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INSUFFISANCE PULMONAIRE. — DIAGNOSTIC

selle, en dehors du mamelon. Quand l'artère pulmonaire est dilatée, on peut constater à l'inspection une sorte de soulèvement ou d'expansion au niveau du deuxième ou troisième espace intercostal gauche.

Le pouls ne fournit que peu d'indications ; il est réguher et petit.

Les troubles fonctionnels sont ceux de la plupart des cardiopathies, avec une prédominance marquée des phénomènes dyspnéiques. Les malades n'ont pas seulement de la dyspnée d'efïort, mais de l'oppression au repos, et cela peut durer aussi plusieurs années; indépendamment de cette gêne habituelle de la respiration souvent compliquée de toux liée à quelque comphcation bronchitique ou pulmonaire, on note des accès de suffocation. Sous l'influence de la faiblesse du cœur ou des troubles circulatoires qui résultent des lésions orificielles associées, l'insuffisance pulmonaire se complique de la série des accidents asystoliques. Le plus souvent alors, elle disparaît ou passe inaperçue au milieu de la complexité des désordres cardiaques.

La marche de l'insuffisance pulmonaire dépend de sa cause et le pronostic est également subordonné à la nature des lésions causales et aux altérations concomitantes. D'une manière générale, il est grave, l'affection n'étant pas tolérée et ne permettant pas une survie prolongée.

DIAGNOSTIC. — Il repose sur la constatation du souffle diastolique au foyer pulmonaire coïncidant avec une augmentation de volume du ventricule droit. L'absence des signes artériels (pouls bondissant, danse des artères, double souffle crural, pouls capillaire), ainsi que des signes de l'hypertrophie ventriculaire gauche, permet assez aisément le diagnostic avec V insuffisance aortique : le siège et les caractères du souffle sont au contraire des signes infidèles et souvent trompeurs.

Le frottement péricardique sera facilement distingué du souffle de l'insuffisance pulmonaire par son timbre, son rythme, son exagération par la pression du stéthoscope, la fixité de son siège.

Potain a signalé la possibilité d'un souffle extracardiaque diastolique de la région préartério-pulmonaire, souffle exceptionnel se distinguant du souffle de l'insuffisance pulmonaire par sa variabihté sa mobilité, l'absence d'autres signes ou accidents cardiaques.

Pour apprécier la cause et la forme de l'insuffisance, on se basera sur les antécédents, les phénomènes généraux quand il s'agit d'endocardite récente, la coïncidence de cyanose quand il s'agit d'insuffisance par lésions congénitales, d'autres altérations orificielles dans l'insuffisance par endocardite ancienne. L'insuffisance fonctionnelle accompagne le plus souvent le rétrécissement mitraietse caractérise par la variabilité de son souffle.

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^^^ p. MERKLEN. — MALADIES DU CŒUIU

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