‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 3)Chapitre 65 sur 133 · CYANOSE OU MALADIE BLEUE. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CYANOSE OU MALADIE BLEUE. — TRAITEMENT

Reste le diagnostic difTérentiel des lésions orificielles congénitales et acquises, et plus particulièrement du rétrécissement pulmonaire, qui ne peut être fait que par la connaissance des antécédents.

TRAITEMENT. — Le malade atteint de cyanose congénitale sera mis à l'abri de toutes les causes qui peuvent déterminer soit une recrudescence des troubles l'onctionnels, soit quelqu'une des complications mortelles de raffection. Le séjour à la campagne, dans un climat tempéré, un air pur, non contaminé par les germes pathogènes des aflections aiguës des voies respiratoires et de la tuberculose, une existence calme et sans émotion, l'interdiction des efforts et des exercices violents sont les conditions nécessaires d'une santé suffisante et de la survie. Malheureusement il n'est pas toujours facile de les réunir et les nouveau-nés seront exposés, par leurs cris et leur extrême susceptibilité au froid, à des accès de suffocation qui peuvent se compliquer de convulsions et se terminer par syncope. On les préviendra par une alimentation mesurée et régulièrement graduée, par le séjour dans une température constante, les inhalations d'oxygène. Plus tard les frictions, les lotions tièdes et le massage seront utiles pour activer la circulation et combattre la tendance au refroidissement, et l'on aura recours, pour prévenir les crises dyspnéiques, aux antispasmodiques, et plus particulièrement aux préparations de bromure et de valériane. Le repos absolu, les inhalations d'oxygène, les injections sous-cutanées d'éther, de caféine ou d'huile camphrée pourront être nécessaires pour enrayer les accès et empêcher la syncope. J. Simon recommande une grande réserve dans l'emploi des révulsifs, l'extrême susceptibilité de la peau des cyanotiques les prédisposant aux complications gangreneuses ; il importe de ne pas oublier non plus leur tendance hémorragique, qui ne permet qu'avec circonspection l'usage des émissions sanguines. L'asystolie, si elle survient, sera traitée par les moyens habituels : repos, régime lactélaxatifs légers, digitale et diurétiques.

Page 1