filaria Bancrofti.

Distomum hsematobium (Bilharz, 1852). — Ce parasite siège dans le système porte (veines du gros intestin, en particulier du rectum, branches intra-hépatiques), dans les veines et les capillaires de la vessie. Les accidents qu'il provoque, décrits sous le nom de bilharziose, consistent essentiellement en de l'hématurie et des hémorragies intestinales. On les observe en Egypte et même en Tunisie, et surtout le long de la côte orientale d'Afrique.

Le mâle, long de 11 à 14 millimètres, large de 1 millimètre, gros comme un oxyure, d'un blanc opale, présente à sa face ventrale une gouttière (canalis gynœcophorus), dans laquelle repose en partie seulement le corps delà femelle, dont les deux extrémités sont visibles : Les œufs sont ovoïdes (135 à 160 [x de long) et portent à l'un des pôles un éperon effilé (20 [x), terminé par une pointe acérée. Les œufs sont pondus dans les vaisseaux sanguins, et, grâce à leur éperon, ils perforent la paroi des vaisseaux, puis cheminent à travers les tissus qu'ils irritent et dilacèrent, en provoquant des accidents redoutables (1).

Hématozoaire de Laveran {Plasmodium malariœ). — Le 23 novembre, puis le 23 décembre 1880, M. Laveran décrivait à l'Académie de médecine un nouveau parasite appartenant à la classe des sporozoaires, qui lui paraissait devoir être considéré comme l'agent du paludisme. Sa découverte est aujourd'hui universellement admise.

L'examen du sang doit être fait pendant les accès de fièvre, autant que possible au début des accès. Dans l'intervalle des accès, il arrive souvent que les hématozoaires disparaissent du sang périphérique, surtout si les malades sont soumis à la médication quinique. L'étude du sang frais, en couche très mince, est d'autant plus intéressante qu'elle permet de voir les mouvements des parasites.

Le sang desséché sera monté à sec, sans baume ; on colore suivant le procédé habituel avec l'éosine et le bleu de méthylène. Le bleu de méthylène donnera aux éléments parasitaires une teinte bleue, plus pâle que celle des noyaux des leucocytes.

L'hématozoaire se présente sous des formes assez variées qu on peut ramener aux quatre types suivants : 1° corps sphériques; 2° flagella ; 3° corps en croissant ; 4° corps segmentés ou en rosace.

(1) BLA>CHAnD, Traité de patholop;ie générnle, t. II, p. "712. — Lortbt etViAi.i.n- TON, lUude sur la Bilhnr/.ia hiumalobia cl lu ijilharziose {Ann. de V Université de l.yiin, t. IX, avec 8 iilauches, iS'J'ij.

Corps sphériqnes. — Ces corps, qui représentent la forme la plus commune, mesurent 1 à 8 [x de diamètre. Ils sont constitués par une substance hyaline, incolore, transparente, contenant des grains de pigment plus ou moins régulièrement disposés, animés souvent d'un mouvtiment très vif. Avec l'agitation de ces grains pigmentaires

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Fig. 57. — Hématozoaire de Laveran.

â, hcniatie avec un corps sphérique de très petit volume, non pigmenté; b,c, d, hématies avec des corps sphéi-iques pigmentés petits et moyens ; e, corps sphérique libre ayant atteint son complet développement; g, h, petits corps sphériques libres ; (", corps en croissant ; j, corps en croissant, accolé à une hématie ; k, corps ovalaire ; l, corps segmenté adhérent à une hématie; m, corps en rosace dont deux segments sont détachés ; n, petits corps ronds avec pigment dans leur intervalle; p, corps sphérique après le départ des flagella; qr, leucocytes mélanifères; s, corps sphérique avec trois flagella ; t, flagellum libre.

coïncident parfois des mouvements amiboïdes de l'élément tout entier. Ces corps sphériques sont tantôt libres dans le sérum, tantôt accolés aux hématies (Laveran). Certains auteurs pensent qu'ils sont endoglobulaires. Sur une même hématie on trouve parfois deux, trois ou quatre de ces corps.

D'après Grassi et Feletti, de Celli et Guarnieri, Mannaberg, etc., on peut, à l'aide de différents procédés de coloration, déceler la présence d'un noyau dans l'intérieur des corps sphériques.

Flagella. — Lorsqu'on examine, dit Laveran, une préparation de sang dans laquelle se trouvent à l'état libre des corps sphériques de moyen volume, il arrive souvent qu'on distingue sur les bords de ces éléments des filaments mobiles ou flagella, qui s'agitent avec une grande vivacité et impriment aux nématies voisines des mouvements très variés; les hématies sont déprimées, pliées, refoulées, et toujours elles reprennent leur forme dès que les flagella s'en éloignent. Ces mouvements sont tout à fait comparables à ceux d'anguillules qui, fixées par leur extrémité caudale, tenteraient de se dégager. Les flagella sont si fins, si transparents, que, malgré leur longueur très

grande (3 ou 4 fois le diamètre des hématies), il est presque impossible de les voir quand ils sont au repos. Leur extrémité libre présente souvent un petit renflement. Ils sont disposés symétriquement ou groupés sur un point du corps sphérique, ou bien errent librement dans la préparation.

Tandis que MM. Laveran et Danilewsky les considèrent comme l'état adulte et parfait du parasite du sang des paludiques, Grassi et Feletti, Marchiafava et Celli les regardent comme des signes avantcoureurs de la dégénérescence, apparaissant en dehors de l'organisme sous diverses influences liées à l'altération du sang.

Corps en croissant. — Ce sont des éléments cylindriques, effilés à leurs extrémités, d'ordinaire recourbés en croissant, mesurant une longueur de 8 [i et une largeur de 2 ^. Ils sont formés d'une substance transparente, incolore, contenant des grains de pigment noir à la partie moyenne. En laissant un corps en croissant dans le champ du microscope et en l'examinant à plusieurs reprises, on constate parfois sa transformation en un corps ovalaire, puis sphérique. Ces corps plus résistants à la médication quinique s'observent encore dans le sang quand les autres variétés ont disparu.

Corps en rosace ou segmentés. — Ces corps ont l'aspect d'une marguerite et les segments qui les composent peuvent se détacher en une série de corps sphériques qui deviennent libres. Pour trouver les corps en rosace, il faut les chercher surtout à la première période des accès de fièvre.

En présence de ces différentes formes, une question se pose : représentent-elles des variétés d'une seule espèce ou appartiennent-elles à des espèces diflerentes, et chaque type fébrile répond-il à une forme parasitaire spéciale ?

Laveran crut dès l'origine et admet encore aujourd'hui l'unité du paludisme. ]\lais presque tous les auteurs sont partisans de la doctrine de la pluralité (Golgi et Canalis, Grassi et Feletti, Marchiafava et Celli, Bignami etc.). Pour eux, il existe un rapport constant entre la forme parasitaire et le ti/pe fét)rile, et chaque accès est en corrélation avec le cycle évolutif d'une génération de plasmodies. Le parasite de la tierce {hœmamœba vivax, Grassi et Feletti, 1890), évolue en deux jours, celui de la quarte [hœmamœba matariœ, Grassi et Feletti) en trois jours. Dans la tierce, les corps amœboïdes ont des mouvements plus vifs, le nombre des corpuscules arrondis qui naissent de la segmentation des éléments pigmentés, est plus grand que dans la quarte, et, contrairement à ce qui se passe dans cette variété, les hématies marquent unetendanceévidenteà l'hypertrophie et à la décoloration. On a décrit également dans la fièvre pernicieuse quotidienne, subcontinucou continue, deux parasites, l'un pigmenté, luvmamccha prœcox (Grassi et Feletti, 1891), l'autre non pigmenté, luvmamœba immaculata (Grassi, 1891). Enfin les corps en croissant [Laverania malariœ, Grassi

et Fclelli, 1889) seraient la cause des fièvres irvéguUères et continues, ayant le caractère des fièvres quotidiennes.

En résumé, en dehors de la mélanémie, la recherche du parasite s'impose comme un précieux moyen de diagnostic. Un examen du sang négatif n'exclut pas la malaria, mais un examen positif est concluant. « La présence des échinocoques ou de leurs crochets dans un liquide n'est pas plus pathognomonique de l'existence de ces parasites que celle des hématozoaires décrits plus haut ne l'est de l'existence du paludisme (1). »

Spirilles d'Obermeier {Spirochœte Obermeieri). — L'agent pathogène de la fièvre récurrente, de la fièvre à rechutes, a été vu pour la première fois dans le sang des malades par Ober- \Ck CK meier en 1873. C'est un \^ microbe, un spirille de 16 à 50 [x de long sur 1 [x.

de large, effilé aux deux extrémités, présentant 12 à 20 tours de spire. Très mobile, il exécu te des mouvements en pas de vis et d'ondulation, qui lui permettent de se déplacer rapidement dans le sang et dans les préparations microscopiques, sous les

yeux mêmes de l'observateur. Il se colore facilement par le procédé de Gunther. De petits corps réfringents, signalés par Sarnow, ont été regardés comme des spores par von Jaksch. Les spirilles ne se cultivent pas.

On ne trouve ces spirilles dans le sang de l'homme malade et des animaux inoculés (singes) que pendant Vaccès. Le sang recueilli pendant l'apyrexie n'en contient pas. Les hypothèses n'ont pas manqué pour expliquer ce singulier phénomène.

On a d'abord accusé la fièvre de détruire les parasites, au moment de son acmé (41-42°), peu de temps avant la crise (Heidenreich). Mais 1 ° la crise a lieu quelquefois à une température relativement peu élevée ; 2° le nombre des spirilles augmente progressivement pendant l'accès jusqu'à la crise ; 3° les spirilles résistent à une température de 48°. Motschoutkowsky incrimine la concentration du sang consécutive à la fièvre, Albrecht l'accumulation des produits delà vie des microbes dans le milieu où ils végètent. MM. Metchnikofl", Soudakewitch attribuent la disparition des spirilles pendant la crise à l'action des cellules

Fig. 58. — Spirilles d'Obermeier.

(1) Laveran, Paludisme (Encyclopédie des aide-mémoire, p. 111).

mobiles de noire organisme. A la fin de l'accès, ils se trouvent en grande partie rassemblés dans la rate, oîi ils sont englobés par les microphages, c'est-à-dire par les leucocytes polymorphes.

Dans de récentes et intéressantes recherches, Gabritschewsky a étudié les caractères du sérum provenant du sang recueilli pendant el après V accès. Le sérum recueilli pendant l'accès renferme de nombreuses spirilles; elles y vivent en moyenne cent soixante heures, pourvu que les préparations soient portées à l'étuve à 37°. C'est également la durée de leur existence, lorsqu'on mélange ce sérum à du sérum normal. Mais si, au premier sérum (sang pendant l'accès), on mélange du sérum provenant d'un sang retiré après l'accès, les spirilles deviennent immobiles au bout de deux à quatre heures. Cette curieuse expérience prouve d'une manière démonstrative la puissance bactéricide du sérum, ou plus généralement du liquide qu'on fait agir sur le sérum chargé de spirilles (1).

Aujourd'hui, on admet de plus en plus que le pouvoir bactéricide du sérum dérive des leucocytes.

Bactéridie charbonneuse [bacillus anthracis). — La bactéridie charbonneuse a été découverte par Davaine et Rayer en 1850, dans le sang de

moutons morts du charbon.

Fi..

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